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Sans un bruit

Bonjour à tous,…et à toutes, bien sûr ^^.

Pour commencer, replaçons le contexte. Je regardais tranquillement des vidéos Youtube sur mon téléphone, et là, une pub. Bon, rien de bien fou là-dedans, mais la pub e elle-même a attiré mon attention. C’était la bande-annonce du nouveau film « Sans un bruit 2 ». Perso, je suis pas très films d’horreur, mais j’ai fini par regarder la bande-annonce en entier, et le concept que j’ai aperçu m’a franchement plu. L’idée de monstres qui se repèrent aux sons m’a donné pas mal d’idées, d’où l’histoire juste ici.
Je préviens, pour ceux qui auraient connu ma première histoire fictive, le premier chapitre s’en rapprochera un peu, avec une partie du chapitre sous forme d’un journal personnel. Oui, j’aime beaucoup ce type de présentation. Je trouve que ça change et que ça me permet, personnellement, d’expliquer des évènements sur une longue durée sans besoin de faire un pavé (pas comme celui que vous lisez actuellement XD). Sur ce, profitez bien de cette nouvelle histoire, j'espère qu'elle vous plaira o/.


Prologue : Échec


Le Docteur Mégane Collins est une jeune femme de 35 ans, génie et scientifique de renom. Sa théorie des univers parallèles en a charmé plus d’un dans la communauté scientifique. Cependant, beaucoup lui rétorque que ce ne sont que de belles promesses, et qu’elle n’a pour l’instant fait que démontrer diverses théories sans vraiment exposer de cas concret. Mais aujourd’hui, tout va changer.


