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A vous de choisir - Episode 2

Hello tout le monde !

N'ayant plus le temps d'assurer le suivi d'une histoire au long cours, je vais plus opter désormais pour des one-shots dans la veine de ma dernière fic' "Les risques du métier". Sauf qu'au lieu de vous imposer l'histoire, je vous propose cette fois d'avoir le choix. Le principe est simple : je vous propose une liste de victimes (qui pourra évoluer). La première victime à récolter 3 votes fera l'objet du premier one-shot. Puis une nouvelle liste vous sera soumise ensuite, avec à chaque fois une nouvelle proposition.

Pour chaque victime potentielle, vous aurez quelques info et un petit scénario de base. Celui-ci n'est pas forcément figé, alors n'hésitez pas à faire des suggestions avec vos votes !

Voilà la première liste !

Leïli
26 ans – 1,70m – pointure 39
Point le plus chatouilleux : les côtes
Avec son physique longiligne, Leïli passe le plus souvent pour une grande sportive. Sa passion, c’est plutôt les jeux vidéo. Elle a même réussi à en faire son métier en devenant testeuse professionnelle. Ses vidéos sur Internet font des dizaines de milliers de vue. Mais gare au développement un peu trop rapide de la réalité virtuelle...

Alicia
25 ans – 1,67m – pointure 38
Point le plus chatouilleux : le ventre
Dans une autre vie, Alicia aurait pu être mannequin, avec ses courbes parfaites, ses longs cheveux bruns et ses yeux verts. Mais la jeune femme se débat au milieu d’une vie parfaitement banale de banlieusarde. Elle égaye son quotidien grâce aux réseaux sociaux, où elle n’hésite pas à se mettre en scène, sans trop prendre garde aux prédateurs qui y rôdent…

Léa
27 ans – 1,58m – pointure 37
Point le plus chatouilleux : les pieds
Souriante et pétillante, Léa fait le bonheur de sa famille, de ses amis, de ses collègues… Une bonne humeur et un rire très communicatif. Voire même un peu trop addictif pour certains.

Marie
29 ans – 1,68m – pointure 38
Point le plus chatouilleux : les pieds et les côtes
Marie la maladroite. Voilà comment ses amis ont fini par la surnommer. Partout où elle passe, elle provoque des catastrophes. Timide et tête en l’air, elle a néanmoins débuté une carrière prometteuse à la télévision, où son côté naturel séduit de plus en plus de fans. A tel point qu’elle est invitée sur les plateaux des jeux les plus tendances.

Sophie
23 ans – 1,65m – pointure 38
Point le plus chatouilleux : le nombril et les aisselles
La cigarette, l’alcool, voire même un peu de drogue de temps en temps… Sophie ne recule devant rien et justifie tous ses écarts par son jeune âge. Mais cela n’empêche pas les mauvaises rencontres. Signe particulier : les chatouilles sous les pieds la laisse de marbre.

A vos votes !
Ça a l'air sympa comme concept ,par contre j'hesite je ne sais pas si on peut voter pour plusieur victimes a la fois en tout cas si cest le cas ,pour ma par ce sera leïli et marie😊en revanche si tu tien a ce que l'on choisissent qu'une seul victime je choisit leïli parce que je suis curieux de savoir ce que ton imagination va sortir avec la réalité virtuelles 😂
Merci Koko :)

Mon idée de départ était de ne prendre qu'un vote à la fois. Mais après tout, ça irait bien plus vite avec plusieurs noms. Encore une fois, à vous de choisir : vous pouvez n'en proposer qu'un seul ou en proposer deux maximum :)

J'enregistre donc un vote pour Leïli et un vote pour Marie !

Le compteur sera remis à 0 après la publication du premier one-shot.

Bilan après le vote de Koko :
Leilï : 1
Alicia : 0
Léa : 0
Marie : 1
Sophie : 0
Très bon concept, c'est interactif donc pour nous en tant que lecteur, ça rend la chose encore plus ludique, et pour toi ça te permet d'écrire sans te sentir enfermé, bravo :)
Pour les votes, je vais également en choisir 2, mais pour moi ça sera Leïli et Léa
Au plaisir de te lire alors ;)
Nouveau concept très sympa!
Je vote pour Léa et Marie
Hâte de te lire!
Si je fais bien les comptes, nous sommes à 2 votes pour Leïli, Léa et Marie !

Le prochain à voter peut donc avoir le privilège de choisir ! En revanche ce serait assez sympa de nous éviter une égalité, donc il n’y a plus de double vote possible, sauf pour les victimes qui n’ont encore eu aucun vote ;)
Je vote pour Marie ! :)
C’est donc Marie qui l’emporte ! Merci pour vos votes :) je m’y mets dès que possible !
Pour vous remercier de votre enthousiasme, j'ai décidé de scinder en deux le premier one-shot avec Marie et de vous donner dès ce soir la première moitié que je viens d'écrire ! Bonne lecture !



Le prix du succès


Où pouvait bien être ce foutu téléphone ? Marie le cherchait depuis plus d’un quart d’heure. Et elle avait déjà dix bonnes minutes de retard quand elle s’était rendue compte de son absence au moment de passer la porte de son appartement. Elle avait cherché partout : dans le creux du canapé, sous la table, dans son armoire à chaussure… Elle était même allée jusqu’à inspecter minutieusement le frigo. Elle l’y avait oublié une fois déjà après avoir été chercher son déjeuner et l’appareil avait mis plusieurs heures avant d’accepter de s’allumer à nouveau après ce brutal séjour au froid. Elle courait en tout sens dans ses 30m2, espérant soudain recevoir une illumination divine pour le retrouver. « Marie ! Tu n’es pas possible ! », se reprochait-elle à voix haute.

