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Psychiatrie

J.A.D.O.R.E melina se venge enfin sur christelle je t'avoue que le chapitre qui le précèdait était pas mal aussi bordel l'exercice qu'avais fait mélina j'aurais pas tenu en tous cas j'attend la suite
Pfff méchante tu veux meme pas qu elles se réconcilient
Bravo Tck ton histoire a atteind 3 pages :D
JOUR 7

Mélina avait passé une sale nuit. La facilité avec laquelle le médecin l’avait transformée en bourreau impitoyable la terrifiait. En rentrant dans sa chambre la veille, la brune avait éclaté en sanglots. Elle venait d’infliger un supplice atroce à sa colocataire, incomparable avec les chatouilles qu’elle s’était vue elle-même infliger au cours des entretiens. Les cris de sa victime quand elle avait insinué la brosse à dent électrique au creux de son nombril la hantaient. Elle se sentait coupable, terriblement coupable.

Les quelques heures de sommeil qu’elle avait pu grappiller n’avait pas effacé les marques sur ses joues quand elle pénétra dans le salon, habillée à la va-vite d’un jean et d’un débardeur ample. Christelle était assise à la table, impassible, les yeux rivés sur son bol de céréales. Elle n’esquissa pas un seul geste quand Mélina passa devant elle pour aller remplir la bouilloire, ni quand celle-ci vint s’asseoir en face d’elle, sa tasse de thé fumante à la main.

Les minutes s’écoulèrent avec une extrême lenteur. Aucune des deux filles ne prononçait le moindre mot. Seul le bruit de la cuillère dans le bol ou de la tasse se posant sur la table rompait le silence. La tension devint vite trop lourde pour Mélina. « Je suis désolée », lança-t-elle d’une voix qu’elle aurait espérée moins tremblante. Christelle leva les yeux, la fixa quelques secondes, puis revint à la contemplation de ses céréales.

« J’ai agi sous le coup de la colère, reprit la porteuse de lunettes. J’ai été abusée par Nicolas. Il nous a monté l’une contre l’autre. Je suis désolée de t’avoir fait… toutes ces choses hier. »

Toujours aucune réaction. Mélina devait trouver autre chose. Abandonnant ses sandales, elle posa ses chevilles sur les genoux de Christelle. « Vas-y ! lança-t-elle. Venge toi ! Chatouille moi ! » D’un geste désinvolte, sa colocataire repoussa ses pieds nus, qui retombèrent mollement au sol. « Merde ! Dis mois ce que tu veux ! », explosa Mélina. « Donne mois un signe ! Dis moi comment me faire pardonner. »

Il y eut un changement. Sa colocataire inspira une grand bouffée d’air. Relevant la tête, elle plongea ses yeux bruns dans ceux de Mélina. « Tes aisselles », lâcha-t-elle d’une voix sans relief après quelques secondes. Son bourreau de la veille ouvrit des yeux ronds. « Quoi ? ». « Tes aisselles, pendant une heure, et on sera quitte », précisa Christelle.

Mélina faillit lâcher sa tasse. Une onde de panique la fit frissonner. Sa colocataire venait de la plonger en enfer. Mais c’était de bonne guerre. Comment avait-elle pu imaginer s’en tirer à bon compte ? Pour sauver l’amitié qui l’avait unie à cette fille pendant toute une semaine et se débarrasser de sa culpabilité, elle n’avait pas le choix. « D’accord », soufla-t-elle.

Sans un mot, Christelle se leva et disparut dans sa chambre. Quand elle revint, elle tenait à la main les attaches et les instruments qui avaient servi à son propre supplice. Se plaçant derrière Mélina, elle lança d’une voix autoritaire : « Donne moi tes mains ». La brune hésita une seconde. Elle avait une furieuse envie de se lever et de s’enfuir à toutes jambes. Après ce qu’elle lui avait fait subir, Christelle serait impitoyable. Elle s’exécuta pourtant.