Alors que le soleil se lève à peine, Mégane, elle, se lève en sursaut, comme chaque matin.
« Merde, encore en retard ! »
La jeune femme, grande et svelte, a tout juste le temps de coiffer sa chevelure au carré d’un roux flamboyant, tout en nettoyant ses lunettes, qu’elle enfile déjà sa blouse de travail, et file en direction de son laboratoire en courant, tout en mangeant une banane, son rituel du matin traversant les rues du complexe Rendel.
Le Docteur vit dans un complexe scientifique appelé complexe Rendel. C’est un complexe très récent où vivent les meilleurs scientifiques du monde pour leur permettre de rejoindre plus rapidement les laboratoires, construits au même endroit.
Mégane déboule alors dans son labo, un établissement de la taille de 4 gymnases, avant que tous les scientifiques présents sur place la dévisagent, en particulier sa plus proche collègue, Sandy. Sandy, visiblement agacée, s’arrête devant Mégane, la surplombant de son mètre 95.
« Mégane…Tu es encore en retard.
-Euh, ouai, ouai, je sais…
-Et exprime-toi mieux que ça. Tu es une scientifique, pas une étudiante.
-C-Ça vaaa, pas besoin d’être aussi coincée…
-Je suis coincée parce que tu ne fais jamais ton travail dans les règles de l’art ! Maintenant, va te préparer ! On va commencer les premiers tests d’une minute à l’autre ! »
Mégane, sans se faire prier, couru droit vers le local à sa droite pour se changer, les tests nécessitant une tenue de protection, en prévention des accidents. Pendant ce temps, Sandy attacha sa longue chevelure brune, balayant ses hanches, avant de se retourner vers les autres scientifiques, qui s’étaient tous arrêtés pour observer la scène.
« Ne restez pas plantés là, vous autres ! Au pas de course ! On a suffisamment de retard ces derniers jours ! »
Alors que les scientifiques reprennent leur travail sans attendre, Sandy soupira, avant de partir à son poste. Sandy est la codirigeante du projet de Mégane, et le test de ce matin peut changer de manière significative leurs recherches. Sandy et Ménage dirigent les tests de « réunion intra-dimensionnel ». Ces tests visent à créer une jonction artificielle entre leur dimension et une autre. Une fois la jonction stabilisée, il serait possible de franchir le portail ainsi créé, et de voyager dans n’importe quelle dimension.
Lorsque Mégane sortie du local, c’était entièrement vêtue d’une combinaison combinant une armure et une combinaison anti-radiations. Cette armure avait dilapidé à elle seule une grosse partie du budget que Mégane et Sandy avaient réussit à récolter, et par con coût exorbitant, un seul exemplaire de cette combinaison avait pu être fabriquée. Le Docteur s’avançait dans la plus grande salle du laboratoire, prenant à elle seule ¼ de la superficie de l’établissement. La jeune femme s’avança au milieu de la pièce, avant de tomber face à une immense arche de métal circulaire de 3 mètres de diamètre. Les scientifiques étaient amassés autour du portail, protégés par une vitre en plexiglass de 30 centimètres d’épaisseur. Mégane peinait à contenir son excitation, tandis que la voix de Sandy résonnait dans la pièce.
« Ok Docteur, je rappelle les règles à suivre. Après l’allumage de l’arche, il y aura un délai de 30 secondes précises avant que le portail ne se crée. Une fois passé ce délai, si tu remarque le moindre problème pendant la phase de stabilisation, n’hésite pas à te mettre à l’abri. On tentera par tous les moyens de minimiser les dégâts. Bien. Tu as une dernière chose à ajouter ? »
Mégane ne dit rien l’espace d’un instant, avant de lever le pouce droit vers le portail.
« C’est un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour…
-Arrête de dire des bêtises et concentre-toi ! »
Le peu de scientifiques qui ne riaient pas déjà peinaient à se retenir, tandis que Sandy hurlait après Mégane, dans son micro. Chaque scientifique qui entrait dans ce laboratoire le remarquait. Mégane, derrière son savoir incroyable, faisait constamment l’idiote, afin de détendre l’atmosphère. Pour elle, l’humour est le meilleur remède qui soit contre l’anxiété d’un scientifique, et malgré le fait que Sandy, bien plus sérieuse, la dispute souvent pour son manque de rigueur, il régnait en permanence une ambiance familiale dans ce laboratoire aux dirigeantes si peu ordinaires. Lorsque tous reprirent leur sérieux, le portail commença à s’illuminer de toutes les couleurs, avant qu’une minuscule sphère ne se démarque au milieu de l’arche, brillant plus intensément à chaque seconde. Une fois la sphère brillant comme le soleil, cette dernière explosa, créant une bourrasque qui fit trembler les murs du laboratoire. La panique semblait gagner les cœurs des personnes présentes, avant que Sandy ne reprenne le micro.
« Mégane, dégage de là ! Tu vois pas que ce qui se passe ?! »
Cependant, alors que l’arche tremblait, et que des volutes de fumée se dégageaient du portail avec une force terrifiante, remplissant la pièce, Mégane restait stoïque, paralysée par ce qu’elle voyait.
« Mégane ! Tu fou quoi ?!
-C’est…C’est quoi, ce truc ?
-Quoi ?! Mais y a rien ! La jonction va imploser ! »
Cependant, un détail se fit remarquer sur les écrans devant Sandy. La jonction avec une dimension avait fonctionné, et les détonations venaient en réalité de l’intérieur de la dimension. Le visage de Sandy se figea alors devant les écrans.
« O-On a réussi ? On a réussi ! Mégane, on a réuss… ! »
Lorsque Sandy revela la tête, un immense tentacule brillant était sorti du portail, et donna un violent coup sur la vitre en face de Sandy, brisant cette dernière par la même occasion. Le choc fut si brutal que Sandy et les autres scientifiques furent projetés contre le mur de la salle où ils étaient. Lorsque Sandy tituba pour se relever, la jeune scientifique eu du mal à rester face à ce qu’elle voyait. Le tentacule sorti du portail se contorsionnait dans tout les sens, brisant les vitres de protection, tandis que d’immondes créatures brillantes comme le tentacule sortaient du portail tel un torrent vivant. Sandy, figée devant ce spectacle, venait de remarquer ce qui faisait tant briller les créatures.
« De…De la fourrure ? »
Ce bref moment permit à la jeune femme de remarquer Mégane qui fuyait la salle, avec une nuée de ces étranges créatures touffues aux trousses. À cet instant, Sandy attrapa le micro, miraculeusement fonctionnel, et se mit à hurler.
« Que tout le monde fuie le laboratoire quel qu’en soit le prix ! »
En un instant, ce fut la panique. Les énigmatiques créatures couraient en troupeaux dans le complexe, se dispersant partout où ils le pouvaient, alors que Sandy, perdue devant la panique ambiante, cherchait Mégane, introuvable.
Le monde était sur le point de connaître une crise sans précédent.