Son agitation était vaine. Elle finit par se figer au milieu du salon. « Faites qu’il sonne ! S’il vous plaît ! », supplia-t-elle en murmurant. Son vœu fût exaucé. Elle entendit un faible bruit de vibration. Cela venait de sa chambre ! Marie se rua dans la pièce. Dans les draps ! Elle aurait dû commencer par là… Elle saisit le tissu et le releva d’un coup sec. Le téléphone prit son envol lui aussi et termina sa course contre le mur. « Oh non ! Oh non ! », s’écria la jeune femme. Elle se précipita pour le ramasser. Ouf ! Il fonctionnait toujours ! Mais l’écran en était quitte pour une belle fissure. Ça devait être la cinquième fois cette année. Et nous n’étions qu’au mois de juin…

Marie eut tout juste le temps de décrocher avant la fin de l’appel. « Marie ? Vous êtes en route ? », l’interrogea une voix féminine. « Euh oui… Enfin non… Je pars à l’instant », balbutia-t-elle en réponse. « Dépêchez vous un peu ! Sinon vous n’aurez pas le temps de passer par le maquillage ! ». Elle claqua la porte, sans prendre le temps de vérifier que ses clés étaient bien dans son sac à main. Elle repoussa le problème à plus tard. Il fallait se dépêcher. Par chance, elle habitait en face de l’arrêt de tramway. Elle sortit en trombe… et vit les portes de la rame se fermer. Le suivant était prévu dans quinze minutes. La poisse ! Elle hélât un taxi et lui donna l’adresse du studio à la volée.

Enfin elle était au calme, installée confortablement à l’arrière d’une luxueuse berline noire. Ses premiers instants de répit depuis la sonnerie du réveil signifiant la fin de sa sieste. Elle avait vingt bonnes minutes devant elle, peut-être trente avec la circulation de ce début de soirée. Ses amis avaient décidément raison. « Marie tu es trop maladroite ! Marie tu es tête en l’air ! Marie fais un peu attention enfin ! » Ces phrases la poursuivait depuis son enfance et il ne se passait pas une journée sans qu’elle leur donne un sens.

Heureusement pour elle, ça n’avait eu aucun effet sur sa carrière. A 29 ans, elle était déjà une brillante journaliste et était pressentie pour devenir le joker de la présentatrice vedette du JT d’une grande chaine de télévision. Sans être particulièrement jolie, Marie séduisait par sa simplicité et l’éclat de son sourire, qui illuminait la caméra. Ajoutez à cela de grands yeux, qui exprimaient une profonde naïveté, des cheveux châtains bouclés, comme ceux d'une petite fille, et une voix à la douceur satinée, et vous obteniez le cocktail parfait pour faire fondre les cœurs des téléspectateurs. Sa cote de popularité avait décollé à vitesse grand V et cela lui valait son invitation du jour. Depuis un an et demi maintenant, Marie était conviée à toutes sortes d’émission. Elle avait même participé à Fort Boyard l’été précédent, où elle avait dû affronter scorpions et mygales. Mais étrangement, elle ne se souvenait pas d’avoir autant redouté la proximité des bestioles que ce qui l’attendait ce soir. Il faut dire que le concept de l’émission n’était pas fait pour lui donner confiance.

« Le prix du succès ». C’était le titre. Elle n’aurait aucun présentateur avec elle. C’était le public et les téléspectateurs qui décideraient de tout. Chaque mois, une célébrité était élue et se voyait imposer plusieurs épreuves en direct et en prime time, pendant près de deux heures. Tout au long de l’émission, les gens votaient pour décider de la suite. Le mois dernier, une jeune athlète avait dû résoudre une série d’énigmes, suspendue la tête en bas, les pieds reliés par un long câble à une grue qui la faisait se balancer en permanence. Marie ne voulait pas y aller. Dans l’optique d’une épreuve sportive, on lui avait demandé de s’habiller d’une brassière et d’un short de sport. Elle avait toujours été nulle en sport, elle allait se ridiculiser… Mais elle avait été élue et si elle refusait de répondre aux attentes du public, sa carrière pouvait s’arrêter très vite…

L’angoisse atteignit son paroxysme quand elle sentit le taxi ralentir et le moteur s’arrêter. Ils étaient arrivés. Elle paya d’un air absent et se dirigea vers l’entrée destinée aux invités. Sa montre indiquait 19h52. Elle était en retard de près d’une heure ! Marie n’eut même pas le temps d’esquisser un mouvement vers la poignée de la porte que celle-ci s’ouvrit à la volée, laissant passer une petite femme blonde d’une cinquantaine d’année. « Ah bah c’est pas trop tôt ! », lui lança-t-elle en plein visage. « L’émission commence dans 10 minutes ! Oubliez le maquillage et allez tout de suite vous changer ! » Elle tourna les talons aussi sec et repartit d’un pas rapide. Marie la suivit au pas de course jusqu’à une loge exiguë tout près de l’escalier menant au plateau. « Voilà ! Et dépêchez vous ! Vous ne devez garder que le short et la brassière. Vous enlevez tout le reste, y compris les chaussures et les chaussettes ». La jeune femme n’eut pas le temps de répliquer que l’autre claqua la porte. Elle poussa un soupir de soulagement : si on lui demandait de se mettre pieds nus, elle n’aurait sans doute pas à courir. On lui demanderait peut-être de plonger dans des bassins remplis de choses peu ragoutante, mais cela ne lui faisait pas peur. Après les scorpions et les araignées, elle pouvait tout affronter.

Elle avait à peine terminé de se mettre en tenue que la porte s’ouvrit brutalement. Cette fois, la femme blonde ne prit même pas le temps de lui parler et lui indiqua de la suivre d’un signe de tête. Elles gravirent quatre à quatre la série de marches menant au plateau. Marie sentit le stress monter en même temps que l’escalier. Elle connaissait ce sentiment, mais cette fois, elle n’était pas sûre qu’il allait disparaître de lui-même après quelques minutes. Le plateau était plongé dans l’obscurité, mais Marie entendit que les spectateurs étaient déjà en place. Ce soir, une centaine de personnes lui feraient face, et plusieurs dizaines de milliers la regarderaient dans leur écran de télévision pour décider de son sort.