Sa colocataire saisit ses bras et les leva en l’air avant de la forcer à plier les coudes. Ses deux poignets se rejoignirent dans son dos, légèrement en dessous de sa nuque. Christelle les ligota soigneusement avant d’attacher solidement la sangle à l’un des barreaux du dossier de la chaise. Une autre sangle vint enserrer ses coudes, qui formaient deux pics jumeaux au-dessus de sa tête. Mélina comprit l’intérêt de cette technique : ainsi attachée, ses aisselles étaient entièrement offertes.

Mais son futur bourreau n’avait pas terminé son ouvrage. Christelle se pencha et entreprit de lier ses chevilles aux pieds de la chaise. Elle ne prit pas la peine de lui enlever ses sandales. Ses pieds ne l’intéressaient pas.

La touche finale fut d’une cruauté extrême. Christelle récupéra la petite horloge qui trônait dans la cuisine pour la placer sur la table, devant les yeux de Mélina. Celle-ci aurait tout le loisir de décompter chaque secondes de supplice sur la tocante.

La victime était prête. Le bourreau cala ses genoux de chaque côté de la chaise pour l’empêcher de basculer. Melina vit apparaître deux mains dans son champ de vision. Chacune s’était armée d’une plume. La respiration de la brune s’accéléra et elle dut se forcer pour ne pas supplier sa colocataire d’entrée.

Il n’y eut pas d’échauffement. Les pointes des plumes se posèrent sur la peau douce de ses aisselles, entamant immédiatement un long mouvement de va-et-vient. Mélina ne tenta même pas de résister. Un éclat de rire emplit la pièce.

La trajectoire aléatoire des délicats instruments ne lui laissait aucune chance. Tandis qu’une plume traçait de petits cercles au creux de son aisselle gauche, l’autre entama de longs frôlements le long de la droite, utilisant toute sa longueur pour exciter l’épiderme chatouilleux. Entre deux éclats de rire, Mélina ne pouvait s’empêcher de regarder l’horloge. 9h07. Il ne s’était même pas passé deux minutes et la jeune femme était déjà à bout de souffle.

Les plumes ne faiblissaient pas. Elles étaient parties dans une série de grands mouvements, montant jusqu’à ses coudes avant de redescendre avec une lenteur calculée vers les doux points faibles. A chaque fois, un gémissement plaintif s’échappait des lèvres de Mélina juste avant le retour des instruments sous ses bras. Parfois, l’un d’eux poursuivait sa course, pénétrant dans son débardeur pour atteindre la limite de son soutien-gorge, faisant sursauter la victime sur sa chaise.

9h12. 9h13. Mélina avait les yeux rivés sur cette aiguille des secondes qui n’avançait pas. Elle voulut détourner le regard, mais ses yeux furent instantanément attirés par le mouvement des plumes sous ses bras tendus. Accompagnant de ses éclats de rire les doux attouchements, la jeune femme se mit à fixer malgré elle les millions de poils glissant sur son épiderme ultra-sensible.

Elle décida de fermer les yeux. Plongée dans le noir, elle ressentit avec une acuité décuplée les passages des plumes. Chaque frôlement chatouilleux s’insinuait goutte après goutte dans son esprit. Ses vaines tentatives pour se débattre étaient immédiatement annihilées par Christelle, qui n’avait qu’à serrer les genoux pour assurer la stabilité de la chaise. Mélina riait et gémissait à la fois. Parfois, une supplique s’échappait au milieu d’un hoquet.

Quand les plumes arrêtèrent leur manège, elle ouvrit les yeux. 9h26. Elle venait de subir un tiers de son supplice. Elle entendit Christelle se mouvoir derrière elle. Un bruit de tiroir qui s’ouvre, un cliquetis de métal. Puis un bras entoura ses coudes attachés, poussant légèrement vers la gauche. Mélina n’eut d’autre choix que de suivre le mouvement, qui eut pour effet de tendre à l’extrême la peau de son aisselle droite.