Chapitre 1 : Journal d’une rescapée


Jour 10 : 12 mars 2037
Cela fait maintenant 10 jours que je recherche le Docteur Mégane Collins. Elle semble s’être évaporée en une seconde. Pendant ce temps, d’étranges monstres se sont insinués dans notre monde. Certains sont informes, d’autres sont, au contraire, d’une adaptabilité jamais vue. De plus, ces choses, pour la plupart, arborent une fourrure que je qualifierais de luxuriante. Leur fourrure semble si longue et épaisse que je suis même certaine que les rayons du soleil ne passent pas à travers. Chaque fois que je tourne la tête, je les voie pourchasser des humains, et spécifiquement les humains, ignorant le reste des êtres vivants. Je ne comprends pas pourquoi ils semblent nous prendre pour cible.

Jour 19 : 31 mars 2037
Mes recherches concernant le Docteur Collins semblent sur la bonne voie. Certaines personnes que je croisais m’affirmaient l’avoir vu courir pour échapper à l’une de ces créatures. Concernant ces choses, je ne peux qu’être pessimiste. Le complexe a rapidement fini en quarantaine sur ordre de l’état. Cependant, certaines de ces choses peuvent voler, rendant ainsi ces efforts de confinements quasiment inutiles. L’état a déjà mobilisé des forces armées afin d’éradiquer ces créatures. Espérons que leurs efforts seront à la hauteur.

Jour 35 : 15 avril 2037
Mes craintes sont devenues réalité. La fourrure des monstres semble un rempart impénétrable contre les balles des forces armées. Leur projet d’éradication fut un fiasco. En effet, ces créatures ont franchi la barrière de confinement, et se répandent à présent sur la terre. Ces monstres semblent inarrêtables. Certains franchissent les murs comme du plâtre, tandis que d’autres emprisonnent des humains dans leur fourrure. Cependant, j’ignore ce qu’ils leur font. J’entend seulement des rires déments de plus en plus souvent. Je ne peux pas me permettre des conclusions hâtives.

Jour 42 : 22 avril 2037
À présent, je comprends mieux pourquoi les environs sont plongés dans les rires. Ces monstres nous tue par chatouilles. Je m’étais mêlée à un groupe de survivants, pensant retrouver la trace de Mégane, mais personne ne l’a vu. Cependant, j’entend beaucoup de choses sur les créatures touffues et sur la situation du monde. L’état semble avoir coupé toute communication avec le monde extérieur, n’utilisant les ondes radio que pour indiquer les rares bases fortifiées où se réfugier. Je pensais trouver un peu de calme, avec ce groupe. Nous étions peu, mais solidaires. Cependant, le calme fut de courte durée. Lors d’une chasse pour se trouver à manger, nous avons subi une attaque de ces choses, puis, beaucoup se sont mis à hurler de rire. Lorsque je me suis tourné vers la source de ces bruits, je vis ces monstres faire glisser leur fourrure sur l’épiderme de leurs captifs, semblant provoquer une crise de rire suraiguë. Je fus finalement la seule survivante. Le reste du groupe avait fini aux griffes de ces choses. Je dois absolument retrouver Mégane. Qui sait si sa fuite s’est mal terminée, à elle aussi.

Jour 50 : 30 avril 2037
Plus j’avance, plus je rencontre de pauvres gens aux prises de ces choses. Les chatouilles semblent si intenses qu’ils en deviennent fous. Et les chatouilles perdurent tant que la victime a assez de forces pour rire. Heureusement, un couple de survivant très accueillant m’a donné les dernières informations dont j’avais besoin sur ces créatures d’une autre dimension. Les survivants les ont appelés les Kh’us. Je ne comprends pas pourquoi ce nom, mais ça n’a pas d’importance. Ils sont aveugles, mais ont une ouïe surdéveloppée. Ils sautent sur la moindre chose bruyante qu’ils entendent. Une fois que la source du bruit est à leur merci, les Kh’us utiliseront tout ce dont leur corps leur permet pour la chatouiller. Apparemment, c’est de cette manière qu’ils reconnaissent les humains, car ne peuvent s’empêcher de rire face aux chatouilles. Cependant, les survivants aussi ignorent pourquoi nous chatouiller. Tout ce qu’ils savent, c’est qu’il existe une multitude de Kh’us, aux moyens de chatouiller différent. Il existe même des alphas. Les alphas sont des Kh’us dominant, plus imposant, plus intelligents pour la plupart, et donc capable de coordonner jusqu’à une dizaine de Kh’us à la fois.
Tout ça m’inquiète de plus en plus. Et toujours aucun signe concret de Mégane.
J'aime beaucoup le début, j'ai hâte de lire la suite 😁
Bonjour bonjour o/
En ces temps de confinement, on va pas se mentir, c'est pas la joie. Heureusement, ce forum, et votre serviteur sont là pour vous donner de la lecture ^^. Je préviens, l'histoire va être divisée en chapitres assez courts, mais nombreux, histoire de pas trop tarder entre les chapitres. Alors, pas plus de blabla inutile, et voilà le second chapitre. Bonne lecture à tous !