La salle était immense. Un chevalet trônait au milieu. Cela faisait partie des règles : au début de l’émission, la célébrité choisie apparaissait poignets et chevilles liés à un grand X de métal, puis on lui dévoilait quels allaient être les épreuves qui lui seraient imposées. Le public avait le choix entre 5 défis. Elle devrait relever tous ceux qui auraient dépassé 30% des suffrages. Si un seul allait au-delà de cette barre fatidique, elle devrait s’y plier toute la soirée, mais ce cas ne s’était jamais produit jusqu’ici.

Deux hommes habillés en noir l’accueillirent près du chevalet et l’installèrent. Leurs gestes étaient rapides et précis. Il le fallait : la diffusion devait débuter dans moins d’une minute. Ils eurent à peine le temps de s’écarter qu’un spot blanc éclaira Marie, ligotée sur son chevalet. « Bonsoir à tous ! », lança la traditionnelle voix off, une voix métallique censé imiter un droïde de la saga Star Wars. « Ce soir, vous avez désigné Marie pour affronter le prix de son succès. Sans plus attendre, découvrons quelles épreuves vous lui avez réservées ! »

Un écran de contrôle s’alluma près de la jeune femme, tandis qu’un autre, bien plus grand, s’affichait derrière elle. Elle lut rapidement les cinq épreuves : « nager dans la vase », « plonger avec des requins », « peindre un tableau enfermée dans une camisole de force », « traverser un plan incliné en marchant sur les mains », « subir le supplice des chatouilles attachée ». Marie ouvrit de grands yeux en lisant cette dernière phrase. Des chatouilles ? Il n’en était pas question ! Elle était bien trop sensible ! Supporter ça en direct serait une horrible torture !

« Et voici le résultat des votes », reprit la voix, insensible. Des barres apparurent sur les écrans et progressèrent doucement. La vase s’arrêtât presque immédiatement, à 5%, à peine moins bien que la peinture, à 7%. Les requins atteignirent 20% et le plan incliné 22%. Mais Marie avait les yeux rivés sur la dernière barre, dont la course ne semblait jamais devoir s’interrompre. Elle se figea finalement à 46%. « C’est une première ! lança la voix métallique d’un air qui semblait enjoué. Vous n’avez choisi qu’une épreuve pour Marie : ce soir, elle devra subir le supplice des chatouilles attachée ». Le visage de la jeune femme se décomposa devant la caméra.
Super debut j'ai hâte de lire la suite 😊
Excellent début d'histoire! C'est très bien amené. L' enchaînement rapide des actions est bien rendu et la tension palpable. Quant au choux du public on ne peut qu'être d'accord lol!
:D
J’ai aussi hâte de lire la suite! Une écriture fluide et un scénario simple mais efficace franchement bravo!
Merci :D J'ai ajouté un peu d'interactivité supplémentaire : rendez-vous à la fin du passage ;)



Marie avait la sensation que le sol du plateau venait de s’effondrer sous elle. C’eut été préférable dans sa situation. Car elle était belle et bien attachée, vulnérable, face à des dizaines de milliers de personnes qui avaient décidé de la soumettre à la torture. Elle allait être chatouillée sans merci, filmée sous tous les angles par les caméras, et ses tortionnaires pourraient assister à son supplice tranquillement depuis leurs canapés, choisissant d’un claquement de doigts le sort qui allait lui être réservé dans les minutes suivantes. « Nous allons marquer une courte pause, reprit la voix off dans les haut-parleurs. Vous n’avez que quelques minutes pour choisir quelle sera la première épreuve de Marie pour payer le prix de sa célébrité. Vos deux premiers choix seront retenus ! ».

L’éclairage retomba et l’écran s’alluma à nouveau. Cinq propositions étaient écrites. La jeune femme leva des yeux où se disputaient le désespoir et la terreur. « Bander les yeux de Marie », « Chatouiller les pieds de Marie avec des plumes », « Faire lécher les pieds de Marie par des chèvres », « Chatouiller Marie sous les pieds et les aisselles », « Libérer Marie ». La jeune femme reçut un second coup de massue derrière la tête. Elle était effroyablement chatouilleuse de la plante des pieds. Le simple contact d’une plume à cet endroit hyper sensible suffisait à la faire craquer en quelques secondes. Elle n’osait même pas imaginer l’effet des autres propositions… Et c’était visiblement là que la production avait décidé de débuter le jeu

Les barres commençaient déjà à progresser à vive allure. Toutes… sauf la dernière, qui avait bien du mal à atteindre le premier pour cent. Marie voulait pleurer. Marie voulait supplier. Elle savait qu’elle finirait par le faire, mais elle devait tenir au moins quelques minutes. Elle devait absolument montrer qu’elle pouvait affronter cette épreuve. L’intendante revint, un sourire narquois sur le visage. « Vous savez que vous avez le droit d’abandonner, lui lança-t-elle d’une voix ou perçait le sarcasme. Personne ne vous en voudra, à part vos milliers de fans… » Marie serra les dents et secoua la tête. La femme blonde tourna les talons.

Le spot blanc s’éclaira à nouveau, baignant Marie de lumière. Sous cet éclairage, sa peau nue légèrement bronzée, largement visible en dehors des parties recouvertes par la brassière et le short, ressortait comme un phare dans la nuit. Elle imaginait sans peine les regards avides de ses bourreaux derrière leurs écrans. Marie n’était certes pas aussi jolie que les autres bimbos de la télévision, mais elle savait prendre soin de son corps. « Merci de votre participation, reprit la voix. Découvrons quel sera le contenu de la première épreuve de Marie ! ». La journaliste ne tourna pas la tête. Elle regarda la caméra qui lui faisait face droit dans les yeux, déterminée à ne pas ciller quand la sentence serait annoncée. « Vous avez donc choisi : ‘chatouiller les pieds de Marie avec une plume’ et ‘bander les yeux de Marie’ ! » Elle cilla.

