Tickling FR, le site des amateurs de chatouilles.



Nous chuterons ensemble

Hi everybody ! Ceci est probablement ma première et dernière incursion dans ce petit monde. J'avais une histoire qui me trottait dans la tête depuis pas mal de temps et je me suis dit qu'il fallait que je la couche sur mon clavier donc me voilà. Amateurs de science-fiction, c'est par ici que ça se passe !
.
Ce n'est probablement pas fameux mais je suis ouverte à tous les conseils :D . Voici donc le premier chapitre :
.
.
.
.
.
.
Mauvaise rencontre



Les Kétha's étaient une race d'extraterrestre aussi cruelle que sanguinaire. Ils pillaient et détruisaient sans la moindre pitié toute civilisation au niveau technologique capable de rivaliser avec le leur. Dans la galaxie du centaure, il n'existait personne qui n'avait pas perdu un être cher à cause de leurs horreurs et rien que prononcer leur nom suffisait à coller des sueurs froides aux plus grands guerriers.

Leur peau bleutée ajoutée à leurs longs cheveux blancs leur donnaient, malgré leur apparence humaine, un aspect quasi fantomatique. Ils n'étaient que des ombres dont les murmures agonisent entre les arbres.

Leur vaisseau mère s'était mis en orbite autour de Xelos III et semblait s'y être comme endormi mais a l'intérieur, tout était radicalement différent et grouillait de vie. La reine ordonna à son amiral d'envoyer des hommes sur la planète afin d'y recueillir un peu d'eau potable après quoi ils poursuivraient leur voyage. L'amiral, ayant détecté le niveau primitif du monde qui gisait sous l'immense carcasse de métal qui leur servait de vaisseau, jugea futile d'y envoyer toute une escouade et nomma à la place son second, Valymm, pour cette mission.

C'est ainsi que, quelques minutes plus tard, Valymm gagna la surface de Xelos grâce à un petit vaisseau de transport à usage individuel. Il s'extirpa du cockpit et attrapa en grommelant le tuyau qui, une fois dans l'eau, la siphonnerait pour remplir l'immense caisse de métal qui se trouvait à l'arrière de son petit vaisseau. Il ne restait plus qu'à trouver un lac, ou une rivière, cela ferait parfaitement l'affaire.

Valymm se mit donc en marche en ruminant contre son supérieur. Franchement, il avait bien mieux à faire que réapprovisionner le vaisseau ! On aurait pu charger pour cette tâche ingrate une ouvrière ou un soldat mais pas lui ! Lui était un scientifique, un chasseur (d’ailleurs la traque lui manquait) et il pouvait sûrement être utile ailleurs qu'ici. Il continua de grogner ainsi durant encore de longues heures jusqu'à ce qu'il trouve finalement, en plein cœur de la forêt ou il s'était enfoncé, un étang endormi. Il jeta négligemment la pompe dans ce dernier et se remit à ruminer. S'il avait été sur de gagner, il aurait depuis longtemps défié l'amiral en combat singulier mais bon nombre s'y étaient essayés avant lui et n'en étaient pas ressortis vivants. Valymm finit par secouer la tête et se répéta qu'il devait se faire une raison. Apres tout, il n'avait que 298 ans... il avait encore le temps de prouver sa valeur.

Soudain, il entendit un bruit dans les fourrés. Valymm se redressa d'un bond et posa instinctivement la main sur le manche de sa dague, accrochée à sa ceinture. Il balaya les alentours du regard mais n'y vit rien de potentiellement dangereux. Rien que des arbres, des fougères et de la mousse à perte de vue. C'était sûrement un animal. Il se laissa donc lourdement retomber sur le sol mais demeura sur ses gardes. Qui sait quel genre de créatures ce monde primitif pouvait contenir !

Tout à coup, on lui recouvrit la tête d'un sac, qui soit dit en passant, empestait la charogne à plein nez. À demi étranglé et surpris, il plaça par pur réflexe ses mains autour de son cou et y sentis celle de son agresseur. Elles étaient grandes et légèrement velues. Son attaquant était donc de sexe masculin.

