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A vous de choisir - Episode 2

J'ai beaucoup aimé l'histoire de Marie et j'ai hâte de découvrir celle de Léa !
Tu peux compter sur moi pour lire la suite ! 🙂
Pareil! Toujours présent et j’attends aussi la suite d’autres histoires dans le forum! Je serais là
Comme par exemple "Le Professionel" 😉
Merci ! Je vous donne le tout début de l'histoire de Léa, qui je l'espère donnera aussi envie à d'autres de me dire ce qu'ils en pense. Neotk, pour le Professionnel, je ne l'ai pas abandonné : la suite viendra mais plus tard ;)


"Tu vas rire pour nous Léa !"

« Léa ! Réveille-toi ! Tu vas nous mettre en retard ! » La voix de sa meilleure amie lui parvint dans un demi-sommeil. Léa ouvrit un œil. La chambre était baignée d’une douce lumière bleutée, provoquée par les rideaux traversés par les rayons du soleil. Le réveil indiquait 8h15. Bien trop tôt pour se lever. La jeune femme se lova dans la couverture, profitant du cocon de chaleur qu’avait créé son corps au cours de la nuit, et enfonça la tête dans son oreiller.

Des pas s’approchèrent de la porte. Celle-ci s’ouvrit sans ménagement. Nina pénétra dans la pièce. Les yeux clos, Léa devina au bruit de respiration que son amie s’était arrêtée au bout du lit. Elle devait la fixer d’un air dépité, constatant le peu d’entrain que la dormeuse mettait à s’extraire des draps. « Allez ! Bouge toi ! », lança-t-elle d’une voix autoritaire. En guise de réponse, Léa s’enroula encore plus dans la couette. Elle savait quelle était la prochaine étape. Nina tira sur le tissu d’un coup sec, mais elle tint bon. Seules ses pieds se dévoilèrent furtivement. Elle tenta de les rabattre à l’abri. Pas assez vite.

Une main ferme attrapa sa cheville gauche. Le pied droit rentra sous la couette, abandonnant son jumeau derrière lui sur le champ de bataille. Nina tira doucement sur celui-ci. « Allez ! On se bouge ! » Un grognement se fit entendre sous la grotte de tissu mais aucun autre mouvement n’indiqua une quelconque volonté d’obéir. « Bon, si tu le prends comme ça… » Léa sentit son ami s’asseoir sur le lit, bloquant sa jambe sous ses fesses pour empêcher tout mouvement. Nina s’assura que le pied était bel et bien immobilisé, la plante tournée vers le plafond. Elle ne put s’empêcher d’éprouver un léger sentiment de jalousie. Les pieds de Léa étaient magnifiques, à tous points de vue. D’une pointure 37, en accord avec le petit 1,58 mètre de son amie, ils étaient d’une pureté incomparable. La peau satinée ne présentait aucun défaut, allant du rose mate du talon, de la zone d’appui et du bout des orteils, à un rose très pale au creux de la plante et à la base de fins doigts de pied légèrement turbulents, donnant un côté espiègle qui collait bien au caractère de leur propriétaire.

Elle glissa un index sous la plante exposée, laissant son ongle caresser doucement l’épiderme. Elle entendit pouffer sous la couverture. « Alors madame la rebelle, on est chatouilleuse ? », lança-t-elle en se tournant vers la tête de lit. Sous le tissu, Léa se concentrait pour résister à l’infernale sensation de ce doigt chatouillant son pied nu, changeant continuellement de trajectoire pour la prendre par surprise. Elle crispa les orteils, plissant au maximum la peau au creux de sa plante. Loin de se décourager l’ongle vicieux se mit à suivre chaque sillon de peau, suivant les virages et s’insinuant dans les creux pour aller trouver les points les plus sensibles. Léa allait éclater de rire, elle le savait. Déjà de petits gloussements filtraient de sa bouche et traversaient l’oreiller.

« Tu ne pourras pas résister indéfiniment, tu sais ? » glissa Nina. Celle-ci changea de stratégie. Usant de ses deux mains, elle se mit à gratouiller les bords du pied offert, partant du talon pour remonter lentement, très lentement, vers la zone d’appui. La couverture se mit à danser et la tension de la jambe sous les fesses du bourreau s’intensifia par à-coups. Ses doigts titillaient la peau sans relâche, insistant sur les points qui provoquaient des réactions plus vives. Elle en trouva un particulièrement chatouilleux au bord du petit orteil. Elle saisit le petit rebelle entre le pouce et l’index de sa main gauche, le forçant à se relever. Elle sentit la tension s’accroître encore, trahissant l’appréhension de Léa. « Tu te rends ? » questionna-t-elle à haute voix. Aucune réponse. Nina mit la menace à exécution. Du bout d’un ongle, elle gratta la base tendre du doigt de pied captif, partant de l’extérieur pour se diriger vers la jointure avec son voisin toujours replié. Un gémissement sonore s’échappa de la couverture, secouée de mouvement furieux. Puis ce fut l’éclat de rire. « Hahahahahaha ! Arrête ! T’as gagnéhéhéhéhéhé ! »

Léa avait rendu les armes, se débattant comme une possédée et gratifiant son ami de son rire tellement mignon, qui tirait de plus en plus dans les aigus à mesure que les dernières barrières tombaient sous la torture. Mais Nina voulait punir cette petite effrontée. Profitant de la déconcentration de sa victime, elle empoigna tous les orteils dans la paume de sa main gauche et se mit à chatouiller du bout de ses cinq doigts libres le creux de la plante désormais tendue comme un arc. Léa poussa un cri strident, suivi d’un flot de rires mêlés de suppliques. « Nonhonhonhonhon ! Stooooop ! Ça chatouhouhouhouhouille ! Arrêêêêête ! Pitiéhéhéhéhéhéhéhé ! »

« Tu te lèves ? » lança Nina d’une voix suffisamment forte pour couvrir ce déballage sonore. « Ouihihihihihihi ! »

Léa mit une bonne minute à retrouver ses esprits après que son pied, duquel irradiait toujours une vive sensation de chatouillement, fût libéré. Elle finit par se redresser pour s’asseoir au bord du lit et masser sa plante suppliciée. Elle jeta un regard noir à son amie, qui se tenait debout à l’entrée de la pièce, puis éclata de rire. « C’est Léa toute crachée ça… » se dit Nina.