Le chevalet se mit à vibrer et commença à s’incliner. Marie sursauta et réprima un petit cri. La structure métallique s’abaissait et sa prisonnière se retrouva bientôt à l’horizontale, allongée sur le dos. Elle eut à peine le temps de distinguer deux formes humaines derrière elle qu’un épais bandeau de tissu noir fut appliqué sur ses yeux et noué derrière sa nuque. La barrière était efficace : même les lumières puissantes des spots disparurent en un instant. Elle était désormais seule avec sa terreur. Elle ressentit néanmoins une forme de soulagement. Au moins, les caméras ne capteraient pas son regard suppliant sous l’effet des chatouilles. Une consolation bien maigre.

« Il est temps pour Marie de payer le prix de sa célébrité ! » lança la voix robotisée dont le volume avait été augmenté considérablement. La jeune femme crispa tous ses muscles, redoutant plus que jamais le premier contact sous ses pieds nus. Au début, il n’y eut qu’une plume dont les barbes lui taquinèrent les deux premiers orteils de son pied gauche. Marie ne put se retenir de les crisper et se rendit compte que c’était impossible. Une barre métallique froide retenait leurs extrémités, empêchant tout mouvement au-delà de quelques millimètres. Sa stratégie de défense annihilée, Marie n’eut d’autre choix que de laisser la plume parcourir la base de ses doigts de pied.

Son visage se tendit de plus en plus, traduisant l’effet irrésistible des doux attouchements à l’écran. La production avait choisi de river une caméra sur la tête de Marie et une autre sur ses pieds nus pour que les téléspectateurs ne ratent pas une miette du spectacle. Ils pouvaient sans peine voir le résultat de chaque mouvement de plume sur leur victime. Marie avait de plus en plus de mal à résister aux terribles démangeaisons. Précise comme un scalpel de chirurgien, la pointe de la plume caressait la base des cinq orteils, s’infiltrait entre la peau nue et la barre métallique, jouait de sa souplesse pour s’insinuer entre deux doigts de pied sensibles. Marie lâchât de petits gémissements, agrémentés ça et là d’un « non ! non pas là ! » prononcé à voix haute. Mais elle ne riait toujours pas. Le supplice n’était pas aussi horrible qu’elle l’avait imaginé. Peut-être parviendrait-elle à limiter la casse… Elle avait tort.

Soudain, une autre plume se mit à chatouiller directement le creux de la plante de son pied droit. L’instrument ne lui avait accordé aucun préliminaire et s’attaquait aux points les plus sensibles au cœur de la cambrure. A l’écran, la plume glissait avec grâce et volupté sur la peau nue, laissant aux téléspectateurs le soin de constater tout le potentiel chatouilleux qu’elle détenait sur la victime. Marie, qui avait poussé un cri de surprise, ne put se retenir plus longtemps et laissa échapper un éclat de rire aux sonorités timides, dont le volume grimpa de secondes en secondes et monta en flèche quand la première plume imita sa voisine dans le creux du pied gauche.

« Arrêtezhéhéhéhéhé ! Pitiéhéhéhéh ! Ça chatouhouhouhouille ! Pas mes piedshéhéhéhé ! » Marie avait perdu sous les chatouilles toutes la belle contenance qui faisait sa force dans son métier. Irrésistiblement chatouilleuse, elle ressentait avec une acuité décuplée chaque variation de pression sur son épiderme ultra-sensible. A l’écran, les spectateurs purent remarquer les premières larmes rouler sous le bandeau, tandis que les plumes entamaient un long mouvement de va-et-vient sous les pieds de Marie. Privés de marge de manœuvre, ceux-ci tentaient comme ils pouvaient de se soustraire à l’horrible supplice sans jamais y parvenir.

Ils étaient parfaitement en accord avec leur propriétaire. Ni trop grand, ni trop petits, avec leur pointure 38. Une plante délicieusement creusée et des orteils fins et arrondis, accentuant leur timidité. Ceux-ci reçurent à nouveau la visite des plumes, qui alternaient les petits attouchements nerveux à la base des doigts de pied avec de longs frôlements pour épouser la courbure des plantes. Marie riait comme une possédée. Ses longs cheveux bouclés semblaient en transe autour de son visage scruté par la caméra. Ses éclats de rire inondaient les micros, accompagnés de suppliques le plus souvent inintelligibles.

Le ballet des plumes s’interrompit finalement. L’influence des chatouilles ne quitta pas Marie avant plusieurs secondes, offrant la scène surréaliste d’une victime qui continuait à rire malgré l’arrêt de son supplice. Le chevalet se remit en marche et revint à sa position initiale. Le bandeau noir fut enlevé et les téléspectateurs purent découvrir les yeux embués de larmes de la journaliste. « Marie, avez-vous quelque chose à dire avant de demander au public le contenu de la deuxième épreuve ? », l’encouragea la voix métallique. Elle aurait voulu faire bonne figure et se montrer forte. Mais elle craqua, suppliant la caméra : « Pitié ! Libérez moi je vous en prie ! C’est horrible ! Pitié ! Pitié ! » Le micro fût coupé et les lèvres de la jeune femme continuèrent de se mouvoir en silence.

« Cher public, voici les choix ! »



À vous de voter chers lecteurs ;) le premier choix qui recueille trois votes sera retenu !

A. enfermer Marie dans une camisole de force et lui faire lécher les pieds par une chèvre
B. bâillonner Marie et lui chatouiller le ventre, les côtes et les aisselles
C. bander les yeux de Marie et lui demander de deviner quel instrument lui chatouille les pieds et les aisselles
Je sais pas combien de choix faut donner alors j’en donne avec un ordre de préférence:
1er-A
2eme-C

C’est une très bonne histoire, bien écrite mais je trouve que ça manque un peu de rires et de suppliques j’espère que ça viendra!
Courage
Pareil de mon côté je dirais ( A-C) avec une préférence pour la A
A A A A!!! Sa a l'air génial l'option A
Et bien c'est ce qu'on appelle un vote unanime ^^ Ce sera donc la A !
C’est vrai ^^
Hâte de te lire
Hello les amis !