Du coin de l’œil, la victime distingua un reflet. Tournant les yeux au maximum, elle vit avec horreur ce qui l’attendait. Une fourchette était vissée dans la main droite de Christelle, qui s’était dégagée le terrain. « Non ! Arrête ! », implora la brune tandis que l’objet se rapprochait de sa peau. Elle ne se souvenait que trop bien de l’effet procuré par ce supplice sous ses pieds nus pendant son enfance. Elle n’osait imaginer celui qu’il pourrait avoir sur le point le plus chatouilleux de son anatomie.

Les quatre dents glacées de la fourchette se posèrent au creux de son aisselle. Mélina sursauta puis poussa un cri quand l’instrument se mit à caresser lentement le creux de son bras. La sensation était atroce. Sur cet espace de peau si fin, si délicat, ce simple frôlement métallique suffisait à plonger la jolie brune en enfer. Chaque dent chatouillait irrésistiblement son épiderme rendu divinement sensible par la tension forcée.

Un passage, puis deux, puis trois. A chaque reprise, Mélina criait, gémissait, suppliait ardemment sa colocataire d’interrompre la torture. En vain. Quand celle-ci reposa enfin la fourchette, c’est avec des yeux embués de larmes que la victime pu constater qu’un autre tiers de l’heure compensatoire était écoulé.

Elle n’eut que très peu de temps pour rassembler ce qui lui restait de lucidité. Les mains de Christelle vinrent se poser sur ses côtes, formant deux pinces fermes et précises. « Pitié ! Pas ça ! », lâcha Mélina. Derrière ses aisselles et la plante de ses pieds, les côtes de la brune formaient sa troisième grande faiblesse, que ses bourreaux de la semaine avaient jusque-là peu exploitée. Mais sa colocataire n’avait pas oublié les cris poussés par Mélina dans l’épreuve du miroir, quand son torse sensible avait été brièvement visité par les infirmières pour briser sa résistance.

Cette fois, c’est un hurlement puissant qui s’échappa quand les doigts avides de chatouilles se mirent à remuer, pinçant frénétiquement chaque interstice de peau blanche. Christelle pianotait sur ses flancs avec une rapidité et une précision d’orfèvre. Et quand une main remonta au creux de son aisselle gauche pour la gratifier des vicieux pincements, Mélina se sentit défaillir. Elle hurlait de rire sous le manège infernal de son bourreau, qui alternait les mouvements de ses mains, faisant remonter l’une vers le doux creux d’un de ses bras tandis que l’autre redescendait pour supplicier ses côtes offertes.

Les cris de la victime ne faiblissaient pas. Au comble de la frustration chatouilleuse, celle-ci retrouva un flot d’énergie insoupçonné et se mit à débattre furieusement. Christelle ne comprit le danger que trop tard. La chaise bascula d’un seul coup, et les deux jeunes femmes se retrouvèrent à terre.

L’horloge affichait 10h08. Couchée sur le flanc, Mélina inspirait de grandes bouffées d’air pour retrouver son souffle. Sa colocataire entreprit de la détacher. Quand elles se levèrent, celle-ci tendit une main pacifique. Chancelante, Mélina l’ignora pour se jeter dans ses bras.

L’étreinte des deux amies retrouvées fut interrompue par le bruit d’une clé dans la serrure. Nicolas entra et arqua un sourire surpris à la vue de la chaise renversée sur laquelle étaient toujours attachées les sangles. « Rassemblez vos affaires s’il vous plaît », demanda-t-il à ses patientes, qui obéirent en regagnant leurs chambres. « Vous pouvez mettre vos chaussures », lança le médecin d’une voix forte pour se faire entendre depuis le salon.

