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A vous de choisir - Episode 1

Hello tout le monde !

N'ayant plus le temps d'assurer le suivi d'une histoire au long cours, je vais plus opter désormais pour des one-shots dans la veine de ma dernière fic' "Les risques du métier". Sauf qu'au lieu de vous imposer l'histoire, je vous propose cette fois d'avoir le choix. Le principe est simple : je vous propose une liste de victimes (qui pourra évoluer). La première victime à récolter 3 votes fera l'objet du premier one-shot. Puis une nouvelle liste vous sera soumise ensuite, avec à chaque fois une nouvelle proposition.

Pour chaque victime potentielle, vous aurez quelques info et un petit scénario de base. Celui-ci n'est pas forcément figé, alors n'hésitez pas à faire des suggestions avec vos votes !

Voilà la première liste !

Leïli
26 ans – 1,70m – pointure 39
Point le plus chatouilleux : les côtes
Avec son physique longiligne, Leïli passe le plus souvent pour une grande sportive. Sa passion, c’est plutôt les jeux vidéo. Elle a même réussi à en faire son métier en devenant testeuse professionnelle. Ses vidéos sur Internet font des dizaines de milliers de vue. Mais gare au développement un peu trop rapide de la réalité virtuelle...

Alicia
25 ans – 1,67m – pointure 38
Point le plus chatouilleux : le ventre
Dans une autre vie, Alicia aurait pu être mannequin, avec ses courbes parfaites, ses longs cheveux bruns et ses yeux verts. Mais la jeune femme se débat au milieu d’une vie parfaitement banale de banlieusarde. Elle égaye son quotidien grâce aux réseaux sociaux, où elle n’hésite pas à se mettre en scène, sans trop prendre garde aux prédateurs qui y rôdent…

Léa
27 ans – 1,58m – pointure 37
Point le plus chatouilleux : les pieds
Souriante et pétillante, Léa fait le bonheur de sa famille, de ses amis, de ses collègues… Une bonne humeur et un rire très communicatif. Voire même un peu trop addictif pour certains.

Marie
29 ans – 1,68m – pointure 38
Point le plus chatouilleux : les pieds et les côtes
Marie la maladroite. Voilà comment ses amis ont fini par la surnommer. Partout où elle passe, elle provoque des catastrophes. Timide et tête en l’air, elle a néanmoins débuté une carrière prometteuse à la télévision, où son côté naturel séduit de plus en plus de fans. A tel point qu’elle est invitée sur les plateaux des jeux les plus tendances.

Sophie
23 ans – 1,65m – pointure 38
Point le plus chatouilleux : le nombril et les aisselles
La cigarette, l’alcool, voire même un peu de drogue de temps en temps… Sophie ne recule devant rien et justifie tous ses écarts par son jeune âge. Mais cela n’empêche pas les mauvaises rencontres. Signe particulier : les chatouilles sous les pieds la laisse de marbre.

A vos votes !
Ça a l'air sympa comme concept ,par contre j'hesite je ne sais pas si on peut voter pour plusieur victimes a la fois en tout cas si cest le cas ,pour ma par ce sera leïli et marie😊en revanche si tu tien a ce que l'on choisissent qu'une seul victime je choisit leïli parce que je suis curieux de savoir ce que ton imagination va sortir avec la réalité virtuelles 😂
Merci Koko :)

Mon idée de départ était de ne prendre qu'un vote à la fois. Mais après tout, ça irait bien plus vite avec plusieurs noms. Encore une fois, à vous de choisir : vous pouvez n'en proposer qu'un seul ou en proposer deux maximum :)

J'enregistre donc un vote pour Leïli et un vote pour Marie !

Le compteur sera remis à 0 après la publication du premier one-shot.