La fin de l'épreuve de Marie arrive (très) vite. Et il va falloir choisir qui sera la prochaine héroïne. Je prends un peu d'avance et vous propose d'ores et déjà la seconde liste, avec une nouvelle victime proposée :rouleyeux: Même règles : vous pouvez voter pour deux victimes. La première à recueillir trois votes l'emporte !

Lauraine
21 ans - 1,59m - pointure 35
Point le plus chatouilleux : les pieds et les aisselles
Ne la jugez pas par sa petite taille ! Déterminée et inflexible, Lauraine ne laisse personne entraver sa route lorsqu'elle est lancée vers un objectif et déjoue tous les pronostics. Elle n'a qu'une seule faiblesse. Une toute petite faiblesse...

Leïli
26 ans – 1,70m – pointure 39
Point le plus chatouilleux : les côtes
Avec son physique longiligne, Leïli passe le plus souvent pour une grande sportive. Sa passion, c’est plutôt les jeux vidéo . Elle a même réussi à en faire son métier en devenant testeuse professionnelle. Ses vidéos sur Internet font des dizaines de milliers de vue. Mais gare au développement un peu trop rapide de la réalité virtuelle...

Alicia
25 ans – 1,67m – pointure 38
Point le plus chatouilleux : le ventre
Dans une autre vie, Alicia aurait pu être mannequin, avec ses courbes parfaites, ses longs cheveux bruns et ses yeux verts. Mais la jeune femme se débat au milieu d’une vie parfaitement banale de banlieusarde. Elle égaye son quotidien grâce aux réseaux sociaux, où elle n’hésite pas à se mettre en scène, sans trop prendre garde aux prédateurs qui y rôdent…

Léa
27 ans – 1,58m – pointure 37
Point le plus chatouilleux : les pieds
Souriante et pétillante, Léa fait le bonheur de sa famille, de ses amis, de ses collègues… Une bonne humeur et un rire très communicatif. Voire même un peu trop addictif pour certains.

Sophie
23 ans – 1,65m – pointure 38
Point le plus chatouilleux : le nombril et les aisselles
La cigarette, l’alcool, voire même un peu de drogue de temps en temps… Sophie ne recule devant rien et justifie tous ses écarts par son jeune âge. Mais cela n’empêche pas les mauvaises rencontres. Signe particulier : les chatouilles sous les pieds la laisse de marbre.
Pour moi se sera Lauraine et Léa! Hâte de voir la fin de Marie
Bonne écriture
Alors déjà premièrement ta oublier de préciser l'âge de lauraine j'espère que se sera pas trop haut mdr y a trop de 27 ans je préfère genre 23 22 equelque mdr mais sinon si Sophie avait été chatouilleuse sous les pieds je l'aurai sûrement choisi mais puisque ce n'est pas le cas elle m'intéresse pas vraiment même pas du tout mdr Alicia est intéressante mais pareil que Sophie m'intéresse pas trop car son point le plus chatouilleux à rien à voir avec les pieds leili pareil y reste que lauraine et Léa de vraiment intéressante ( pour moi du moins) je dirai Léa car se que sa dis sur elle m'intéresse vraiment beaucoup sa a l'air super mais le seul truc c son age pour moi il est un peu trop élevé donc après cela dépendra de l'âge de lauraine je pense si lauraine a entre 18 et 23 ou 24ans je sais pas peut être que je prendrai lauraine mais pour le moment je choisi Léa je préfère le profil de Léa
Bien vu Jeff ! Désolé pour l’oubli !

21 ans pour Lauraine. Je te laisse réfléchir à ton vote du coup ;)

Par ailleurs, à part Sophie, rien ne dit que les autres ne sont pas chatouilleuses des pieds :p
lauraine et leili pour ma part je toujours aussi curieux par rapport a la realité virtuelle XD
Lauraine et Léa pour moi ;p
Grrr vous avez réussi à me faire une égalité !

Prime au plus rapide : Léa ou Lauraine, le prochain qui me donne l’un des deux prénoms gagnera une avant première sur une des histoires.

Ça marche aussi pour ceux qui ont déjà voté, une sorte de deuxième tour quoi !
:mweee: Je choisis Sophie en première et Lea en seconde.voila. Ah et l'avant première ne m'intéresse pas spécialement, je préfère attendre pour découvrir la surprise donc .... Si tu veux l'offrir a quelqu'un d'autre...
Ce sera donc Léa qui succédera à Marie ! La dernière partie de l’episode 1 arrivera d’ici ce week-end ;)
Comme promis, la fin de l'épreuve de Marie :D




Cette fois, l’écran de contrôle ne s’alluma pas et Marie ne put voir quelles étaient les propositions pour la suite de la torture. Les larmes coulaient le long de ses joues. Même dans ses pires cauchemars, elle n’aurait pu imaginer subir un tel supplice devant des millions de gens. Abandonner la soulagerait des chatouilles, mais elle deviendrait aussitôt la trouillarde qui avait été incapable de résister à l’épreuve. C’était là tout l’inconvénient de la télévision : sachant que tout ce qu’ils voyaient était rigoureusement encadré, les gens étaient prêts à tout accepter. De fait, Marie avait été informée qu’un médecin était là, quelque part, pour intervenir en cas de problème. Elle en venait à penser qu’il valait mieux pour elle que ce problème arrive, qu’elle perde connaissance, si cela lui permettait d’interrompre la torture sans qu’elle ait besoin d’y mettre elle-même un terme.

Ces sombres pensées ne cessaient de traverser son esprit quand l’intendante revint, accompagnée des deux hommes qui l’avaient attachée et d’une jeune assistance encombrée d’un plateau en métal. Marie fut presque surprise quand la femme demanda à ce qu’on la détache. Malgré le soutien procuré par les deux techniciens, elle chancela au moment de poser les pieds sur le sol glacial. L’assistante lui tendit immédiatement le plateau, sur lequel trônait un grand verre d’eau que Marie avala d’un trait. La journaliste nota au passage le regard compatissant de la toute jeune femme, qui semblait avoir compris toute l’horreur de sa situation, comme si elle voulait lui dire qu’elle-même ne pourrait résister. Elle lui en fut immédiatement reconnaissante.