Les filles furent conduites jusqu’à son bureau. La pièce était exiguë et le mobilier simple. Une armoire croulant sous le poids des dossiers, une table sur laquelle trônaient plusieurs écrans d’ordinateurs. Dans un angle près de la porte, une chaise faisait office de salle d’attente. Fanny y était installé. La jeune fille semblait épuisée, ce qui ne l’empêcha pas de leur lancer un sourire espiègle.

Christelle et Mélina l’ignorèrent froidement. Se tournant vers le médecin, elles remarquèrent l’autre particularité de ce bureau. Les murs n’en étaient pas vraiment. Chacun était occupé d’un miroir sans teint donnant sur une salle de la clinique. Les deux patientes reconnurent les chevalets et la salle des entretiens. De cette pièce, Nicolas pouvait scruter chaque séance de torture.

« Votre semaine de traitement s’achève ici », coupa celui-ci avec un sourire. « Vous remarquerez, je pense, que vous n’avez pas perdu votre temps ici. Vous semblez toutes les deux bien plus combatives et déterminées qu’à votre arrivée. Les deux patientes ne prirent même pas la peine de lui répondre et n’écoutèrent la suite que d’une oreille distraite. Le médecin, visiblement amusé par la tournure des événements, proposa de les raccompagner vers la sortie. Mélina ouvrit la marche et tomba de nouveau sur Fanny, qui s’était levée et se tenait près de la porte.

« A la prochaine ! », lâcha la sadique stagiaire. La gifle de Mélina effaça son sourire. Celle de Christelle lui arracha une larme.

FIN
J'ai adoré ton histoire!
Oh noooon c'est fiiiniiii :-(
Lala fin était géniale et j'ai adorer les réconciliation de melina et Christelle mais juste un peu triste pour les baffe que se prend fanny a la fin j'aurai préférer une finale avec de nouvelles chatouilles sur fanny pour se venger de tout se qu'elle leur a fait subir et qu'elle se mettent a 2 pour lui chatouiller pieds et aisselles en même temps car des claques comme au revoir c assez triste comme fin.
Oh c'est déjà fini? :/ ton histoire est tellement bien qe tu devrais l'adapter en film! ;) (Je prend le rôle de Nicolas ahahah!)
Merci, content que l'histoire vous plaise ! :D
Fetfeet44 a écrit :Tu devrais l'adapter en film! ;)
Tu organises le casting Fetfeet ? ;)
Si vous en faites un film j'irais le voir au cinéma :)
Tck-MnMs a écrit :Merci, content que l'histoire vous plaise ! :D
Fetfeet44 a écrit :Tu devrais l'adapter en film! ;)
Tu organises le casting Fetfeet ? ;)
Oulah, beaucoup de responsabilité tout ça, personne pour me donner un petit coup de main? ;)
salut je viens de penser a 1 autre personnage pour ta futur histoire tu c que je t'avais proposé ( luna lovegood ) et ( bellatrix lestrange ) de harry potter et bien je viens de penser a une autre fille qui n'a rien a voir avec harry potter mais plutot de l'univers de one piece je c que au moins 2 histoires de one piece ont deja ete faite sur ce site comme l'histoire ( chatouilles sur le thusand sunny un truc dans le genre ou nami et robin se font torturer par les autres membres bien la je pensait a une histoire ou se serait sur la mink et possible futur mugiwara. je pense bien sur a ( carrot ) la petite lapine qui a voulu partir a l'aventure avec luffy et les autres je pensait qu'une histoire avec elle pourrait etre super :) perso j'adore carrot et j'espere que le fait qu'elle soit dans l'equipage de luffy ne soit pas que temporaire et qu'ils vont la recruter apres avoir botter les fesses de big boule euhhh big mom dsl ^^ en tout cas une histoire ou elle serait attachée et chatouillée sous les pieds et autre endroit pourrait etre géniale.
Je note, je note :) Je ne peux rien te promettre pour l'instant Dante. D'autant que j'ai une petite idée de scénario que je voudrais bien développer.