"Je te tiens, démon !" Lui susurra t- on à l'oreille.

La voix lui confirma sa théorie. Jamais durant sa longue vie Valymm n'avait eu l'occasion de sentir la mort d'aussi près et il était terrifié. Il se releva en poussant un sifflement hargneux et saisit sa dague mais son agresseur, ayant deviné sa tactique, en profita pour lui sauter sur le dos et le fit s'étaler misérablement à plat ventre. Sous le choc, sa dague lui échappa des mains. Au plouf retentissant qu'il perçu, il comprit qu'elle venait de tomber à l'eau. Sans défense.

"J'le tiens mais il se débat bien ! Venez m'aider !" Cria l'homme.

Ils étaient donc au moins trois. Valymm roula sur le dos, réussissant par cette habile manœuvre à se débarrasser de son agresseur. Il se remit aussitôt debout mais alors qu'il s'apprêtait à arracher le sac de sa figure, on lui enserra les jambes si bien qu'il s'étala une seconde fois sur le sol humide de la forêt.

"Ligote-le ! Ligote-le !" Hurla une nouvelle voix.

-tu crois que je fais quoi ? Des nœuds marins ?" Renchérit encore une autre voix.

Une main puissante vient enfoncer la tête du Kétha's dans la terre tandis qu'une autre lui prenait les bras pour les lui ligoter dans le dos. Une fois que ce fut chose faite, Valymm se sentit arraché du sol puis jeté sur quelque chose d'à la fois dur et mou qui montait et descendait comme si la chose était en train de marcher. On l'avait posé sur une épaule, tel un vulgaire sac à patates.

Il avait beau hurler, menacer dans sa langue maternelle et même feuler, cela ne changea rien. On fini par le jeter négligemment sur un sol nouveau, froid et dur qu'il présuma être du métal puis il entendit une porte qui se fermait puis des moteurs. Un vaisseau. Ils allaient quitter cette planète. Quand il le comprit, Valymm se débattit de plus belle mais il reçu un violent coup derrière la nuque qui le fit perdre connaissance. L'un des hommes venait de lui donner un généreux coup de crosse à l'aide de son arme.

L’homme en question appartenait, lui et les trois autres membres de son équipe, à la garde personnelle de la générale Fae, une femme bienveillante au caractère de fer. Elle était à la tête d'une puissance secrète qui s'était chargée d'éradiquer les Kétha's de la galaxie. Ils avaient pour le moment leur quartier général sur Odessa, une planète réputée pour ses magnifiques jardins suspendus, mais pouvaient facilement émigrer sur une autre planète en cas d'extrême urgence.

Quand Valymm reprit conscience, il fut d'abord assailli par un mal de tête d'une violence horrible mais luttant contre la douleur, il entreprit de découvrir l'endroit dans lequel on l'avait transporté. Il balaya les environs du regard et nota qu'il ne se trouvait pas dans une cellule comme il s'y attendait mais dans une chambre tout à fait banale. La pièce était même étrangement agréable. Les murs étaient blancs et le sol était recouvert d'une fine moquette de couleur mauve. La porte, qui devait s'ouvrir de façon automatique, avait de chaque côté une magnifique plante dont l'espèce était totalement inconnue à Valymm. Il riait intérieurement en pensant que si ses agresseurs espéraient qu'il passe un mauvais séjour dans cet endroit, ils étaient encore plus primitifs que ce qu'il pensait. Il voulu se rendre jusqu'à la porte mais ne réussi pas à bouger. Frustré, il essaya d'avancer une deuxième fois mais n'y parvint pas. C'était comme si il était collé au mur. Il leva donc les yeux et se rendit compte que l'on avait étendu ses bras au dessus de sa tête et qu'on les avait maintenu au niveau des poignets grâce à de solide entraves. Il en était de même pour ses chevilles. On l'avait attaché sur une table en forme de X légèrement inclinée en arrière. Il se rendit également compte par la même occasion qu'on lui avait retiré sa chemise, le laissant ainsi torse nu, pour il ne savait quel obscure raison mais il n'appréciait pas du tout la tournure que prenaient les choses.