Chapitre 2 : Une piste


Cela faisait un peu moins de deux mois que Sandy suivait diverses pistes censées mener à sa collègue. Malheureusement, peu avaient réellement abouties. Cependant, un indice fini par attirer l’attention de la jeune scientifique.

Le soleil se levait sur la ville de Krein, tandis que Sandy restait assise, dos au mur des restes d’une supérette, fixant le vide d’un air désespéré. La jeune femme ne pouvait pas croire un seul instant que sa collègue si débrouillarde avait disparue d’un coup, en un claquement de doigts. De toute façon, beaucoup de survivants lui avait avoué l’avoir vu, mais il y a de cela plusieurs heures. Cependant, d’après sa dernière source, Mégane était sur une moto, et fuyait vers la direction inverse du complexe. Si Mégane fuyait avec un tel véhicule, Sandy n’avait aucune chance de la rattraper. La plupart des véhicules sont, depuis plusieurs semaines, soit en pièces détachées, soit impossible à démarrer. Sans oublier que les Kh’us étaient officiellement libres de leurs mouvements, les gouvernements étant officiellement tombés. Sandy fixait le ciel, sans espoir, pensant à l’éventualité de se laisser attraper par un Kh’us quelconque pour quitter ce monde en riant.

Cependant, un énième rire brisa le silence de la ville en ruine. Pendant quelques secondes, Sandy hésita à fuir. Les victimes de Kh’us se comptant à tour de bras, une de plus ne changerait pas grand-chose. C’était une pensée que Sandy avait fini par accepter. Cependant, sa curiosité l’emporta. Une scientifique comme elle ne pouvait pas décemment rater une chance d’observer une nouvelle forme de vie telle que les Kh’us. La scientifique se mit alors à marcher à pas de loup vers la source des rires, qui s’amplifiaient petit à petit. Après quelques minutes, Sandy remarqua que les cris provenaient d’un hangar. La jeune scientifique s’y faufila alors, une porte à l’arrière du bâtiment étant restée ouverte, probablement pas la victime du Kh’us. Lorsque Sandy entra dans le bâtiment, un dégoût se fit d’abord voir sur son visage. L’endroit était visiblement abandonné, crasseux au possible, des carcasses de voitures se battant au milieu des débris mécaniques alentours, illuminés par des fenêtres laissant passer de minces rayons de soleil derrière la poussière de vitres. Cependant, de tels capharnaüm sont très prisés des survivants, étant de très bonnes sources de métaux divers.

Malheureusement, la victime n’avait pas eu de chance, et hurlait quelques mètres plus loin, cachée dans les décombres graisseux et poussiéreux. Sandy glissa alors le long des murs sur sa droite, afin de se rapprocher au maximum. Lorsqu’elle fut suffisamment près, la scène la fascinait autant qu’elle la repoussait. Une jeune femme dans la vingtaine avait les jambes coincées sous des décombres, tandis qu’un Kh’us s’en donnait à cœur joie. La créature avait un long corps, similaire à celui d’un vers de terre de plusieurs mètres de long. On ne distinguait même pas où pouvait bien se situer sa tête, mais c’était loin d’être le plus grave. Le plus grave était sa multitude de fins tentacules parcourant son corps, le tout enrobé dans une fourrure brune à l’aspect brillante et soyeuse. Sandy avalait difficilement sa salive alors qu’elle fixait les tentacules tripoter, caresser, titiller la peau de la jeune fille, y compris ses jambes bloquées, et donc, totalement soumises. La pauvre femme riait à pleins poumons, à s’en briser les cordes vocales, mais finit par remarquer Sandy, et tendit son bras vers cette dernière, suppliant de l’aide. Mais à cet instant, la créature touffue profita de ce mouvement pour enrouler l’extrémité de son corps autour du cou de sa victime, s’y frottant avec ferveur, tout en utilisant ses tentacules pour titiller les joues, et les narines de sa victime, sans oublier de s’acharner sur l’aisselle à présent à découvert.