Sinon je vous avais promis un bonus pour cette fic, il arrive vite ! :D
Me tarde que le bonus arrive ;)
Chose promise, chose due :D




Nicolas regarda Christelle et Mélina tourner à l’angle de la rue avec un sourire. Les deux filles avaient détesté cette semaine, mais leur pas décidé et le regard qu’elles lui avaient jeté en le quittant restaient la meilleure preuve de l’efficacité du traitement qu’il avait conçu. Le médecin resta pensif quelques secondes, puis se retourna. Il n’avait pas le temps de lambiner.

Ses pas résonnèrent dans le couloir du premier étage. Un virage à gauche, puis à droite. Il déboucha devant une porte flanquée de l’inscription «Salle d’examen n°6». Il entra.

Les deux nouvelles patientes étaient déjà installées, prête pour la première étape. Une infirmière lui tendit leur dossier. Nicolas se plongea dans la lecture. La blonde s’appelait Lucile. Elle avait 27 ans. Sur sa photo d’identité, son visage encadré de longs cheveux affichait un large sourire. Un air incompatible avec la raison de sa présence, inscrite au stylo bille en tête de page : dépression successive à un burn-out.

Avant de la voir fuir à toutes jambes l’entretien avec Mélina la veille, le psychiatre se souvenait effectivement avoir décelé chez la jeune femme une profonde détresse qu’elle tentait de cacher derrière un ton enjoué. Suivait sur le papier quelques indications physiques. Lucile mesurait 1,68 m et chaussait du 38. Une note avait été ajoutée : « la patiente déclare présenter une sensibilité accrue au niveau des pieds et des aisselles ».

Satisfait, le médecin tourna la page pour consulter le profil de la seconde patiente. Il s’agissait de Laure, qui avait courageusement affronté le test de Mélina. A 23 ans, elle donnait l’impression de n’en avoir que 15. Ses grands yeux bruns et son nez espiègle renforçaient ce sentiment, qu’elle avait visiblement tenté d’atténuer en coupant ses cheveux châtains foncés à hauteur des épaules. Elle ne pouvait rien en revanche pour masquer son 1,54 m et son tout petit 35. « Sensibilité extrême sur l’ensemble du corps », disait la note. De mieux en mieux.

Nicolas releva la tête. Les deux jeunes femmes étaient assises l’une à côté de l’autre, les mains attachées derrière la chaise. Leurs pieds déchaussés trônaient sur une table, soigneusement ligotés. Chacune avait vu ses gros orteils liés à l’aide d’une cordelette et étirés vers l’arrière.

Les pieds de Lucile étaient très élégants. Le creux de la plante délicatement cambré leur donnait une allure élancée. La peau pâle semblait à la fois douce et ferme. Les orteils, bien dessinés et alignés. En arrière plan, le bas du visage de la blonde semblait tendu. Ses yeux bleus étaient masqués derrière un épais bandeau noir.

Laure, en revanche, fixait le médecin d’un regard terrifié. Mais elle ne pouvait pas protester. Un bâillon la réduisait au silence. A côté de ceux de sa voisine, ses pieds semblaient minuscules. Ils ressemblaient à ceux d’un enfant, purs et sensibles avec des orteils légèrement turbulents.

Nicolas s’assit face aux quatre plantes de pied ligotées. Son assistante lui tendit une paire de plumes courtes et souples, qui attirèrent l’œil de Laure. L’étudiante se mit à gémir. Alertée, Lucile protesta d’une voix aigüe et stressée : « Qu’est ce que vous faite ? » La pointe des doux instruments se posa sous les pieds de la blonde et commencèrent à remuer dans un long mouvement de va-et-vient le long de son délicieux 38. « Eh ! Qu’est-ce que c’est ?! Non ! Arrêtez ! », lança la victime tandis que les premiers rires s’échappaient de sa gorge.