Il balaya une fois de nouveau la pièce du regard, cherchant quelque chose qui lui aurait échappé et aperçu, à gauche, dans le fond de la pièce, un bureau en bois d'acajou. Une femme d'une cinquante d'années y étaient assise et pianotant tranquillement sur le clavier de l'ordinateur juste devant elle. Ses cheveux grisonnants étaient tressés en un adorable chignon qui allait à merveille avec la douceur de ses traits.

"Vous êtes réveillé." Nota t- elle sans détourner la tête de son écran.

Son aplomb le surprit. Elle se trouvait devant la créature la plus dangereuse de la galaxie et c'était tout ce qu'elle trouvait à dire ? Vous êtes réveillé ? Elle se moquait de lui et cela le fit rager intérieurement. Il commença à tirer plus fort sur ses liens, songeant non sans un certain plaisir à lui faire payer son insolence.

"Tirez tant qu'il vous plaira mais vous risquez de vous faire mal. Cette table est spécialement prévue pour ça." Ajouta t- elle d'un ton glacial.

Elle fini néanmoins par se lever pour aller se planter devant lui, le menton fièrement levé. Elle portait un uniforme et les nombreuses barres de métal qu'elle avait sur ses épaules lui suggèrent qu'elle était sans doute très haut gradé. Comme les Ketha's étaient télépathes, il ne se retint pas de fouiller sa mémoire afin de se renseigner sur la personne qu'il avait en face de lui. Elle s'appelait Fae, son grade était général, un grade similaire au sien.

"Mon nom est Fae et vous vous trouvez sur Odessa, c'est à dire assez loin des vôtres pour vous empêcher de leur communiquer votre position." Expliqua t- elle.

Bien évidemment, il le savait déjà mais il feignit de ne pas comprendre :

"Maän du apkän ok lokaga."
-oh arrêtez cette comédie, je vous en prie. Je sais que vous parlez notre langue."

Silence.

"Que me voulez-vous ?" Fini t-il par lâcher d’une voix rauque.
-Je veux savoir où est située votre flotte et quel monde vous avez prévu d'attaquer."

Le Kétha's rit de manière extrêmement condescendante avant de répondre :

-vous n'êtes ni dignes ni en droit de réclamer cette information. Maintenant relâchez moi et peut-être nous épargneront vous...

La femme baissa la tête.

"J'aurais essayé !"

-néanmoins je reconnais que vous êtes un peuple très téméraire" ajouta t-il amusé

Au lieu de défaire ses entraves, elle retourna à son bureau et pressa un petit bouton rouge. Quelque minutes plus tard, une jeune femme franchit les portes du bureau. Elle avait le teint mate et de magnifiques yeux noirs qui semblaient pénétrer au plus profond de votre âme. Elle ne devait pas avoir plus de vingt-cinq ans. Ses cheveux bruns naturellement bouclés étaient attachés en une queue de cheval assez stricte qui la faisait paraître plus âgée qu'elle ne l'était. Valymm la trouva belle et pourtant, Dieu sait à quel point il pouvait se montrer tatillon sur ce point. Elle portait un uniforme également mais d’une couleur différente de celui de la générale. Sûrement n’était-elle pas militaire.

"Vous m'avez fait appelé, générale ?" Demanda t- elle.

Sa voix était douce et agréable à écouter.

-Oui. Merci Amina d'être venue aussi vite."
La générale tourna ensuite la tête vers le Kétha's et ordonna :

"Faîtes le parler"

Ils allaient le torturer. Valymm déglutit discrètement. Ils ne devaient pas savoir qu'il avait peur. Beaucoup de Kétha's avaient déjà eu à affronter ce genre d'épreuve mais pour lui, ça allait être la première fois. Si la plupart de ceux de son peuple s'en étaient sortis vivants et avec de magnifiques cicatrices dont ils se vantaient auprès de leur semblables, les autres étaient morts avec honneur et sans rien divulguer. Valymm ignorait s'il serait capable d'en faire autant mais il devait réussir.
.
Amina le regarda discrètement de haut en bas et il discerna comme une lueur de crainte dans ses yeux. Enfin quelqu'un qui avait peur de lui.