Un flot continue de larmes coulaient le long des joues de la pauvre jeune femme, alors que celle-ci approchait la folie pure, frappant le sol de ses poings quand elle ne le griffait pas pour espérer avoir un appui pour pouvoir échapper à son prédateur. Pendant tout ce temps, Sandy reprenait son âme de scientifique, analysant, répertoriant chaque détail du Kh’us et de sa proie, griffonnant sur son petit carnet, seul vestige de son ancienne vie. Cependant, le bruit agressif de la mine du crayon sur le papier du carnet alerta rapidement le Kh’us, qui cessa ses chatouilles pour relever l’extrémité de son corps vers le haut, examinant la pièce, toutes tentacules dressés. Sandy resta parfaitement immobile, cessant presque de respirer. Puis, le Kh’us commença à glisser vers la scientifique, les tentacules balayant chaque surface se trouvant autour de lui, avançant droit vers Sandy.

Des gouttes de sueur commençaient à perler sur son front alors que deux tentacules arrivèrent aux chevilles de cette dernière, avant de se glisser dans ses chaussures. La mâchoire de Sandy se resserra, prête à endurer un supplice comparable à la précédente victime de la créature, quand un bruit de métal tombant sur le sol fit se retourner la créature, libérant les pieds de Sandy pour dresser toutes ses tentacules droit la source du bruit. La jeune femme qui se faisait torturer avait tenté de se dégager du tas de métal, mais avait, une fois libérée, fait s’effondrer ledit tas de métal sur lui-même, provoquant un bruit strident. Le visage de la jeune femme se glaça d’un coup, avant de courir vers Sandy, lui lançant, par la même occasion, un morceau de métal rouillé tranchant comme un rasoir.

« Prenez ça ! Tranchez-lui la… »

Mais avant de pouvoir terminer sa phrase, le Kh’us plongea sur la jeune femme, s’enroulant de nouveau autour de son corps, mais commença, cette fois-ci, à glisser avec fureur sur le corps tout entier de sa victime, ses tentacules virevoltants partout où elles le pouvaient sur la peau. La réaction fut alors immédiate, et la jeune femme roulait au sol comme une folle en se tortillant dans tout les sens, espérant éviter les furieuses chatouilles de son agresseur. Cependant, Sandy, qui regardait la scène, inspira un grand coup, avant de sauter au cœur de l’affrontement, et d’utiliser le morceau de métal pour trancher tentacule après tentacule. La jeune femme, quant à elle, tentait de donner des indications à sa « sauveuse ».

« Trahahanchez sa têêêêêhête ! »

Sandy s’exécuta alors, et trancha l’une des extrémités de la créature au hasard. Par chance, le Kh’us s’effondra, sans vie, sur la jeune femme, un liquide clair et brillant s’échappant de ses parties sectionnées. La jeune femme, elle, suffoquait au sol, reprenant doucement son souffle, avant de se faire relever par Sandy.

« Mer…Merci. Je serais morte…si vous…si vous aviez pas été là.

-Hum, de rien, j’imagine. »

Sandy peinait à contenir sa déception, ayant aimé pouvoir continuer son observation. Mais sa réflexion reprit immédiatement, montrant une photo de Mégane, à moitié soule, à la jeune femme.

« Avez-vous vu cette femme ?! C’est une amie, elle est extrêmement importante pour moi !

-Hum…nan, désolé.

-Merde, je m’en doutais un peu.

-Mais…pourquoi…pourquoi vous la cherchez ? »

La jeune femme s’assied sur un tas de métaux juste derrière elle pour reprendre son souffle.