Bilan après le vote de Koko :
Leilï : 1
Alicia : 0
Léa : 0
Marie : 1
Sophie : 0
Très bon concept, c'est interactif donc pour nous en tant que lecteur, ça rend la chose encore plus ludique, et pour toi ça te permet d'écrire sans te sentir enfermé, bravo :)
Pour les votes, je vais également en choisir 2, mais pour moi ça sera Leïli et Léa
Au plaisir de te lire alors ;)
Nouveau concept très sympa!
Je vote pour Léa et Marie
Hâte de te lire!
Si je fais bien les comptes, nous sommes à 2 votes pour Leïli, Léa et Marie !

Le prochain à voter peut donc avoir le privilège de choisir ! En revanche ce serait assez sympa de nous éviter une égalité, donc il n’y a plus de double vote possible, sauf pour les victimes qui n’ont encore eu aucun vote ;)
Je vote pour Marie ! :)
C’est donc Marie qui l’emporte ! Merci pour vos votes :) je m’y mets dès que possible !
Pour vous remercier de votre enthousiasme, j'ai décidé de scinder en deux le premier one-shot avec Marie et de vous donner dès ce soir la première moitié que je viens d'écrire ! Bonne lecture !



Le prix du succès


Où pouvait bien être ce foutu téléphone ? Marie le cherchait depuis plus d’un quart d’heure. Et elle avait déjà dix bonnes minutes de retard quand elle s’était rendue compte de son absence au moment de passer la porte de son appartement. Elle avait cherché partout : dans le creux du canapé, sous la table, dans son armoire à chaussure… Elle était même allée jusqu’à inspecter minutieusement le frigo. Elle l’y avait oublié une fois déjà après avoir été chercher son déjeuner et l’appareil avait mis plusieurs heures avant d’accepter de s’allumer à nouveau après ce brutal séjour au froid. Elle courait en tout sens dans ses 30m2, espérant soudain recevoir une illumination divine pour le retrouver. « Marie ! Tu n’es pas possible ! », se reprochait-elle à voix haute.

Son agitation était vaine. Elle finit par se figer au milieu du salon. « Faites qu’il sonne ! S’il vous plaît ! », supplia-t-elle en murmurant. Son vœu fût exaucé. Elle entendit un faible bruit de vibration. Cela venait de sa chambre ! Marie se rua dans la pièce. Dans les draps ! Elle aurait dû commencer par là… Elle saisit le tissu et le releva d’un coup sec. Le téléphone prit son envol lui aussi et termina sa course contre le mur. « Oh non ! Oh non ! », s’écria la jeune femme. Elle se précipita pour le ramasser. Ouf ! Il fonctionnait toujours ! Mais l’écran en était quitte pour une belle fissure. Ça devait être la cinquième fois cette année. Et nous n’étions qu’au mois de juin…

Marie eut tout juste le temps de décrocher avant la fin de l’appel. « Marie ? Vous êtes en route ? », l’interrogea une voix féminine. « Euh oui… Enfin non… Je pars à l’instant », balbutia-t-elle en réponse. « Dépêchez vous un peu ! Sinon vous n’aurez pas le temps de passer par le maquillage ! ». Elle claqua la porte, sans prendre le temps de vérifier que ses clés étaient bien dans son sac à main. Elle repoussa le problème à plus tard. Il fallait se dépêcher. Par chance, elle habitait en face de l’arrêt de tramway. Elle sortit en trombe… et vit les portes de la rame se fermer. Le suivant était prévu dans quinze minutes. La poisse ! Elle hélât un taxi et lui donna l’adresse du studio à la volée.

Enfin elle était au calme, installée confortablement à l’arrière d’une luxueuse berline noire. Ses premiers instants de répit depuis la sonnerie du réveil signifiant la fin de sa sieste. Elle avait vingt bonnes minutes devant elle, peut-être trente avec la circulation de ce début de soirée. Ses amis avaient décidément raison. « Marie tu es trop maladroite ! Marie tu es tête en l’air ! Marie fais un peu attention enfin ! » Ces phrases la poursuivait depuis son enfance et il ne se passait pas une journée sans qu’elle leur donne un sens.