"Mais madame, je ne sais pas si mes méthodes fonctionneront sur lui." Chuchota la jeune femme à l'attention de son chef.
-Essayez. Ça ne coute rien.
-Bien, je vais chercher mes outils..."

Valymm sentit ses cœurs se mettre à tambouriner dans sa poitrine. Il savait que ce moment arriverait tôt ou tard mais il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il était trop jeune. Il ne voulait pas mourir.

La générale demeura en face de lui sans ciller. Les deux ennemis se contentèrent donc de se fixer sans un mot jusqu’à ce qu’Amina revienne en poussant un petit chariot métallique. Dessus se trouvait un immense couteau dont la lame était recouverte d’un fourreau de vingt centimètres. Valymm sentit un frisson d’angoisse courir le long de sa colonne vertébrale. Il aurait très bien pu connaître le supplice auquel on allait le soumettre mais il préféra fermer les yeux et attendre, de peur de voir le reste de son courage s’envoler.

" Vous n’avez prit qu’un seul de vos outils ? " s’étonna la générale.
-C’est le plus efficace.
-Bien. Comme d’habitude, vous avez carte blanche. "

Amina inclina légèrement la tête et Fae tourna les talons. Lorsque les portes automatiques s’ouvrirent, elle se retourna et ajouta avec un léger rictus :

"Je vais dans mon bureau, je veux l’entendre crier de là-bas. "
-Bien, madame.

La porte se ferma. La respiration de Valymm s’accéléra mais il tâcha que cela ne se remarque pas. Ça allait commencer. Il entendit Amina retirer le fourreau du couteau mais bizarrement, il n’entendit pas le bruit cristallin de la lame.
.
Soudain, il sentit quelque lui caresser les côtes. Surpris, Valymm tressaillit légèrement. Ça n’était ni dur ni froid comme il s’y était attendu mais plutôt doux et léger et franchement, il ne trouvait pas ça si désagréable. Il ne savait pas ce que c’était mais visiblement, ça n’était pas un couteau. L’objet remonta doucement jusqu’à ses aisselles et commença à y tournoyer lentement. L’étrange sensation lui donna brusquement la violente envie d’éclater de rire ce qui était plutôt bizarre et humiliant à la fois. Les Kétha’s ne riaient jamais de bon cœur de cette façon, ça n’était tout simplement pas dans leur coutumes. La chose redescendit plusieurs fois le long de ses côtes mais Valymm tint bon. Même s’il mourrait d’envie de crier à la jeune femme d’arrêter ça sur le champ, il ne le fit pas. Il devait résister. L’objet le quitta quelques secondes pour revenir s’attaquer à son cou ce qui l’agaça plus qu’autre chose, c’était un peu le même genre de sensation lorsqu’une mouche venait se poser sur sa peau. La chose redescendit ensuite le long de son sternum pour terminer sa course sur son ventre. Le Kétha’s laissa échapper un faible gémissement ce que son bourreau ne manqua pas de remarquer. L’objet passa de longues secondes, qui lui semblèrent être des heures, à danser sur sa peau puis soudain, il glissa dans son nombril. Valymm se surprit à lâcher un petit gloussement. Il ignorait complètement qu’il était capable de faire ce genre de bruit et encore moins dans ce type de situation. La chose insista donc et le Kétha’s gloussa de nouveau mais cette fois ci plus longtemps et un peu plus fort. C’était insupportable. Il ouvrit les yeux et se rendit compte qu’Amina tenait un objet ayant effectivement le manche d’un couteau mais dont la partie supérieure se composait d’une longue et belle plume qu’elle s’amusait à gigoter sur son corps sans défense. Quelques secondes plus tard, elle s’arrêta enfin.

"Maintenant que j’ai identifié les zones les plus sensibles, on va pouvoir passer aux choses sérieuses. " Déclara la jeune femme en reposant la plume sur le charriot métallique.