Il en fallait effectivement beaucoup pour faire perdre à la jeune femme sa bonne humeur. Même un réveil aussi brutal n’avait pas pu l’entamer. Toujours souriante, prompte à rire de tout, Léa était adorée de tous. Ses amis, sa famille ou ses collègues profitaient pleinement de cette énergie positive qu’elle savait si bien communiquer autour d’elle. Ajoutez à cela des traits harmonieux, avec ses yeux bruns en amande, son petit nez vif et ses lèvres fines, sa peau vierge de toute impureté, le tout encadré par de longs cheveux noirs, et vous aviez le parfait mélange pour vous égayer une journée.

« Allez prépare toi », lui lança Nina, qui sortit de la pièce pour la laisser tranquille. « Tu sais que tu me le paiera ? », lui rétorqua une voix dans son dos. Elle sourit de cette bravade. Si seulement elle savait…
Toujours aussi sympa hâte de voir comment ça va évoluer! Et pour Le professionnel c’est génial que tu l’aies pas abandonné c’est une histoire que j’aime beaucoup
Bonne écriture
Superbe début, hâte de lire la suite !
Merci ! Ça encourage toujours ! Par ailleurs vous pouvez commencer à réfléchir à qui sera la prochaine. Les choix sont les mêmes que ceux proposés avant le dernier chapitre de Marie (sans Léa of course) !
Pour la suite perso je vote pour Lauraine
Hâte de te lire
Belle histoires, pour la suite je verrais bien Sophie en première position ainsi que Lauraine en deuxième position
Je verrai bien Leïli pour la suite en ce qui me concerne ^^
Impatient d'avoir la suite de l'histoire de Léa aussi ! :)
Je verrai bien Leïli pour la suite en ce qui me concerne ^^
Impatient d'avoir la suite de l'histoire de Léa aussi ! :)
L'auraine pour ma part
Vous êtes trois pour Lauraine, ce sera donc elle la suivante ! J’essaye d’avancer ce week-end sur l’histoire de Léa !
Voilà la deuxième partie, vos commentaires sont les bienvenus !!!




**
Elles avaient bien failli rater leur train et n’avait dû leur salut qu’à la magnanimité du contrôleur qui, les voyant courir comme des dératées sur le quai, avait retardé de quelques secondes la fermeture des portes. A bout de souffle et en nage, elles avaient mis plusieurs minutes à trouver leur place et furent agréablement surprise de trouver un wagon quasiment vide. Une demi-heure après le départ, elles étaient confortablement installées dans un carré de sièges, dont elles avaient chacun investi un côté. Placées en diagonale, les deux femmes s’étaient déchaussées et leurs pieds reposaient sur le siège d’en face.

« Alors, c’est quoi cette épreuve ? questionna Léa d’un air enjoué.

- Ah ça, je ne peux pas te le dire maintenant !

- S’il te plaît ! Je ne dirai pas aux autres que je sais ! »

Léa comprit à l’air sévère de son amie qu’elle n’obtiendrait rien et n’insista pas. Elle était bien trop heureuse d’enfin intégrer le cercle rapproché de Nina ! Depuis cinq ans qu’elles se connaissaient, elle n’avait jamais rencontré les amies d’enfance de sa meilleure amie. Alors quand celle-ci lui avait proposé un week-end dans sa maison de famille, dans les Landes, elle n’avait pas hésité une seconde. « Pour intégrer notre groupe, tu devras passer une épreuve », l’avait prévenue Nina. Mais jamais elle n’avait pu savoir en quoi pouvait consister cette épreuve. Elle avait tout de même accepté de s’y soumettre et avait même montré un certain entrain à l’idée de faire de nouvelles connaissances.

Alors que le train filait à vive allure vers Bordeaux, elles discutèrent encore quelques minutes puis se retranchèrent chacune dans leurs pensées. Nina se plongea dans un roman épais, tandis que Léa s’installa confortablement, casque sur les oreilles. Bercée par la musique et les mouvements de la rame, elle ne tarda pas à somnoler, puis à s’endormir tout à fait. Quand elle fut sûre que son amie dormait, au bruit régulier de sa respiration, Nina posa son livre sur la tablette et contempla les deux pieds nus posés sur le siège à sa droite, chevilles croisées.

Ils étaient incroyablement fins et la cambrure délicieusement prononcée des plantes leur donnait un côté élancé malgré sa petite pointure. Cette impression était encore renforcée par les gros orteils, qui rentraient légèrement vers l’intérieur, sans pour autant briser l’harmonie. Léa avait verni ses ongles de noir, offrant un contraste alléchant avec sa peau. C’est alors que Nina remarqua quelque chose qui lui avait échappé le matin. Les deuxièmes et troisièmes orteils étaient littéralement collés l’un à l’autre, laissant un infime espace entre eux, tandis que les deux derniers prenaient plus leurs aises. Elle nota mentalement ce détail pour plus tard.