Lucile n’avait pas menti sur la sensibilité de ses plantes. Le simple contact des plumes sur sa peau nue la chatouillait irrésistiblement. Entre deux éclats de rire frénétiques, elle se perdait en vaines incantations : «Pas çaaaaahahahahaha ! Pas mes pieds ! Ça chatouuuuuuuuuuille !» Indifférents, les doux instruments poursuivaient leur délicieuse tâche, caressant lentement l’épiderme tendu et vulnérable.

Quand le psychiatre les fit entrer en contact avec la base des doigts de pied au garde à vous, la blonde fit un bond sur sa chaise. «Pitiéhéhéhéhé pas mes orteeeeils !», supplia-t-elle, tentant vainement de les recroqueviller, ce qui n’eut pour effet que de laisser apparaître un surprenant vernis bleu ciel. Lucile rit comme une possédée pendant les longues minutes que dura son supplice.

Les plumes arrêtèrent finalement leur manège, laissant la victime essoufflée et parcourue de tremblement. Nicolas se tourna vers Laure. L’étudiante, qui avait suivi chaque seconde de la torture infligée à sa voisine, pleurait déjà à chaudes larmes. Elle jeta un regard suppliant au médecin et se mit à gémir quand elle vit les plumes s’approcher de ses pieds minuscules.

Le contact au creux de ses plantes manqua de la faire basculer sur sa chaise et les premiers va-et-vient le long de ses deux pieds collés l’un à l’autre lui arrachèrent un cri aigu. Elle était effroyablement chatouilleuse. Bien plus que Lucile et même bien plus que Christelle ou Mélina. Nicolas fut impressionné par les réactions de sa victime, qui se débattait furieusement sous les irrésistibles caresses.

Le psychiatre en vint rapidement aux orteils. Ils étaient à l’image de leur propriétaire : petits, mignons et vulnérables. Ils n’étaient recouverts d’aucun vernis, ce qui accentuait leur côté innocent. Les plumes titillèrent les délicats arrondis qui en marquaient l’extrémité. Les petits doigts de pied sensibles se lancèrent dans un ballet affriolant, gigotant autant que leur permettaient les liens pour tenter de chasser les intrus.

Derrière son bâillon, Laure riait sans pouvoir s’arrêter. Au son de ses éclats, son bourreau repéra des points particulièrement sensibles sur la base des deux plus grands orteils de son pied droit et sur le bord externe du petit orteil de son pied gauche. L’étudiante était une victime absolument délicieuse sous la plume. Ses yeux rieurs embués de larmes, les doux frissons parcourant son corps sous la torture, son rire musical, tout en elle donnait envie de la chatouiller. Nicolas poursuivit le supplice aussi longtemps qu’il le put. C’est presque avec regret qu’il passa à la seconde étape de l’exercice, qu’il attendait pourtant avec impatience.

Tout l’effet du traitement de ses deux nouvelles patientes reposait sur les vulnérabilités qu’il avait lui-même crées. Bâillonnée mais dotée de la vue, Laure n’avait eu d’autre choix que d’anticiper son supplice à venir en regardant les plumes caresser les plantes pures de sa voisine. Désormais, c’était au tour de la blonde de plonger dans l’horrible incertitude. Celle-ci ne pouvait pas voir, mais elle pouvait entendre.

Le vrombissement d’une brosse à dent électrique emplit la pièce. «C’est quoi ce truc ?!», glapit Lucile. Sa question s’échappa dans la pièce, remplacée par les gémissements stridents et paniqués de Laure, dont les yeux fous étaient braqués sur l’appareil qui se rapprochait de ses pieds nus. L’étudiante tirait autant qu’elle le pouvait sur ses chevilles immobilisées, en pure perte. D’un signe, Nicolas demanda à l’infirmière de se placer derrière la jeune fille. La précaution se révéla utile.

Au premier contact des poils de la brosse dans le creux de son pied gauche, Laure banda tous ses muscles. Sa chaise bascula, rattrapée in extremis par l’assistante. La victime se débattait furieusement dans ses liens, au rythme des mouvements frénétiques de l’instrument de torture, qui glissait d’une plante chatouilleuse à l’autre.