Valymm sentit une sueur froide se répandre dans son dos. Qu’est-ce qu’elle voulait dire par là ? Il devenait pour lui de plus en plus difficile de garder ce calme apparent qui lui était propre dans ces conditions plus qu’absurdes. Amina se plaça pile entre ses jambes, dans le creux du X et posa un doigt sur les deux flans de sa victime avant de remonter doucement jusqu’à ses aisselles. La réaction du Kétha’s ne se fit pas attendre. Il se tortillait dans tous les sens en secouant violemment la tête de droite à gauche pour ne pas craquer. Amina s’amusa donc à faire glisser un doigt le long de son bras puis à revenir à ses aisselles. Après dix horribles minutes passé à cette endroit, la jeune femme décida de descendre lentement jusqu’à son ventre, sous le regard horrifié de sa victime. Une fois que ses charmants petits doigts y furent installés, elle y alterna caresses et chatouilles. Valymm se mordait tellement la lèvre qu’elle commençait à devenir violette. C’était comme si un mille-pattes s’amusait à courir sur cette partie sans doute l’une des plus vulnérable de son corps. Il ne craquerait pas, il ne pouvait pas craquer.

Après une demi-heure de torture, Amina le laissa souffler pendant quelques minutes. C’était la première fois qu’elle voyait ça. Jamais ses victimes n’avaient résisté aussi longtemps et ça l’impressionnait. Dans l’espoir de l’effrayer et de le prendre par surprise, elle commença à tournoyer doucement autour de la table puis fondit brusquement sur ses côtes. Valymm, qui ne s’y attendait pas, ne put retenir un bel éclat de rire. La jeune femme eu une lueur victorieuse dans les yeux. Pendant un court instant, elle avait bien cru qu’il ne craquerait jamais. Elle insista donc sur les côtes du Kétha’s qui se mit à rire de plus belle. Elle sourit. Elle ignorait que son espèce était capable de rire et elle trouvait le sien, à la fois grave et doux agréable à entendre. Puis elle changea de méthode et chatouilla à la fois son ventre et son aisselle gauche. Valymm, qui n’avait jamais éprouvé cette sensation auparavant, explosa de rire à n’en plus pouvoir. Impossible de résister. Bien. Elle voulait qu’il rie, alors il rirait, de toute façon, il n’avait pas le choix mais il ne dirait rien. Amina entreprit ensuite un ballet alternant côtes, aisselles et ventre. Il n’en pouvait plus. Il ne tiendrait jamais… Mais alors qu’elle allait lui donner le coup de grâce et lui faire subir l’humiliation suprême (à savoir uriner dans son pantalon) la porte de la chambre s’ouvrit et la générale entra. Cela faisait maintenant une heure que la torture durait.

"A-t-il dit quelque chose ? " S’enquit-elle.
-Pas encore, madame, mais ça ne tardera plus. "

La générale posa alors ses mains sur les joues de la jeune femme et murmura tendrement :

"Vous êtes fatiguée. Allez plutôt vous reposez. Vous poursuivrez l’interrogatoire demain. "

Amina hocha la tête. Elles abandonnèrent donc Valymm et quittèrent la pièce.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
Voilà ! Laissez moi vos avis, je ne mors pas ;) .
J'aime beaucoup pour ce début ,j'ai hâte de lire la suite, même le fait qu'elle le laisse attaché comme ça jusqu'au lendemain doit être un véritable supplice sachant ce qu'il a subit et attendant la suite
Franchement, c'est extrêmement bien écrit et agréable à lire, hâte de découvrir la suite !
L'ambiance SF est très sympa également, ça donne un petit plus à l'histoire je trouve
Hi everybody ! Merci de vos commentaires qui m'aident à améliorer mon style d'écriture et aussi l'histoire en elle-même ;)
.
.
Je vous livre tout de suite le second chapitre.
.
Chapitre 2 : la torture continue