« Eh bien, quand ses choses sont arrivées dans notre monde, je l’ai vu fuir l’une de ses choses. Malheureusement, depuis ce jour, je n’ai pas réussi à la retrouver. Je ne retrouve d’elle que des traces. C’est encourageant, certes, mais insuffisant.

-Bah…c’est déjà bien, non ?

-…Pardon ?

-Eh bah, au moins, vous savez qu’elle est en vie. Vous savez pas à quel point vous avez de la chance. Nous, on a perdu beaucoup de monde quand tout ça est arrivé. Certains étaient très importants pour nous. Mais vous, vous savez qu’elle est en vie, alors vous avez une bonne raison de continuer.

-Euh, eh, eh bien, c’est une façon de voir les choses. »

La jeune femme s’étira un instant, ayant fini par reprendre son souffle.

« Bon, après, je me mêle de ce qui me regarde pas. Vous faites comme vous voulez.

-Non, vous avez eu raison de me le dire. Je ne dois pas me décourager. Je sais qu’elle est en vie, c’est déjà beaucoup.

-Eh ben voilà, ça c’est bien parlé. Bon, j’imagine que vous allez partir dans pas longtemps, mais, vous voulez pas passer un peu de temps chez nous ? J’imagine que vous avez pas mangé depuis un moment. Oh, au fait, moi, c’est Lucie. »

En effet, lorsque Sandy s’observa un instant, elle constata sa maigreur. Elle ne mangeait que de la nourriture de survie depuis le début de ses recherches.

« Oui, je devrais. Un véritable repas, et des réserves me fera le plus grand bien.

-Parfait alors. Venez, mais essayez d’être plus discrète que moi.

-Ça ne risque pas d’être très compliqué…

-Eh ! C’est méchant, ça ! J’ai failli y rester ! »

Sandy se tourna vers la jeune femme, pouce levé, et visage neutre.

« -Mais vous êtes encore là. Ne vous découragez pas.

-Le social, c’est pas votre fort, on dirait…

-A…Ah oui ?! Comment l’avez-vous remarqué ?!

-Ça se voit comme un Kh’us dans un tunnel ! »

Cependant, ce court moment de discussion fut stoppé par un grondement assourdissant, à en faire trembler les murs.

« Merde, encore lui ! Suivez-moi, mais restez accroupie. »

Lucie marcha presque en rampant, tandis que Sandy l’imitait. Lorsque les deux femmes sortirent dehors, Sandy vit un essaim épars de boules de fourrure grandes comme 3 fois une boule de bowling flotter dans les airs, entourant ce qui ressemblait à un immense lombric à la fourrure tacheté de différentes teintes de brun et de marron. Sandy fut saisie d’horreur en voyant la taille de la créature. Le Kh’us était aussi grand qu’une maison, rampant sans s’arrêter, quitte à écraser les bâtiments sur son passage. Lucie avala difficilement sa salive, avant de faire signe de la suivre, vers l’extérieur de la ville, le tout sous les grondements bestiaux du Kh’us géant. Lorsque les deux femmes furent hors de la ville, en sureté, Sandy s’approcha de sa camarade.

« Qu…Qu’est-ce que c’était ?

-On l’appelle la « toison des lamentations ». C’est un Kh’us alpha. Il est pas plus intelligent qu’un Kh’us normal, voir, encore plus stupide, mais l’essaim de boule de poils autour de lui est intelligent pour lui. Il rampe sur le sol en essayant de trouver un humain à chatouiller, et, quand il est à portée, sa fourrure s’allonge pour l’attraper. Et quand il le tient, l’humain va s’enfoncer dans sa fourrure, et y être chatouillé à mort. Si l’humain est trop loin, son essaim va le chercher pour lui. C’est de loin la pire chose sur laquelle tu puisses tomber. Si t’entend ses grondements, courts le plus loin possible. »
Lucie soupira de soulagement.

« Enfin bon, il est loin, maintenant. Aller, vient, je vais t’emmener au camp. C’est pas terrible, mais c’est mieux que rien. »

Sandy suivit alors sa camarade de fortune, tout en repensant aux indices pouvant la mener à sa collègue. Mais sa piste pouvait attendre. Rien ne servait de courir. Ce qu’il lui fallait, c’était un véhicule, résistant et fonctionnel. Peut-être que ce groupe sera utile à notre scientifique.
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