« Vous êtes sûre de ne pas vouloir abandonner ? » La voix de l’intendante était toujours aussi sèche. Marie sursauta avant de secouer la tête. « Non, je dois aller au bout », s’entendit-elle dire d’une voix affaiblie. « Comme vous voudrez", reprit l’autre.

Une autre assistante, un peu plus âgée celle-là, fit son apparition. Elle tenait un épais morceau de tissu dans les mains, agrémenté de nombreuses boucles métalliques. « Vous allez devoir enfiler ça », poursuivit l’intendante avec un sourire presque imperceptible. Elle venait d’étendre le morceau de tissu et Marie comprit d’un seul coup : c’était une camisole de force, de celle que l’on voyait dans les films sur des asiles de fous. Un frisson lui parcourut l’échine. Elle avait envie de fuir à toutes jambes, de rentrer en courant, pieds nus s’il le fallait, à son appartement où elle serait en sécurité, loin de ces millions de bourreaux qui avaient décidé de l’enfermer là-dedans pour la rendre plus impuissante encore face aux chatouilles.

« Je vous rappelle que nous n’avons pas toute la nuit », glissa la voix froide de la femme. L’électrochoc fut suffisant. Marie tendit les bras et les deux hommes s’empressèrent de lui passer le vêtement et de verrouiller solidement toutes les boucles de métal. La journaliste se retrouva prisonnière, les bras croisés juste au-dessous de sa poitrine. La position était horriblement inconfortable, pire que ce qu’elle imaginait. La camisole enserrait ses bras, ses épaules et tous le haut de son torse. Elle était en revanche assez courte pour laisser son ventre à nu.

« Bien allons-y, il ne nous reste que trois minutes », ordonna l’intendante. Les techniciens conduisirent Marie au fond du plateau. La jeune femme découvrit avec stupeur un lourd carcan de bois, style Moyen-Âge, qui avait été jusqu’ici maintenu dans l’ombre. Avec un ménagement tout relatif, elle fut installée sur un siège relié à un poteau. Ses jambes furent tendues vers l’avant et ses pieds passés dans les trous aménagés dans le bois. Une fois en place, le carcan fut verrouillé et cadenassé.

Les deux hommes revinrent vers elle et entreprirent d’arrimer le dos de la camisole au poteau. Dans cette position, elle ne pouvait même plus se pencher et son visage resterait quoi qu’il arrive dans le champ des caméras. Tandis qu’elle testait sa marge de manœuvre, elle sentit ses gros orteils être titillés par un élément inconnu. « Eh ! Qu’est ce que vous faite ? » Protesta-t-elle. L’intendante et la plus âgée des deux assistantes étaient en train de passer des cordelettes autour de ses premiers doigts de pieds qu’elles relièrent ensuite au carcan. Malgré l’air interrogateur de Marie, aucune d’elle ne prit soin de lui expliquer le but de la manœuvre.

Une fois leur mystérieux travail accompli, elles s’éclipsèrent rapidement. La journaliste eut à peine le temps de constater l’immobilité forcée de ses pieds nus que les projecteurs s’allumèrent de nouveau. « Nous sommes de retour ! Marie n’a pas encore fini de payer le prix de sa célébrité », lança la voix robotisée. « Vous avez été unanime. Pour sa deuxième épreuve, Marie va se faire lécher les pieds par une chèvre ! »

« Oh non ! » Le cri aigu de Marie avait claqué comme un fouet dans les micros. La caméra se figea sur le visage de la jeune femme dont les yeux exprimaient une terreur sans nom. « Non ! Pitié ! Pas la chèvre ! C’est de la torture ! Pitié ! Pitié ! » « Voulez-vous abandonner ? », questionna la voix métallique.

Marie allait dire oui. Elle ne pouvait pas faire autrement. Le supplice de la chèvre… Elle ne pourrait pas le supporter Elle allait craquer, pleurer, crier, supplier, se ridiculiser devant ces millions de gens qui avaient décidé de la plonger en enfer. C’est alors qu’un autre projecteur s’alluma, éclairant le public. L’esprit accaparé par les chatouilles, Marie avait presque oubliée la présence de cette centaine de témoins directs, les yeux braqués sur elle, attendant fébrilement sa décision. Elle imaginait déjà les sifflets qui tomberaient de la tribune pour sanctionner son abandon. Elle ne pouvait pas s’infliger ça. Son orgueil de journaliste ne s’en remettrait jamais. Elle ravala les larmes qui prenaient d’assaut ses pupilles. « Non, je continue… » souffla-t-elle. « Vous devez le dire plus fort », ordonna la voix. « Non ! Je continue ! » cria Marie.

A peine avait elle prononcé ces mots qu’un roulement de tambour retentit sur le plateau. Un homme s’avança. Il était grimé comme un bourreau du Moyen-Âge, couvert d’un gilet de cuir marron et le visage dissimulé derrière une grossière cagoule noire. Mais le regard de Marie s’était figé sur la corde qu’il tenait dans ses mains et qui se dévoilait de plus en plus à mesure qu’il progressait dans le cercle de lumière des projecteurs. Elle ne put réprimer un gémissement de désespoir lorsqu’elle la vit. La démarche incertaine, tractée doucement vers le carcan, une chèvre blanche avançait vers ses pieds vulnérables.