Lorsque les portes se fermèrent, Valymm fut plongé dans l’obscurité. Comme les Kétha’s voyaient dans le noir, ça n’était pas dérangeant. Comment arrivaient-ils à exécuter cette prouesse ? Leurs yeux étaient capables de capter le peu de lumière que pouvait projeter par exemple la lune ou les étoiles pour distinguer leur environnement comme un humain lambda l’aurait perçu vers cinq heures de l’après-midi. Problème : Cette pièce ne disposait pas de fenêtre ni d’aucune source de lumière. Valymm, pour la première fois de sa vie, se retrouva donc dans le noir et il avait peur, terriblement peur. Quelqu’un aurait très bien pu se tenir là, à côté de lui, prêt à l’achever à tout instant, il ne pourrait rien faire (Même si au fond, il était déjà totalement impuissant). Il comprenait maintenant ce qu’éprouvaient les nombreuses victimes de son peuple lors de leurs raids nocturnes. Sa respiration s’accéléra et il laissa échapper un petit gémissement apeuré.

Après quelques minutes passées à s’apitoyer sur son sort, il releva la tête. Il pouvait être fier car malgré ce qu’on venait de lui infliger, il avait tenu bon, laissant à ses ennemis un cuisant échec sur les bras. Maintenant qu’il savait à quoi s’attendre, il était sûr qu’il ne cracherait pas le morceau, même si la chose restait dure à supporter. De plus, il aurait toute la nuit pour se remettre de ses émotions. Il attendit donc, et ce pendant une heure, qu’on vienne le chercher pour l’emmener dans une cellule ou il passerait la nuit. Après tout, il était un prisonnier de marque et il méritait bien quelques égards. D’ailleurs, il commençait sérieusement à avoir mal au dos dans cette position. Mais il vint un moment ou Valymm comprit que personne ne viendrait le chercher et qu’il passerait la nuit ici. Il essaya donc de tirer sur ses liens, sans succès. Il n’arriverait jamais à dormir convenablement sur cette table et s’il n’arrivait pas à dormir, sa concentration et ses barrières mentales seraient considérablement affaiblies et dans ce cas-là, ce serait un jeu d’enfant pour ses ennemis que d’obtenir les précieuses informations qu’ils lui demandaient. Il fallait à tout prix qu’il s’échappe. Il poussa soudainement un cri de rage, à mi-chemin entre l’homme et la bête et tira violemment sur les sangles. Tout ce qu’il réussi à faire fut de se craquer les vertèbres. La douleur fut aussi brève qu’intense. Le Kétha’s se mordit les lèvres en se traitant intérieurement d’imbécile. Il n’arriverait à rien de cette façon.

Quand arriva l’aube, il sommeilla un peu mais fut tiré des bras de Morphée par un horrible et strident grincement qui résonna dans toute la pièce. Il fit une légère grimace puis tâcha de se rendormir. Les néons blancs qui s’allumèrent brusquement lui firent comprendre qu’il n’était plus temps de dormir. Agacé, il laissa échapper un léger grognement.

« Oh, je vous ai réveillé… Je suis désolée. »

Valymm ouvrit les yeux. Amina venait d’arriver avec son petit chariot. La porte automatique, encore ouverte derrière elle, laissait entrer une lueur aussi belle que vive, celle du soleil. Comme il n’était pas encore habitué à la lumière, celle-ci semblait dessiner derrière son bourreau comme une paire d’ailes.

« Voilà donc comment se retrouver en enfer aux côtés d’un ange... » Songea t-il en s’amusant de sa propre plaisanterie.

Cette vision quasi féérique le laissa béat durant quelques secondes puis il reprit conscience de la situation. Il ne devait pas se laisser distraire.

« Vous comprenez, j’ai oublié de le huiler. » Expliqua la jeune femme.

Devant son regard incrédule, elle renchérit :

« Le chariot, j’ai oublié de le huiler. C’est pour ça qu’il fait ce bruit ! »

C’était la première fois que quelqu’un essayait de converser avec lui et c’était encore plus absurde que ce quelqu’un soit son bourreau. Il trouvait le fait qu’elle s’excuse pour cet immonde bruit étrangement attendrissant et il failli même l’en remercier. Ils se dévisagèrent sans un mot pendant plusieurs minutes. Amina, visiblement gênée, finit par baisser la tête tout en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille. Quand elle releva son visage, ses traits étaient plus fermés, plus durs. Elle prit une grande inspiration et demanda :

« Avez-vous quelque chose à me dire ? »

Le Kétha’s demeura silencieux.