Sortant son téléphone, elle se pencha pour prendre ces deux merveilles en photo, jetant un œil furtif vers la tête de son amie pour vérifier qu’elle était toujours endormie. Elle prit des cliches sous tous les angles, zoomant sur la plante, puis les orteils. Elle choisit finalement une photo où les deux pieds étaient bien éclairés par la lumière du soleil provenant de la fenêtre, qu’elle envoya sur une conversation Whats’app, accompagnée de quelques mots :

Nina : Regardez ce que je vous amène pour ce soir !

La réponse ne se fit pas attendre.

Manon : Oh mon dieu… ils sont superbes !!!

Emmy : Ils sont chatouilleux ?

Nina : Encore plus que les tiens !

Emmy : La pauvre ! Elle va souffrir…

Manon : J’aurais le droit de les lécher ?

Nina : Seulement si tu es sage !

Satisfaite, Nina rangea son téléphone dans sa poche. Elle ne voulait pas que Léa aperçoive des notifications malencontreuses. La fatigue la gagnait, elle aussi. Cinq minutes plus tard, elle accompagnait son amie dans le sommeil.
**
La maison familiale de Nina était perdue au milieu d’une forêt de pins, à la sortie d’un village à environ deux kilomètres de la mer. Léa, qui n’avait que peu d’occasions de quitter la banlieue parisienne, était émerveillée par tant de calme et de verdure.

C’était Manon qui était venue les chercher. C’était la jeune sœur de Nina. Blonde comme elle, mais plus grande. Ses traits étaient aussi plus fins pour lui donner un air presque enfantin. A peine étaient-elles sorties du wagon qu’elle s’était proposé de porter la valise de l’invitée, se penchant ostensiblement pour saisir la poignée. Léa avait eu l’impression qu’elle s’était arrêtée quelques secondes sur ses pieds, chaussés de mules largement ouvertes, mais elle avait vite chassé cette idée.

Emmy les avait accueillies sur le pas de la porte. L’amie d’enfance de Nina faisait à peu près sa taille. De longs cheveux châtains s’écoulaient en cascade sur ses épaules, qui semblaient bien frêles. Ses traits étaient un peu plus grossiers que ceux des deux sœurs, mais elle gardait un certain charme grâce à des yeux vert émeraude.

Les deux filles étaient adorables et Léa était très heureuse de se voir offrir la possibilité d’intégrer leur clan. Elles passèrent la journée entre la piscine et la terrasse, discutant de tout et de rien, mais évitant soigneusement de parler de la fameuse épreuve promise à la nouvelle venue. Ce n’est que bien après le repas du soir que Nina lança les hostilités, d’un ton qui se voulait cérémonial :

« Léa, c’est l’heure. Es-tu prête pour passer l’épreuve ?

- Je suis prête », répondit-elle d’une voix ferme, jouant le jeu.

Son amie lui demanda de la suivre vers la lisière de la forêt. Manon et Emmy lui emboitèrent le pas. Elles avancèrent dans l’obscurité sur un petit chemin qui s’enfonçait parmi les pins. Au bout de quelques minutes, Léa entendit le bruit des vagues et imagina qu’elles se dirigeaient vers la mer. Mais Nina obliqua d’un coup sur la gauche et la jeune femme devina un peu plus loin les contours d’une bâtisse de bois.

Son amie s’arrêtât devant la porte et se retourna vers elle : « Quand tu seras rentrée, tu devras subir l’épreuve jusqu’au bout. Il n’y aura plus de retour en arrière possible. Tu peux renoncer maintenant si tu veux et je te reconduirais à la gare demain à la première heure et on se verrait lundi comme prévu. » Léa ne put s’empêcher de frissonner. Qu’avaient-elles prévu de lui faire subir de si terrible pour qu’elle la mette en garde de cette façon ? Prenant son courage à deux mains, elle regarda Nina droit dans les yeux et rétorqua : « Je veux le faire ». Son amie hocha la tête. « Très bien. Attends nous ici quelques minutes, nous t’appellerons quand ce sera prêt ». Elle ouvrit la porte, qui grinça sur ses gonds rouillés, et entra, suivie d’Emmy et Manon. Léa se retrouva bientôt seule devant la porte close. Pour remplir cette attente et atténuer la tension qui commençait à la gagner, elle étudia la bâtisse. Celle-ci était plutôt construite en longueur et devait mesurer six mètres de long pour seulement trois de large. Les planches de bois avaient l’air récentes et il s’en dégageait une douce odeur de pin fraichement coupé. De la résine suintait ça et là.

« Tu peux entrer », ordonna une voix étouffée.

Léa pénétra à l’intérieur. La pièce n’était éclairée que par deux spots de jardin tirant sur le jaune, qui visaient quelque chose dans le fond qu’elle ne pouvait pas distinguer. Nina, Manon et Emmy faisaient barrage, alignées face à la porte. Elles avaient revêtu de longues capes noires et leurs têtes étaient couvertes par de grandes capuches. Léa déglutit devant ce spectacle. Ce fut cette fois Manon qui prit la parole :

« Tu as souhaité subir l’épreuve pour devenir l’une des nôtres. Chacune de nous l’a déjà affrontée et s’y soumet à nouveau régulièrement. A l’aube, tu seras pour nous une sœur. »

Léa resta silencieuse face à ce cérémoniel, se contentant de hocher la tête. Emmy enchaîna : « Tu vas devoir te déshabiller et ne garder que ton maillot de bain ». Elle obéit sans broncher. Elle ne portait de toute manière pas grand-chose de plus, à part un short léger un petit gilet. Léa était absolument renversante. Son bikini noir, assorti avec son verni à ongles, soulignait ses formes et s’accordait parfaitement avec le tain légèrement hâlé de sa peau. Visiblement satisfaite, les trois filles s’écartèrent. Léa eu un vif mouvement de recul. Ce qui lui était caché jusqu’à présent était une croix de bois massive, qui avait la forme d’un crucifix, surélevée à environ un mètre du sol par de lourdes chaînes accrochées au plafond. D’un geste, Nina l’invitât à s’avancer et à s’installer sur la croix.