Heureusement pour elle, ça n’avait eu aucun effet sur sa carrière. A 29 ans, elle était déjà une brillante journaliste et était pressentie pour devenir le joker de la présentatrice vedette du JT d’une grande chaine de télévision. Sans être particulièrement jolie, Marie séduisait par sa simplicité et l’éclat de son sourire, qui illuminait la caméra. Ajoutez à cela de grands yeux, qui exprimaient une profonde naïveté, des cheveux châtains bouclés, comme ceux d'une petite fille, et une voix à la douceur satinée, et vous obteniez le cocktail parfait pour faire fondre les cœurs des téléspectateurs. Sa cote de popularité avait décollé à vitesse grand V et cela lui valait son invitation du jour. Depuis un an et demi maintenant, Marie était conviée à toutes sortes d’émission. Elle avait même participé à Fort Boyard l’été précédent, où elle avait dû affronter scorpions et mygales. Mais étrangement, elle ne se souvenait pas d’avoir autant redouté la proximité des bestioles que ce qui l’attendait ce soir. Il faut dire que le concept de l’émission n’était pas fait pour lui donner confiance.

« Le prix du succès ». C’était le titre. Elle n’aurait aucun présentateur avec elle. C’était le public et les téléspectateurs qui décideraient de tout. Chaque mois, une célébrité était élue et se voyait imposer plusieurs épreuves en direct et en prime time, pendant près de deux heures. Tout au long de l’émission, les gens votaient pour décider de la suite. Le mois dernier, une jeune athlète avait dû résoudre une série d’énigmes, suspendue la tête en bas, les pieds reliés par un long câble à une grue qui la faisait se balancer en permanence. Marie ne voulait pas y aller. Dans l’optique d’une épreuve sportive, on lui avait demandé de s’habiller d’une brassière et d’un short de sport. Elle avait toujours été nulle en sport, elle allait se ridiculiser… Mais elle avait été élue et si elle refusait de répondre aux attentes du public, sa carrière pouvait s’arrêter très vite…

L’angoisse atteignit son paroxysme quand elle sentit le taxi ralentir et le moteur s’arrêter. Ils étaient arrivés. Elle paya d’un air absent et se dirigea vers l’entrée destinée aux invités. Sa montre indiquait 19h52. Elle était en retard de près d’une heure ! Marie n’eut même pas le temps d’esquisser un mouvement vers la poignée de la porte que celle-ci s’ouvrit à la volée, laissant passer une petite femme blonde d’une cinquantaine d’année. « Ah bah c’est pas trop tôt ! », lui lança-t-elle en plein visage. « L’émission commence dans 10 minutes ! Oubliez le maquillage et allez tout de suite vous changer ! » Elle tourna les talons aussi sec et repartit d’un pas rapide. Marie la suivit au pas de course jusqu’à une loge exiguë tout près de l’escalier menant au plateau. « Voilà ! Et dépêchez vous ! Vous ne devez garder que le short et la brassière. Vous enlevez tout le reste, y compris les chaussures et les chaussettes ». La jeune femme n’eut pas le temps de répliquer que l’autre claqua la porte. Elle poussa un soupir de soulagement : si on lui demandait de se mettre pieds nus, elle n’aurait sans doute pas à courir. On lui demanderait peut-être de plonger dans des bassins remplis de choses peu ragoutante, mais cela ne lui faisait pas peur. Après les scorpions et les araignées, elle pouvait tout affronter.

Elle avait à peine terminé de se mettre en tenue que la porte s’ouvrit brutalement. Cette fois, la femme blonde ne prit même pas le temps de lui parler et lui indiqua de la suivre d’un signe de tête. Elles gravirent quatre à quatre la série de marches menant au plateau. Marie sentit le stress monter en même temps que l’escalier. Elle connaissait ce sentiment, mais cette fois, elle n’était pas sûre qu’il allait disparaître de lui-même après quelques minutes. Le plateau était plongé dans l’obscurité, mais Marie entendit que les spectateurs étaient déjà en place. Ce soir, une centaine de personnes lui feraient face, et plusieurs dizaines de milliers la regarderaient dans leur écran de télévision pour décider de son sort.