« Bien. Je dois tout de même vous prévenir. Chaque jour ou vous refuserez de parler, vous plongera vers le pire. A chaque fois que j’essuierai un silence de votre part, je me montrerai un peu plus impitoyable. C’est compris ? »

Valymm ne répondit pas. De toute façon, qu’est-ce qui pouvait vraiment être pire que ce qu’il avait déjà enduré ?

Comme le Kétha’s ne parlait pas, comme elle s’y attendait, elle attrapa la plume mais cette fois-ci utilisa sa pointe pour titiller les aisselles de sa victime puis s’amusa à y dessiner de petits cercles. Valymm ne put s’empêcher de glousser. Elle connaissait maintenant les endroits ou se rendre pour le faire craquer. Et soudain, elle lâcha sa terrible arme et fondit sur son ventre. Elle avait comprit que si elle voulait obtenir une réaction de sa part, elle devait absolument le prendre par surprise ce qui fonctionna à la perfection. Le Kétha’s laissa échapper un rire d’une intensité telle que même son bourreau en fut surpris. Amina ne se laissa cependant pas distraire et continua son œuvre, continuant de gratouiller grâce à l’aide de ses charmants petits ongles la peau sans défense de sa victime. Elle glissa ensuite sur ses flans, tout aussi sensibles, et y fit danser ses doigts pendant une dizaine de minutes puis elle s’arrêta.

« Toujours rien à dire ? » S’enquit- elle en arquant un sourcil, un sourire malicieux sur les lèvres.

Valymm n’ayant pas l’intention de répondre, il mit à profit le peu de temps que la jeune femme lui offrait pour reprendre bruyamment son souffle.

Amina se détourna donc de lui pour s’approcher à pas rapides du bureau de la générale. Elle y pressa ce même bouton sur laquelle Fae avait appuyé pour l’appeler.

« Léa, j’aurais besoin de toi. Tu peux venir s’il te plait ? Merci. » Demanda t- elle.

Quelques instants plus tard, les portes automatiques de la chambre s’ouvrirent, et une autre jeune femme pénétra dans la pièce. Son visage doux, criblé de taches de rousseurs, contrastait avec ses cheveux couleur de feu qui lui suggéraient un tout autre tempérament. Elle était plus petite qu’Amina et cela la rendait étrangement adorable de même que ses quelques rondeurs.

« Helloooo, qu’est ce que je peux faire pour toi ? » Chantonna t- elle.
-J’ai affaire à un cas plutôt récalcitrant et tes services me seraient bien utiles. »

La dénommée Léa observa Valymm de la tête aux pieds puis chuchota :

« T’es pas sérieusement en train de parler du Kétha’s juste derrière nous… Tu sais que si sa petite famille le trouve, ils pourraient anéantir notre planète ? »
-Oui, je sais ! J’ai parfaitement conscience qu’on joue avec le feu mais nous avons encore du temps, tentons notre chance ! Tu m’aides ?
-Tu sais bien que je ne te laisserai jamais tomber. Et pis, j’dois avouer qu’il est quand même beau gosse.
-Léa !
-Oui, oui, je sais : concentration et méthode ! »

Amina reprit sa place et agita ses doigts à quelques centimètres à peine du ventre de sa victime. Sa collègue, quant à elle, s’installa au niveau des aisselles.

« Prête ? » Demanda la brune.
-J’attends ton feu vert.
-alors allons-y. »

Et sans crier gare, les deux jeunes femmes se mirent à chatouiller simultanément le ventre et le dessous des bras de Valymm qui ne put résister plus de six secondes et explosa de rire. Il songea amèrement, entre deux éclats, que si, il pouvait y avoir pire que ce qu’il avait subi jusqu’à présent. Il se trémoussait comme un diable Au bout de vingt minutes, il n’arrivait plus à réfléchir ni à penser. La seule chose qu’il arrivait encore à percevoir était l’horrible sensation qui semblait ne plus vouloir s’arrêter.