« Ça fait très rite satanique votre truc », lâcha Léa. « Silence », lui imposèrent les trois filles d’une seule voix.

Gagnée par la peur, elle se mit à trembler. Mais elle s’assit tout de même au milieu de la croix, qui ballotta légèrement en faisant cliqueter les chaînes, puis s’allongea. Nina et Manon entreprirent d’attacher ses poignets à chaque bras de bois à l’aide de lanières de cuir prévues à cet effet, tandis qu’Emmy liait ses chevilles ensemble. Bientôt, la jeune femme se retrouva immobile et vulnérable. Nina s’approcha de son visage.

« Léa, l’heure de ton épreuve est arrivée. Jusqu’à l’aube, tu vas rire pour nous. »

La fin de la phrase fit l’effet d’un électrochoc. « Rire ? Mais qu’est-ce que vous allez me faire ? », interrogea Léa d’une voix où transpirait la panique, tout en tirant sur ses liens. Son amie lui répondit par un sourire carnassier : « Nous allons te chatouiller bien sûr ! »
Wow les choses sérieuses commencent !
Sinon c'est toujours aussi bien, continue !
Effectivement ça fait beaucoup secte 😂
En tout cas vivement la suite
« Me… Me chatouiller ? »

L’esprit de Léa dansait encore sur le fil de l’incrédulité, penchant de plus en plus dangereusement vers l’abyme de la panique. Nina, qui s’était déplacé pour venir se placer derrière la tête de sa prisonnière, qu’elle surplombait désormais pour la regarder droit dans les yeux, reprit d’une voix très douce. « Oui ma chère, nous allons te chatouiller jusqu’à l’aube. Te chatouiller partout et surtout sous tes mignons petits pieds. Tu as de la chance, le soleil se lève tôt en ce moment, ce qui veut dire que nous n’avons qu’un peu plus de quatre heures devant nous ! » Comme pour répondre à cette urgence, Manon et Emmy s’étaient elles aussi approchées, chacune se plaçant dans un angle à 45° formé par l’un des bras et le torse de Léa, ligotée sur sa croix. Partout où se posait son regard effrayé, la jeune femme tombait sur un visage où elle lisait l’excitation de la mettre au supplice. Submergée par la peur, elle craqua. « Non ! Arrêtez ! Je ne veux plus ! Ne me chatouillez pas ! Pitié ! C’est de la torture ! Vous ne pouvez pas ! Pitié ! Libérez moi ! »

« Allons, allons, un peu de courage, lui glissa Nina qui posa délicatement ses deux mains de chaque côté de la tête de son amie, glissant sur ses long cheveux soyeux. Nous t’avons prévenu, en entrant ici tu renonçais à la possibilité de revenir en arrière. »

Manon et Emmy avaient elles aussi avancés leurs mains, où brillaient le même vernis rouge sur de longs ongles parfaitement taillés pour le délicieux supplice qu’ils s’apprêtaient à pratiquer. Les deux femmes visaient le cou de la prisonnière. Leurs doigts fins atteignirent leur cible et se mirent à remuer sur la peau tendre. « Non ! Non ! Non ! Pitié ! Non ! » se mit à gémir Léa, tout en se contorsionnant dans tous les sens pour échapper aux chatouilles. Mais elle ne pouvait rien faire. D’abord très douces, les mains de Nina étaient devenues un étau enserrant sa tête pour l’empêcher de fuir cette première attaque. Du bout des ongles, Manon et Emmy titillaient son épiderme sensible, alternant de longs frôlements délicats et de frénétiques attouchements.

Léa avait de plus en plus de mal à résister à l’atroce démangeaison qui irradiait de son cou. « Guili guili guili ! Ça chatouille non ? », glissa Manon tout en poursuivant son délicieux ouvrage. « Mmmh ! Non ! Arrêtez ! », parvenait encore à articuler la victime, qui s’interdisait toujours de rire. « C’est qu’elle résiste dis donc ! lança Emmy. Voyons voir si elle craint sous les bras ! » Léa ouvrit de grands yeux paniqués. « Non ! Non ! Pas sous les bras ! Ahhhhhh ! Nonhonhonhonhonhonhonhon ! » Elle avait craqué dès les premiers attouchements. Les ongles d’Emmy s’étaient précipités sous son aisselle gauche, rapidement imités par ceux de Manon sous la droite. Les deux bourreaux avaient opté pour de vicieux grattements au cœur des doux creux, là où la peau satinée de Léa virait au rose très pale, concentrant le supplice sur ce point irrésistiblement chatouilleux. La prisonnière avait l’impression de devenir folle sous l’intensité des sensations, auxquelles s’ajoutèrent les dix doigts de Nina dans son cou. « Hahahahahaha ! Nonhonhonhonhonhonhoh ! Ça chatouille trophohohohohoho ! »

Les trois filles penchées sur son corps sans défense affichaient un sourire démoniaque, tandis qu’elles la torturaient sans faiblir, cherchant continuellement les points les plus sensibles. Si ses pieds étaient de loin la zone qu’elle redoutait le plus de voir chatouillée, Léa était également très réceptives sur le haut de son corps. Tandis que Manon et Emmy maintenaient ses aisselles sous une tension chatouilleuse extrême, traçant de leurs ongles acérés des arabesques invisibles sur la peau nue, Nina abandonna son cou et contourna les deux autres bourreaux pour venir se placer au niveau de son torse. Elle ne prit même pas la peine de prévenir et s’attaqua directement aux côtes. Léa hoqueta entre deux éclats de rire et poussa un cri strident. La croix se mit à trembler sous les furieuses contorsions de la prisonnière, qui sembla soudain être branchée sur un courant électrique, faisant tinter les chaînes. Nina pinçait frénétiquement ses flancs, n’oubliant aucun espace de peau entre ses os bien dessinés. « Ça te plaît ? », lâcha la blonde. Il n’y eut pas de réponse. La prisonnière alternait rires et cris avec une intensité redoublée et peinait de plus en plus à reprendre son souffle. Les trois bourreaux maintinrent la pression pendant quelques minutes encore, puis écartèrent presque à regret leurs mains.