La journaliste sursauta quand une femme, habillée en courtisane, entra brutalement dans son champ de vision, un seau de bois à la main. Elle devança la chèvre et s’agenouilla face au carcan. Le pinceau qu’elle sortit du seau était brillant d’humidité, recouvert d’une substance visqueuse et translucide. D’un geste habille, elle fit courir l’instrument sur les plantes de Marie, qui sursauta à ce contact. La femme recouvrit consciencieusement de saumure l’épiderme de la prisonnière. Le visage crispé, Marie se mit à danser dans sa camisole au rythme des attouchements, laissant échapper de petits rires, qui se transformèrent en un nouveau cri quand les poils du pinceau s’insinuèrent entre ses orteils.

La journaliste poussa un soupir de soulagement quand la femme se releva et recula doucement dans l’ombre. Mais son répit fût bref. La chèvre n’était plus qu’à un mètre de ses pieds nus et l’homme tirait de plus belle. « Non ! Non ! Non ! Non ! », psalmodiait Marie d’une voix paniquée.

La chèvre arriva finalement au contact du carcan. Son museau chercha la saumure. Marie sauta sur son siège lorsqu’elle sentit le contact chaud et humide contre la plante de son pied droit. L’animal huma encore quelques secondes l’épiderme de la jeune femme, puis se mit à lécher.

Rapide et précise, la fine langue s’attaqua à la surface de ses plantes de pied. « Hahahahaha nonhonhonhonhonhon ! », hurla la prisonnière, électrisée par les contacts répétés sur sa peau nue et vulnérable. La chèvre changeait continuellement de cible, chassant la moindre goutte de l’eau salée qui s’étaient écoulée naturellement au coeur des doux creux. Marie avait perdu tout contrôle et se débattait furieusement dans la camisole, qui, soudée au poteau métallique, ne bougeait pas d’un pouce. « Hahahah ! Arrêtezhéhéhéhé ! Enlevez la chèèèèèèvre ! ça chatouhouhouhouhouille ! Hahahahahaha ! Pitiéhéhéhéhé ! »

L’animal poursuivit son ouvrage, guidée par l’odeur de la saumure. Les plantes laiteuses furent rapidement épuisées. La langue râpeuse remonta vers la zone d’appui des deux pieds collés l’un à l’autre, insensibles aux supplications de Marie. Puis l’odorat de la chèvre fut attiré vivement vers le haut.

Longuement visités par le pinceau, les orteils de Marie avaient retenu une grande partie de la saumure. Des gouttes pures et salées s’étaient lovées entre les fins doigts de pieds. La chèvre ne résista pas à ce trésor. La langue s’insinua entre les orteils de la jeune femme, goutant chaque millimètre carré de peau chatouilleuse. Marie poussa un cri perçant, suivi d’un flot ininterrompu de suppliques.

« Nooooooooon ! C’est de la tortuuuuuuuuure ! Pas entre les orteeeeeils !Pitiéééééééééé ! Arrêtezhéhéhéhéhéhéhéhé ! » La journaliste secouait la tête en tout sens, rendue folle par la sensation qui irradiait de ses pieds nus soumis aux irrésistibles chatouilles. Un temps effrayée par les mouvements désespérés de la victime, la chèvre releva la tête. Marie profita de l’occasion pour fixer la première caméra qu’elle remarqua : « Pitié ! Je ne peux plus ! Libérez mouhahahahahahahahaha ».

La langue de la chèvre avait repris son ouvrage, léchant le bout arrondi des orteils. Marie ne parvenait plus à prononcer une parole entre deux éclats de rires. L’épuisement la gagnait. Le visage rougi, elle avait de plus en plus de mal à reprendre sa respiration, tandis que l’animal parcourait ses pieds à la recherche des dernières gouttes de sel.

Quand la chèvre recula, rassasiée, Marie était à bout de souffle et aspirait de grandes goulées d’air. « Félicitations Marie ! Vous avez atteint la toute dernière épreuve, lança la voix off. Dans quelques minutes, vous aurez payé le prix de votre célébrité ! »

Les projecteurs s’éteignirent. Marie s’effondra, maintenue dans sa position par la camisole. L’intendante revint et approcha un verre d’eau de ses lèvres. La journaliste bût avec avidité. La jeune assistante fit elle aussi son apparition et entreprit d’essuyer les pieds de la prisonnière à l’aide d’une serviette humide. Ce contact fit du bien à Marie, qui se détendit un peu. « La dernière épreuve est pour le public dans les tribunes », lui glissa l’intendante.

Trop épuisée pour répliquer, la jeune femme accueillit la nouvelle sans un mot. La femme blonde entreprit de dénouer lentement les courroies de la camisole. Marie sentit l’étreinte du tissu se desserrer progressivement. Lorsqu’elle fût entièrement libérée, des millions de fourmis invisibles assaillirent ses bras. Elle eut à peine le temps de les étirer que l’intendante attrapa ses poignets pour les entraver à l’aide de menottes rembourrées. « Désolé, fit-elle, je dois les attacher au-dessus de votre tête. » En une fraction de seconde, la journaliste se retrouva les bras tendus le long du poteau, les poignets retenus par un épais mousqueton d’escalade. Ainsi attachée, elle pourrait être chatouillée n’importe où : de ses pieds enfermées dans le carcan à ses aisselles vulnérables en passant par son ventre, aucune zone de peau nue n’était inaccessible.

« Vous avez trois minutes pour récupérer. Profitez en bien ». L’intendante et l’assistante se retirèrent et Marie se retrouva seule dans le noir. Elle percevait au loin les murmures dans le public. C’est donc de là que viendraient ses derniers bourreaux. Marie ferma les yeux et se concentra sur sa respiration, usant d’une technique apprise à ses débuts comme présentatrice.

Les trois minutes s’écoulèrent en une fraction de secondes. Un claquement retentit et le plateau fût à nouveau illuminé. « Nous sommes de retour pour la dernière épreuve de Marie ! », reprit l’infernale voix off. « Comme vous le savez déjà, notre courageuse candidate sera livrée au public. Mais avant cela, voyons ce que vous lui avez réservé. Vous avez décidé… » Le roulement de tambour reprit puis s’interrompit brutalement : « … qu’elle doit être bâillonnée et chatouillée sur tous le corps ! »

Marie n’eut même pas le temps de pousser un cri de surprise. Cachées dans l’ombre derrière elle, l’un des techniciens avait réagi en un éclair pour la réduire au silence à l’aide d’un épais adhésif collé sur sa bouche. « Que les volontaires s’avancent ! » reprit la voix.