Au bout de quarante minutes, elles changèrent de méthode et se contentèrent de frôler sa peau. Léa, allant des coudes aux aisselles et Amina des côtes au ventre. Chaque contact de leurs doigts sur sa peau lui faisait l’effet d’un électrochoc.

D’un commun accord, ses bourreaux s’arrêtèrent aussi brutalement qu’ils avaient commencé.

« Ceci n’était qu’une démonstration comparé à ce que je peux vraiment vous faire endurer. Il vous suffit d’hocher la tête et on arrête tout. » Le prévint Amina.

Le Kétha’s n’avait plus la force de faire quoique ce soit et même s’il l’avait eue, son orgueil l’aurait empêché de laisser tomber. Cependant, il ne se voyait pas supporter cette torture une fois de plus mais il n’avait guère d’autre alternative. S’il craquait, son peuple serait condamné. Il se contenta donc de fermer les yeux et de les ignorer en espérant que le cauchemar prenne bientôt fin.

Les deux jeunes femmes échangèrent un regard.

« Bien, dans ce cas à demain. » Conclu Amina.

Elle reprit son chariot qui émit de nouveau cet insupportable grincement et franchit la porte en compagnie de sa collègue, qui lui lança :

« Ciao, beau gosse ! »

Une fois dans le couloir blanc et dénué de vie ou circulaient des dizaines d’hommes et de femmes portant un uniforme semblable au leur, Léa ne put s’empêcher de faire part de ses craintes à son amie.

« Tu crois vraiment qu’il va craquer ? Dans toute ma carrière, je n’ai jamais eu affaire à un cas aussi résistant. Il vaut peut-être mieux laisser tomber… »
-Non, je sens qu’on est proches du but.
-Et Fae ? Elle va sûrement t’interroger. Tu es comme une fille pour elle, elle ne peut pas passer une journée sans te voir ou demander de tes nouvelles. Tu comptes gérer ça comment ?
-Elle a dû partir en urgence pour essayer de repousser la flotte Ura.
-Les Uras ? Mais je croyais qu’ils étaient confinés dans le quadrant béta ?
-Ils ont violé le traité mais comme leurs vaisseaux ont un armement plus primitif que le nôtre, elle ne devrait pas être absente trop longtemps. C’est l’affaire d’une semaine maximum. Ecoute, demain on met le paquet et si ça ne marche pas… Eh bien on avisera. »

Léa poussa un soupir.

« Okay… Mais ne compte pas sur moi pour te couvrir. »
-Menteuse ! T’en es incapable. »

Les deux jeunes femmes rirent quelques instants puis Amina proposa :

« Je suis épuisée. Je vais aller prendre une douche et après j’irai boire un café, histoire de me détendre un peu. Tu voudras venir avec moi ? »

Au moment ou Léa allait répondre, son communicateur se mit à grésiller.

« Taylor ! Veuillez immédiatement ramener vos fesses à l’entrepôt 24 » Aboya son supérieur.

La rousse soupira.

« Peut-être pour une prochaine ! » Répondit-elle à son amie.

Amina haussa les épaules et salua Léa qui s’élança en courant dans le couloir. Une fois qu’elle fut assez loin, elle laissa s’échapper l’air assuré qui dominait ses traits pour arborer une expression plus contrariée. Ses victimes craquaient en moyenne au bout de trente minutes, une heure pour les plus résistantes mais deux jours jamais ! Si jamais elle échouait… Non, elle ne devait pas penser à ça. Elle y mettrait le temps qu’il faudrait mais elle y arriverait.
.
.
.
.
.
.
Comme pour le chapitre précédent, vous pouvez laisser vos critiques. Je ne mors pas ( Et j'avoue ouvertement que je suis nulle pour ce qui est des titres de mes chapitres ahahah ). Que pensez-vous des personnages ? Que pensez-vous qu'il va arriver ensuite ?
.
Je vous laisse cogiter et vous souhaite à tous une bonne journée/après-midi/nuit en fonction du moment ou vous verrez ce message.
Accès réservé aux ADULTES uniquement.
Déclarez-vous être majeur(e) ?