« Alors, comment as-tu trouvé notre introduction ? », questionna Nina.

« Pitié… Arrêtez… C’est de la torture… Relâchez-moi… Je vous en supplie… », répondit Léa entre deux respirations. La jolie brune était en nage, ses longs cheveux dispersés par ses furieuses tentatives pour se libérer masquaient en partie son visage et plusieurs mèches s’étaient collées sur son front et ses tempes.

« Non, non, non ma chérie ! », reprit son amie. « Nous n’en avons pas terminé avec toi ! Sortez les plumes les filles ! »

Emmy l’avait devancée et proposa aux deux autres bourreaux une sélection des plus belles plumes de leur collection. Il y avait là de longues plumes de faisan, d’autres plus classiques de corbeaux ou de pigeon et d’autres encore d’origine indéterminées. Nina opta pour deux des plus petites, qui avaient l’avantage d’être suffisamment rigide pour infliger une pression insupportable à la peau nue. Manon s’empara de deux plumes artificielles colorées, effilées, avec une pointe très souple. Emmy choisit deux plumes de corbeaux, très élargie en leur centre mais dotées d’une extrémité à la fois fine et dure.

Les trois filles avaient déjà choisi leurs cibles. Elles s’agenouillèrent de part et d’autre du torse de Léa, qui suivait leur manège de ses yeux apeurés.

Ce fut Nina qui ouvrit les hostilités. Guidées par des mains visiblement expertes, ses deux plumes se mirent à tracer de longues courbes sur la surface plane du ventre de la prisonnière. La blonde utilisait pleinement les capacités de ses deux instruments, faisant varier continuellement la pression pour distiller des frôlements furtifs et des contacts plus appuyés.

Ses défenses vaincues par la première partie de son supplice, Léa ne tenta même pas de résister et se mit immédiatement à rire. Se faire chatouiller par des plumes n’est certainement pas aussi atroce que les violentes décharges provoquées par de longs ongles acérés sur la peau nue ou des pincements vicieux sur des zones vulnérables. Mais la douce sensation provoquée par les doux instruments devenait très vite tout aussi insupportable. La plume était l’instrument rêvé pour jouer sur le paradoxe des chatouilles, entre plaisir et douleur, faisant monter en flèche la frustration de la victime.

« Hahahahaha ! Hihihihihi ! Non ! Pas là ! Pas les pluhuhuhuhumes ! Aaaaahahahahahaha ! »

Nina venait de trouver un point particulièrement sensible, juste sous le nombril, là où la peau était la plus ferme et n’était quasiment jamais soumise à un contact extérieur. Elle changea de stratégie, augmentant le rythme des attouchements pour infliger de petits contacts rapides et appuyés du bout des plumes. Électrisée les éclats de rire de leur victime, Manon entra elle aussi en scène. Les pointes fines de ses deux plumes touchèrent les bords du petit nombril, qui ornait tel un bijou le ventre de Léa. Les doux instruments restèrent quelques instants sur la crête, avant de plonger simultanément dans le creux, tournoyant sans cesse pour ne rater aucun millimètre carré d’épiderme sensible.

Dès le premier contact, Léa s’était tendue comme un arc, poussant un cri de surprise. Mais le manège des plumes au coeur de son nombril furent plus redoutable encore, lui arrachant des éclats de rire désordonnés. « Hahahahah ! Houhouhouhouhou ! Ça chatouhouhouhouhouille ! Pas le nombrihihihihihihil ! »

Accaparée par les attouchements assaillant son ventre, la victime avait oublié la présence du troisième bourreau. Emmy avait choisi une stratégie originale. Attaquant la base du cou, elle redescendait lentement vers la poitrine de la prisonnière. Elle arriva rapidement à la destination voulue. Utilisant le bord des plumes, elle soumis à d’interminable frôlement la petite partie des seins qui n’était pas couverte par le haut du bikini noir. Léa crût défaillir sous cette nouvelle offensive. Les milliers de barbes chatouillaient irrésistiblement la peau blanche de cette zone ultra sensible. Ses éclats de rire se mêlèrent de cris de protestation, qui redoublèrent quand l’une des plumes, poursuivant sur sa lancée, plongea dans le creux de son aisselle gauche pour en gratifier le creux de frénétiques contacts.

La torture semblait venir de partout à la fois. Tout le haut du corps de Léa était soumis aux doux assauts. Chaque contact lui était de plus en plus insupportable. Sa peau irradiait de chatouilles. A chacun de leurs passages, les plumes distillaient d’atroces démangeaisons qui persistaient encore plusieurs secondes après qu’elles aient changé de cible. Ses aisselles, son ventre, son nombril et même une partie de ses seins… C’était trop pour Léa, qui ne parvenait plus évacuer la frustration. Des larmes se mirent à couler sur ses joues et ses suppliques se firent de plus en plus désespérée. « Nooooooon ! Pitiééé ! Je vous en suplihihihihihie ! C’est insupportahahahahahahahable ! Ça me chatouille trohohohohohop ! »

Les trois bourreaux, qui avaient senti ce soudain changement dans les rires et les cris de leur prisonnière, se relevèrent, mettant un terme au supplice.