La salle était immense. Un chevalet trônait au milieu. Cela faisait partie des règles : au début de l’émission, la célébrité choisie apparaissait poignets et chevilles liés à un grand X de métal, puis on lui dévoilait quels allaient être les épreuves qui lui seraient imposées. Le public avait le choix entre 5 défis. Elle devrait relever tous ceux qui auraient dépassé 30% des suffrages. Si un seul allait au-delà de cette barre fatidique, elle devrait s’y plier toute la soirée, mais ce cas ne s’était jamais produit jusqu’ici.

Deux hommes habillés en noir l’accueillirent près du chevalet et l’installèrent. Leurs gestes étaient rapides et précis. Il le fallait : la diffusion devait débuter dans moins d’une minute. Ils eurent à peine le temps de s’écarter qu’un spot blanc éclaira Marie, ligotée sur son chevalet. « Bonsoir à tous ! », lança la traditionnelle voix off, une voix métallique censé imiter un droïde de la saga Star Wars. « Ce soir, vous avez désigné Marie pour affronter le prix de son succès. Sans plus attendre, découvrons quelles épreuves vous lui avez réservées ! »

Un écran de contrôle s’alluma près de la jeune femme, tandis qu’un autre, bien plus grand, s’affichait derrière elle. Elle lut rapidement les cinq épreuves : « nager dans la vase », « plonger avec des requins », « peindre un tableau enfermée dans une camisole de force », « traverser un plan incliné en marchant sur les mains », « subir le supplice des chatouilles attachée ». Marie ouvrit de grands yeux en lisant cette dernière phrase. Des chatouilles ? Il n’en était pas question ! Elle était bien trop sensible ! Supporter ça en direct serait une horrible torture !

« Et voici le résultat des votes », reprit la voix, insensible. Des barres apparurent sur les écrans et progressèrent doucement. La vase s’arrêtât presque immédiatement, à 5%, à peine moins bien que la peinture, à 7%. Les requins atteignirent 20% et le plan incliné 22%. Mais Marie avait les yeux rivés sur la dernière barre, dont la course ne semblait jamais devoir s’interrompre. Elle se figea finalement à 46%. « C’est une première ! lança la voix métallique d’un air qui semblait enjoué. Vous n’avez choisi qu’une épreuve pour Marie : ce soir, elle devra subir le supplice des chatouilles attachée ». Le visage de la jeune femme se décomposa devant la caméra.
Super debut j'ai hâte de lire la suite 😊
Excellent début d'histoire! C'est très bien amené. L' enchaînement rapide des actions est bien rendu et la tension palpable. Quant au choux du public on ne peut qu'être d'accord lol!
:D
J’ai aussi hâte de lire la suite! Une écriture fluide et un scénario simple mais efficace franchement bravo!
Merci :D J'ai ajouté un peu d'interactivité supplémentaire : rendez-vous à la fin du passage ;)



Marie avait la sensation que le sol du plateau venait de s’effondrer sous elle. C’eut été préférable dans sa situation. Car elle était belle et bien attachée, vulnérable, face à des dizaines de milliers de personnes qui avaient décidé de la soumettre à la torture. Elle allait être chatouillée sans merci, filmée sous tous les angles par les caméras, et ses tortionnaires pourraient assister à son supplice tranquillement depuis leurs canapés, choisissant d’un claquement de doigts le sort qui allait lui être réservé dans les minutes suivantes. « Nous allons marquer une courte pause, reprit la voix off dans les haut-parleurs. Vous n’avez que quelques minutes pour choisir quelle sera la première épreuve de Marie pour payer le prix de sa célébrité. Vos deux premiers choix seront retenus ! ».