Ils étaient six. Marie les vit s’approcher d’elle telle une armée de zombies avides de sang frais. Sauf qu’il n’était pas question de la dévorer. Il y avait de tout : des hommes et des femmes, des jeunes et des moins jeunes, mais tous semblaient partager la même excitation à l’idée de titiller son corps chatouilleux.

La panique gagna Marie à mesure que ses bourreaux s’approchaient. Bientôt, elle fut totalement encerclée. Partout où elle détournait le regard, elle tombait sur un visage inconnu, les yeux brillants. La journaliste jetait des « Mmhhmmhmh ! » épouvantés. Elle sursauta quand elle sentit un visage s’approcher de son oreille gauche et une voix féminine lui souffler à l’oreille : « On ne t’a chatouillé que les pieds pour l’instant, mais je parie que tu as d’autres point faible : les aisselles ? Ou peut-être le ventre ? » Marie tourna la tête vers la voix et découvrit une jeune femme qui ne devait pas avoir plus de vingt-ans. Celle-ci gigotait ostensiblement ses doigts dotés de longs ongles vernis de rouge à quelques centimètres de l’aisselle vulnérable, prête à passer à l’action. Le regard de la prisonnière se fit suppliant et ses gémissements redoublèrent d’intensité.

« Vous êtes prêts ? » reprit la voix. « Que la dernière épreuve de Marie commence ! »

L’enfer se déchaîna. Le hurlement poussé par Marie sous l’intensité des sensations franchit sans peine la barrière d’adhésif. Les chatouilles venaient de partout à la fois. Deux hommes s’étaient arrogés ses pieds nus et les gratifiaient de vifs attouchements du bout des doigts. Une femme lui pinçait les cuisses, juste au-dessus des genoux. La fille aux longs ongles s’était ruée dans le creux de son bras, gratouillant délicatement la fine peau offerte. Mais le pire venait d’ailleurs. Les deux derniers bourreaux, un homme et une femme, avaient pris pour cible ses côtes et son ventre. Si Marie reconnaissait volontiers que le creux de ses pieds nus était son plus grand point faible, ces deux points suivaient de près sur la liste des zones hyper-sensibles.

La technique des deux bourreaux était imparable. Placé derrière elle, l’homme pinçait ses côtes avec frénésie, lui arrachant des soubresauts à chaque contact. Ses doigts se déplaçaient sans cesse pour parcourir le plus de surface chatouilleuse, s’insinuant dans chaque interstice pour la mettre plus encore au supplice. La femme, elle, gratifiait son ventre de longs frôlements du bout des ongles. Découvrant une zone plus sensible sous le nombril, elle y concentra son attaque, usant d’un seul doigt pour titiller sans pitié ce point faible, arrachant à Marie une nouvelle série de « Mmmhhh ! Mmhhhm ! » épouvantés au travers du bâillons. « Guili guili guili ! ça chatouille ? », lança-t-elle d’une voix espiègle.

La prisonnière n’en pouvait plus. Après les plumes, après la chèvre, elle n’imaginait pas subir des chatouilles plus terribles encore. Elle jetait des regards désespérés autour d’elle et partout elle tombait sur des doigts torturant son corps vulnérable. Elle bondit dans le carcan quand les deux bourreaux suppliciant ses pieds se coordonnèrent pour concentrer leurs attouchements dans le creux de ses plantes. Elle cria de nouveau quand la fille aux longs ongles s’attaqua à son aisselle gauche. Marie n’en pouvait plus. Ses suppliques se faisaient de moins en moins audible. Elle sentit sa conscience dériver malgré les constantes décharges chatouilleuses sur son corps vulnérable.

« C’est terminé ! » lança la voix robotisée. « Nous pouvons applaudir Marie bien fort, elle a payé avec courage le prix de sa célébrité ! »

Il fallut plusieurs secondes à la journaliste pour se rendre compte que les chatouilles s’étaient arrêtées. Elle s’effondra d’un seul coup, comme si quelqu’un venait de débrancher la prise qui maintenait ses muscles en tension.

***

Un black-out sans avoir bu une seule goutte d’alcool. C’est comme ça que Marie percevait la suite des événements. Elle se souvenait vaguement d’avoir été détachée puis raccompagnée dans sa loge, où elle s’était rhabillée avant d’être amenée à un taxi. Mais sa conscience n’était plus là pour l’accompagner, vaincue par le supplice des chatouilles.

La nuit ne l’avait pas aidé à remettre ses idées en place. Assise autour de la table de rédaction, elle tentait de préparer son JT du midi tant bien que mal. Son regard scrutait les réactions de ses collègues, qui semblaient partagés entre l’amusement, l’excitation et l’indignation de la torture qu’elle avait subie en direct. Marie se recroquevilla sur sa chaise. Sous la table, ses pieds qu’elle laissait toujours nus pendant ces longues réunions battaient la mesure, en équilibre sur le bout des orteils.

Soudain, elle sursauta et laissa échapper un cri. Un ongle vicieux grattait la plante cambrée de son pied gauche. Marie se retourna d’un bloc pour découvrir le visage de son assistante, qu’elle n’avait pas entendue arriver. « Il paraît qu’on est chatouilleuse ? », lança-t-elle d’une voix goguenarde, déclenchant un éclat de rire général dans la pièce. L’émission était terminée, mais Marie sentit qu’elle n’avait pas fini de payer…




Au tour de Léa... :rouleyeux:
Excellente histoire très bien écrite. Un régal
Bravo. On en redemande... :)
L’histoire de Léa ne va pas tarder à arriver mais avant je voudrais vérifier que le forum n’est pas aussi mort qu’il n’en a l’air cet été ! Qui est là pour la suite ? 😁
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