« Bien, fit Nina, je crois qu’elle est prête. Il est temps d’aller visiter ces petits pieds si alléchants. »

A la simple évocation du mot « pied», Léa trouva un surcroît d’énergie, qui fit trembler la croix de bois. « Non ! Non ! Pas les pieds ! S’il vous plaît non ! Je suis trop chatouilleuse des pieds ! C’est horrible ! Ne me chatouillez pas les pieds ! »

Son amie la regarda droit dans les yeux : « Ce n’était pas une question. »
C’est plutôt sympa j’attends les choses sérieuses maintenant 😈
Toujours armées de leurs plumes, qu’elles glissèrent à leur ceinture pour les avoir toujours à portée de main, Nina, Manon et Emmy se dirigèrent vers l’extrémité de la croix, sourdes aux suppliques de Léa, qui tentait de négocier la grâce pour ses pieds nus. Comme animés d’une vie propre, ceux-ci ne cessaient de se masquer l’un l’autre dans une tentative de défense désespérée. Les trois bourreaux se placèrent face aux plantes vulnérables.

« C’est vrai qu’ils sont craquants ! », commenta Emmy.

« On en mangerait ! », rétorqua Manon en passant la langue sur ses lèvres.

Les trois jeunes femmes s’approchèrent et entreprirent d’améliorer le bondage de leurs prochaines cibles. Luttant pour obliger Léa à se laisser faire, elles attachèrent le plus gros et le plus petit orteil de chaque pied à l’aide d’une cordelette spécialement étudiée pour cet usage : d’une assez grande longueur, elle se divisait en V à l’une de ses extrémités, chaque branche permettant d’immobiliser un doigt de pied. Une fois ceux-ci soigneusement ligotés, les bourreaux lièrent l’autre extrémité aux chaînes qui reliait la croix de bois au plafond.

Elles reculèrent pour admirer leur œuvre. Elles avaient pris soin de tendre les cordelettes au maximum et de les accrocher très bas sur les anneaux de métal de part et d’autre. Ceci avait eu pour effet, non seulement d’étirer vers l’arrière les orteils de la prisonnière, mais aussi de faire en sorte que chaque pied soit dévié vers l’extérieur pour les éloigner le plus possible l’un de l’autre. Ceux-ci ne se touchaient plus désormais qu’au niveau des talons, formant un V. Ils étaient entièrement à la merci des trois filles, qui les dévoraient à nouveau du regard, profitant du spectacle avant de se jeter dessus. Léa, qui avait relevé la tête autant qu’elle le pouvait pour suivre l’étrange manège autour de ses orteils, s’était elle aussi rendue compte qu’elle ne pouvait plus compter sur aucune défense pour protéger ses extrémités sensibles.

« Pitié ! Je ferai tout ce que vous voulez mais ne me chatouillez pas les pieds ! Je vous en supplie ! Pitié ! Je suis trop chatouilleuse des pieds ! »

Cette fois, c’est Manon qui prit l’initiative. S’approchant de la tête de la prisonnière d’un air désinvolte, elle la regarda comme si elle n’était qu’un petit animal apeuré : « Je crois que tu n’as pas bien compris ce que nous avons prévu de te faire. Nous allons te faire découvrir des choses que tu n’aurais jamais imaginées possibles. Des chatouilles si terribles que tu auras l’impression de devenir folle. Mais tu as de la chance, il ne nous reste que deux petites heures avant l’aube. »

« Noooooooon ! » cria Léa. « Libérez moi ! Vous êtes folles ! Vous êtes complètement fohohohohohoholles ». La suite fut noyée dans un torrent de rires. Nina et Emmy avaient profité de la diversion pour lancer le supplice. Du bout des plumes, elles chatouillaient directement la fine peau des plantes de pieds. La première traçait de petits cercles sur l’épiderme sensible. La seconde avait opté pour de longs frôlements, partant du coussinet sous le gros orteil pour redescendre dans le doux creux, qu’elle parcourait sur toute sa longueur avant d’entreprendre le chemin inverse.

Frustrée de ne pas pouvoir se faire une place près des pieds de leur victime, Manon se dirigea vers la table de matériel et s’empara d’une brosse à dent électrique. Elle revint vers la prisonnière, qui laissait échapper dans la pièce un rire éclatant au gré des mouvements des plumes sous ses pieds, et se positionna près de son ventre. Léa releva la tête, affichant un visage aux yeux embués de larmes, quand elle entendit le bref « clic » suivi du vrombissement du moteur. L’embout tournoyant fut apposé au creux de son nombril vulnérable. La brune poussa un cri strident.

Au bout de la croix, Nina, bercée jusqu’ici par le rire mélodieux de son amie, sortit de sa rêverie et se souvint d’un détail qu’elle avait noté plus tôt dans la journée. Elle glissa d’abord la plume entre les deux premiers orteils du pied droit de Léa qu’elle avait à sa charge, usant d’un très classique mouvement de scie. Ils tentèrent de se crisper mais ne gagnèrent que quelques millimètres. Satisfaite de ce premier test, Nina partit à l’opposé et entreprit de chatouiller les deux derniers orteils, s’insinuant entre eux, torturant les jointures de la pointe de son doux instrument. Ils essayèrent eux aussi de se protéger, mais les rires de Léa ne changèrent pas d’intensité. Puis elle se dirigea vers sa véritable cible. Elle dût mobiliser son autre main pour écarter les deuxième et troisième orteils, si étroitement proches. Entre eux, la peau était plus blanche que partout ailleurs sur le corps très largement dénudé de Léa. Nina passa sa langue sur les lèvres, excitée à l’idée de l’effet qu’elle allait produire sur sa victime. La plume se faufila délicatement entre les deux doigts de pied jumeaux et reprit un lent mouvement de va et vient, laissant à chaque barbe le soin de chatouiller irrésistiblement cette zone qui n’était jamais vue ni touchée par personnes.