L’éclairage retomba et l’écran s’alluma à nouveau. Cinq propositions étaient écrites. La jeune femme leva des yeux où se disputaient le désespoir et la terreur. « Bander les yeux de Marie », « Chatouiller les pieds de Marie avec des plumes », « Faire lécher les pieds de Marie par des chèvres », « Chatouiller Marie sous les pieds et les aisselles », « Libérer Marie ». La jeune femme reçut un second coup de massue derrière la tête. Elle était effroyablement chatouilleuse de la plante des pieds. Le simple contact d’une plume à cet endroit hyper sensible suffisait à la faire craquer en quelques secondes. Elle n’osait même pas imaginer l’effet des autres propositions… Et c’était visiblement là que la production avait décidé de débuter le jeu

Les barres commençaient déjà à progresser à vive allure. Toutes… sauf la dernière, qui avait bien du mal à atteindre le premier pour cent. Marie voulait pleurer. Marie voulait supplier. Elle savait qu’elle finirait par le faire, mais elle devait tenir au moins quelques minutes. Elle devait absolument montrer qu’elle pouvait affronter cette épreuve. L’intendante revint, un sourire narquois sur le visage. « Vous savez que vous avez le droit d’abandonner, lui lança-t-elle d’une voix ou perçait le sarcasme. Personne ne vous en voudra, à part vos milliers de fans… » Marie serra les dents et secoua la tête. La femme blonde tourna les talons.

Le spot blanc s’éclaira à nouveau, baignant Marie de lumière. Sous cet éclairage, sa peau nue légèrement bronzée, largement visible en dehors des parties recouvertes par la brassière et le short, ressortait comme un phare dans la nuit. Elle imaginait sans peine les regards avides de ses bourreaux derrière leurs écrans. Marie n’était certes pas aussi jolie que les autres bimbos de la télévision, mais elle savait prendre soin de son corps. « Merci de votre participation, reprit la voix. Découvrons quel sera le contenu de la première épreuve de Marie ! ». La journaliste ne tourna pas la tête. Elle regarda la caméra qui lui faisait face droit dans les yeux, déterminée à ne pas ciller quand la sentence serait annoncée. « Vous avez donc choisi : ‘chatouiller les pieds de Marie avec une plume’ et ‘bander les yeux de Marie’ ! » Elle cilla.

Le chevalet se mit à vibrer et commença à s’incliner. Marie sursauta et réprima un petit cri. La structure métallique s’abaissait et sa prisonnière se retrouva bientôt à l’horizontale, allongée sur le dos. Elle eut à peine le temps de distinguer deux formes humaines derrière elle qu’un épais bandeau de tissu noir fut appliqué sur ses yeux et noué derrière sa nuque. La barrière était efficace : même les lumières puissantes des spots disparurent en un instant. Elle était désormais seule avec sa terreur. Elle ressentit néanmoins une forme de soulagement. Au moins, les caméras ne capteraient pas son regard suppliant sous l’effet des chatouilles. Une consolation bien maigre.

« Il est temps pour Marie de payer le prix de sa célébrité ! » lança la voix robotisée dont le volume avait été augmenté considérablement. La jeune femme crispa tous ses muscles, redoutant plus que jamais le premier contact sous ses pieds nus. Au début, il n’y eut qu’une plume dont les barbes lui taquinèrent les deux premiers orteils de son pied gauche. Marie ne put se retenir de les crisper et se rendit compte que c’était impossible. Une barre métallique froide retenait leurs extrémités, empêchant tout mouvement au-delà de quelques millimètres. Sa stratégie de défense annihilée, Marie n’eut d’autre choix que de laisser la plume parcourir la base de ses doigts de pied.

Son visage se tendit de plus en plus, traduisant l’effet irrésistible des doux attouchements à l’écran. La production avait choisi de river une caméra sur la tête de Marie et une autre sur ses pieds nus pour que les téléspectateurs ne ratent pas une miette du spectacle. Ils pouvaient sans peine voir le résultat de chaque mouvement de plume sur leur victime. Marie avait de plus en plus de mal à résister aux terribles démangeaisons. Précise comme un scalpel de chirurgien, la pointe de la plume caressait la base des cinq orteils, s’infiltrait entre la peau nue et la barre métallique, jouait de sa souplesse pour s’insinuer entre deux doigts de pied sensibles. Marie lâchât de petits gémissements, agrémentés ça et là d’un « non ! non pas là ! » prononcé à voix haute. Mais elle ne riait toujours pas. Le supplice n’était pas aussi horrible qu’elle l’avait imaginé. Peut-être parviendrait-elle à limiter la casse… Elle avait tort.