L’effet fut radical. Léa rua si fort dans ses liens que la croix fut projetée en avant et manqua de peu le nez d’Emmy. « Aaaaaaaaaaaah noooooooooooooooon ! », hurla la prisonnière après un hoquet de surprise. « C’est horrihihihihihihihihihihihible ! Hahahahahahahahahahahah ! » Ce cri désespéré se transforma en hurlement de terreur quand Emmy, imita sa voisine et se mit à torturer les deux mêmes orteils du pied gauche. La jeune femme aux yeux verts adopta une technique redoutable. Elle fit tourner la pointe rigide de la plume du bout de ses doigts, faisant pivoter au même rythme les doux poils entre les doigts de pieds de la pauvre Léa.

Nina avait abandonné sa chère plume pour gratouiller le minuscule espace de peau hypersensible du bout d’un ongle, faisant encore grimper d’un cran l’intensité des rires et des cris de son amie. Toute entière concentrée sur sa trouvaille, elle sursauta quand elle sentit l’embout d’une brosse à dent électrique passer sur sa plante gauche exposée par sa position à genoux. Abandonnant son terrain de jeu, elle tourna la tête et tomba sur Manon : « Moi aussi je veux jouer », lui lança celle-ci, en prenant sa place.

« Attention, ça va bouger ! », prévint elle. Emmy s’écarta vivement, tandis que Nina, qui avait compris ce que préparait Manon, décida de lui prêter main forte. Du pouce et de l’index de chaque main, elle saisit les deux orteils si chatouilleux du pied droit et les écarta autant que possible, laissant le champ libre à sa petite sœur. Celle-ci ne se fit pas prier et glissa la brosse à dent vrombissante dans l’espace créé pour elle. Tournant à 180° avant de rebrousser chemin à un rythme effréné, les centaines de poils appliquaient une pression redoutable entre ses doigts de pied. Pour Léa, ce fut comme si le temps s’arrêtait et que les secondes se transformaient en heures. Ses trois bourreaux pensèrent un instant que les chaînes allaient céder sous les tremblements que la prisonnière imprimait à la croix et Nina avait toutes les peines du monde à maintenir écartés les petits orteils torturés, qui tentaient de se dégager par tous les moyens. Submergée par une sensation de chatouille d’une intensité folle, Léa se débattait en tout sens, mettant ses liens à rude épreuve. Plus aucun mot n’était intelligible au milieu de ses cris, rires et suppliques. « Aaaaaaaaaaaah ! Ça chatou… Hahahahahahahahahahahaha ! Hiiiiiiiiiii ! Arrêt… Héhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhé ! Pit… Aaaaaaaaaaah ! »

Il était évident que ce supplice ne pourrait pas être maintenu très longtemps sans que la victime perde connaissance, mais Manon le prolongea jusqu’à l’extrême limite. Quand la brosse à dent laissa ses doigts de pied en paix, Léa s’affaissa comme si quelqu’un venait de débrancher une prise de courant. Elle n’était plus capable de parler et se contentait d’un seul mot qu’elle répétait comme un leitmotiv : « Non ! Non ! Non ! Non ! Non ! »

« Tu as été très courageuse », lui lança Manon, qui était toujours agenouillés devant ses pieds nus. « Il est temps de t’offrir un petit répit ».

Une fois encore, Nina avait saisi ce qui allait se passer et se dirigea d’un pas décidé vers la table aux instruments. Manon avait approché son visage du pied gauche de Léa. Sa langue rose et fine jaillit et gratifia la plante d’un long passage, partant du talon jusqu’à la zone d’appui, infléchissant sa trajectoire pour suivre la courbure délicieusement creusée. « Mmmmmmmmmh », protesta Léa, encore essoufflée de son précédent supplice. Manon se délectait avec extase de ce pied nu, qu’elle parcourait sous toutes les coutures. Elle alternait les passages lents et prolongés aux creux de la plante ou sur les bords avec de petits contacts frénétiques du bout de la langue. Gigotant autant que les liens le permettaient, les petits orteils venaient lui caresser le front ou le nez. Léa était perdue dans un océan de sensations nouvelles. Elle geignait, gémissait, riait quand la pointe humide s’attaquait à un point particulièrement sensible. « Hmmmmmm ! Non ! Hihihi ! Arrête ! Mmmmmmh ! Ça chatouille ! Ahahahahaha ! C’est affreuuux ! »

Le rythme de ses lamentations s’accéléra quand elle sentit la langue de Manon remonter vers ses orteils. Celle-ci s’attaqua d’abord aux plus petits, léchant leurs bases, s’insinuant entre eux pour finalement les prendre en bouche un par un. Léa cria quand les dents entrèrent délicatement en contact avec la peau sur les bords du quatrième. Son cerveau lui envoya soudain des signaux d’alerte : Manon se décalait vers le points le plus chatouilleux de son pied nu. « Non ! Arrête ! Pas ça ! », tenta de l’en dissuader la prisonnière. En vain. La blonde goba les deux orteils en même temps et insinua immédiatement sa langue entre eux. « Aaaaaaaaaaaaaahahahahahahahahahahaha ! C’est horrihihihihihihihihible ! »

Le contact chaud et humide sur cette zone divinement sensible faisait disjoncter l’esprit de Léa, qui hurla de plus belle quand Manon les abandonna pour aller s’attaquer directement aux confrères de son pied droit, laissant derrière elle un pied trempé de salive. Le bourreau avait aperçu sa sœur revenir auprès d’elle. Nina s’agenouilla à ses côtés, lui adressant un clin d’œil. « La pause est finit », lâchât-elle à haute voix.

Léa n’eut même pas le temps de réagir. La brosse à cheveux frotta énergiquement la plante de son pied gauche. Glissant sur la peau humide, les centaines de pics terminés par de petites boules de plastiques rigides chatouillaient sans merci chaque millimètre carré d’épiderme. La prisonnière se cambra sur sa croix, poussant un cri qui dépassait tout ceux qu’elle avait émis jusque-là.

Le suivant fut plus puissant encore. Manon, qui avait consciencieusement humidifié le pied droit de Léa, s’était elle-même saisi d’une brosse que lui avait apportée sa sœur pour supplicier la plante. Les deux instruments changeaient constamment de trajectoires, passant de frottements verticaux sur toute la longueur des deux pieds à des attaques horizontales pour se concentrer sur un point précis. Jamais les hurlements de Léa ne furent aussi intenses que lorsque les brosses torturaient le creux de ses plantes. La brune avait perdu tout contrôle sur son corps et se débattait furieusement sur sa croix de bois. Il n’y avait plus de rires, seulement des cris dont l’intensité faiblissait de plus en plus. Quand Emmy, qui était restée jusque-là spectatrice, s’attaqua à ses aisselles, usant de ses longs ongles sous l’une et d’une brosse à dent électrique sous l’autre, la jeune femme crût défaillir sous l’atroce démangeaison qui semblait venir de partout à la fois. Mais son corps n’avait pas encore épuisé toutes ses réserves et n’était pas encore prêt à lui accorder le havre de paix de l’inconscience pour la libérer des chatouilles.

Soudain, un rayon de soleil perça au travers d’une lucarne et inonda la pièce de lumière. L’aube était là. Instantanément, les trois bourreaux arrêtèrent le supplice et vinrent se placer près de la tête de Léa, brillante de sueur et de larmes salées. « Félicitation Léa, lui glissa Nina. Tu es l’une des nôtres maintenant. » La jeune femme de répondit pas, à bout de souffle. Seul ses yeux furent encore assez incisifs pour la fusiller du regard.
**
Le retour avait pris une éternité. Léa tenait à peine sur ses jambes lorsque les trois filles l’avaient détachée et l’avait remise debout. Elles avaient dû finalement la porter à travers la forêt, trébuchant sur les racines presque invisibles dans la pénombre du début du jour.

Léa s’éveillât dans une chambre qu’elle ne connaissait pas, dans un grand lit dont les draps blancs étaient en désordre, comme si elle avait continué à se débattre contre les terribles chatouilles de la veille. D’un pas encore chancelant, elle sortit dans le couloir. Elle se trouvait à l’étage de la maison de Nina. Dans la chambre attenante, Emmy dormait sur un lit étroit. Des cordes enserraient encore ses chevilles, preuve que les deux sœurs s’étaient encore amusées après l’avoir couchée. Léa fût frappée par la blancheur des deux pieds attachés au bord du matelas. Ils étaient plus petits que les siens et la peau au creux des plantes très cambrées se confondaient presque avec les draps.

Elle poursuivit son chemin dans le couloir. Nina et Manon étaient plongées dans un profond sommeil, côte à côte dans le lit parental, leurs cheveux blonds se mélangeant sur les oreillers. Elles aussi étaient pieds nus. Elle connaissait déjà ceux de son amie et leur pointure 39. Ceux de la petite sœur semblaient plus grands encore, très élancés avec des orteils longs et fins. Léa restât interdite quelques secondes puis un sourire démoniaque se peignit sur son visage. Elle avait là une occasion en or d'assouvir sa vengeance.


L'histoire de Léa est terminée. J'attends vos commentaires avant de me lancer dans celle de Lauraine, qui sera la dernière de la série !
C’est dommage j’aurais bien aimé avoir la vengeance mais bon c’est pas grave comme d’habitude c’etait un plaisir de te lire c’était bien détaillé et bien amené, bien joué!
Très bonne histoire, j'ai beaucoup aimé !
J'aurai bien aimé avoir la vengeance de Léa aussi mais bon tant pis, ça laisse libre cours à l'imagination. ;)
On attend impatiemment l'histoire de Lauraine maintenant !
Je pensais effectivement laisser votre imagination fonctionner, mais ce topic ne pourrait plus porter ce nom si je ne vous laissais pas le choix :perplexe2:

Alors dites moi ce que j'écris pour la prochaine fois !

1 - Un bonus de l'épisode 2 sur la vengeance de Léa
2 - Passer directement à l'histoire de Lauraine

La première option qui récolte trois vote l'emporte ;)
Je dirais pas non contre une vengeance ;)
La 1 la vengeance
Pareil pour moi la vengeance de léa me tente bien 😈
Léa aura donc droit à une vengeance détaillée ! 😅
Yeeees j’ai hâte de te lire
Trois victimes veulent aussi dire que le chapitre sera plus long à écrire. Vous devrez patienter un peu, sans doute jusqu'au week-end voire au début de la semaine prochaine.
J'ai hâte aussi ^^ je me demande si elle va leur faire subir la même chose et l'autre fille qui lui a Lecher les pieds je me demande si elle lui fera subir la même chose pour se venger et lui montrer se que sa fait de se faire Lecher les pieds ptdr j'ai hâte de voir à quel point elles sont chatouilleuse des pieds sa pourrai être sympa si y avait également des indications sur l'odeur des pieds des 3 filles genre elles ont été chaussé toute la journée genre et tout et que elles ont des petites odeur de pieds lol on c jamais ^^
Hello tout le monde !

Désolé pour cette très longue absence....

Vous êtes toujours chaud pour que je continue cette fic ? La suite des aventures de Léa comme prévu ou je passe au chapitre suivant ?
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