Soudain, une autre plume se mit à chatouiller directement le creux de la plante de son pied droit. L’instrument ne lui avait accordé aucun préliminaire et s’attaquait aux points les plus sensibles au cœur de la cambrure. A l’écran, la plume glissait avec grâce et volupté sur la peau nue, laissant aux téléspectateurs le soin de constater tout le potentiel chatouilleux qu’elle détenait sur la victime. Marie, qui avait poussé un cri de surprise, ne put se retenir plus longtemps et laissa échapper un éclat de rire aux sonorités timides, dont le volume grimpa de secondes en secondes et monta en flèche quand la première plume imita sa voisine dans le creux du pied gauche.

« Arrêtezhéhéhéhéhé ! Pitiéhéhéhéh ! Ça chatouhouhouhouille ! Pas mes piedshéhéhéhé ! » Marie avait perdu sous les chatouilles toutes la belle contenance qui faisait sa force dans son métier. Irrésistiblement chatouilleuse, elle ressentait avec une acuité décuplée chaque variation de pression sur son épiderme ultra-sensible. A l’écran, les spectateurs purent remarquer les premières larmes rouler sous le bandeau, tandis que les plumes entamaient un long mouvement de va-et-vient sous les pieds de Marie. Privés de marge de manœuvre, ceux-ci tentaient comme ils pouvaient de se soustraire à l’horrible supplice sans jamais y parvenir.

Ils étaient parfaitement en accord avec leur propriétaire. Ni trop grand, ni trop petits, avec leur pointure 38. Une plante délicieusement creusée et des orteils fins et arrondis, accentuant leur timidité. Ceux-ci reçurent à nouveau la visite des plumes, qui alternaient les petits attouchements nerveux à la base des doigts de pied avec de longs frôlements pour épouser la courbure des plantes. Marie riait comme une possédée. Ses longs cheveux bouclés semblaient en transe autour de son visage scruté par la caméra. Ses éclats de rire inondaient les micros, accompagnés de suppliques le plus souvent inintelligibles.

Le ballet des plumes s’interrompit finalement. L’influence des chatouilles ne quitta pas Marie avant plusieurs secondes, offrant la scène surréaliste d’une victime qui continuait à rire malgré l’arrêt de son supplice. Le chevalet se remit en marche et revint à sa position initiale. Le bandeau noir fut enlevé et les téléspectateurs purent découvrir les yeux embués de larmes de la journaliste. « Marie, avez-vous quelque chose à dire avant de demander au public le contenu de la deuxième épreuve ? », l’encouragea la voix métallique. Elle aurait voulu faire bonne figure et se montrer forte. Mais elle craqua, suppliant la caméra : « Pitié ! Libérez moi je vous en prie ! C’est horrible ! Pitié ! Pitié ! » Le micro fût coupé et les lèvres de la jeune femme continuèrent de se mouvoir en silence.

« Cher public, voici les choix ! »



À vous de voter chers lecteurs ;) le premier choix qui recueille trois votes sera retenu !

A. enfermer Marie dans une camisole de force et lui faire lécher les pieds par une chèvre
B. bâillonner Marie et lui chatouiller le ventre, les côtes et les aisselles
C. bander les yeux de Marie et lui demander de deviner quel instrument lui chatouille les pieds et les aisselles
Je sais pas combien de choix faut donner alors j’en donne avec un ordre de préférence:
1er-A
2eme-C

C’est une très bonne histoire, bien écrite mais je trouve que ça manque un peu de rires et de suppliques j’espère que ça viendra!
Courage
Pareil de mon côté je dirais ( A-C) avec une préférence pour la A
A A A A!!! Sa a l'air génial l'option A
Et bien c'est ce qu'on appelle un vote unanime ^^ Ce sera donc la A !
C’est vrai ^^
Hâte de te lire