Des hurlements terrifiés perçaient au travers du bâillon. «Qu’est-ce que vous lui faite ?!», cria Lucile, électrisée par le supplice sonore et inconnu infligé à sa malheureuse voisine. «Laissez-là ! Relâchez-nous ! Pitié !» Pendant une seconde, Nicolas se demanda s’il n’aurait pas dû la bâillonner, elle aussi. Le psychiatre vengea ses tympans meurtris en déplaçant l’embout vrombissant de la brosse à dent sous les orteils de la pauvre Laure. Un flot de suppliques inintelligibles s’échappa, sans contrôle, de la barrière de tissus.

Saisissant le pied droit de sa victime, le médecin fit remonter l’appareil d’un cran supplémentaire, torturant le bout des petits doigts de pieds dansant sous les chatouilles. Les poils synthétiques couvraient presque entièrement les doux arrondis, soumis aux pires tourments. Laure poussait de longs gémissements plaintifs, interrompus de temps à autres par les sanglots Lucile, dont les larmes d’angoisse roulaient sous le bandeau.

Nicolas finit par interrompre son ouvrage. Laure s’affaissa sur sa chaise, vidée. Le psychiatre laissa le silence s’installer. Lucile tremblait comme une feuille. Quand la brosse à dent électrique se fit à nouveau entendre, la blonde ne tint plus. «Pitié ! Ne faites pas ça ! Laissez moi !» Les suppliques s’échappèrent à torrent. Son bourreau fut à nouveau tenté de la bâillonner, mais se ravisa.

L’embout rond fut apposé sur une rangée d’orteils fins et disciplinés. Lucile poussa un cri strident, suivi d’un rire puissant. L’instrument se déplaça de gauche à droite, s’insinuant aléatoirement entre deux doigts de pieds vulnérables avant de reprendre sa course. La victime perdait tout contrôle sous les chatouilles frénétiques qui forçait les barrières de son esprit. Un nouveau cri emplit la pièce quand la brosse se mit à redescendre le long de son pied droit.

La tête de l’appareil progressait centimètre par centimètre sur sa peau nue. La zone d’appui fut longuement visitée puis ce fut autour de la plante délicatement creusée. Lucile ne parvenait plus à reprendre son souffle entre deux éclats de rire. Parfois, un «pitié» à moitié haché s’échappait de ses lèvres. La blonde riait, riait, et riait encore, vaincue par l’horrible démangeaison qui remontait maintenant le long de sa plante gauche, plus chatouilleuse encore.

Nicolas la poussa jusqu’à la limite de l’asphyxie. Eteignant l’infernal instrument, le psychiatre se leva, demanda à l’infirmière de conduire les deux patientes épuisées dans la chambre qu’elles partageraient, puis quitta la pièce.

Son bureau était plongé dans l’obscurité. Fanny, qu’il avait laissé là avant de partir, avait disparu. Le cuir de son fauteuil était une bénédiction, surtout après l’heure passée sur une chaise métallique grossière. Le psychiatre profita du silence pendant une minute, puis appuya sur un boitier installé près de son ordinateur.

Une vive lumière emplit la pièce à mesure que les stores occultant les miroirs sans tain s’élevait. Les deux salles d’examen étaient occupées. Des dossiers posés négligemment sur le bureau éclairèrent le médecin.

A sa droite, une jeune femme brune, bâillonnée, se débattait furieusement dans une camisole de force, ses deux grands pieds nus soumis aux lents passages d’une plume. Elle s’appelait Bénédicte, elle avait 29 ans, et sa pointure 41 offrait une très large surface visiblement très chatouilleuse. A sa gauche, les deux plantes qui s’offraient à sa vue étaient plus fines, plus délicates. Elles appartenaient à une certaine Lysa, qui hurlait d’un rire inaudible au travers de la vitre. Tandis que ses pieds avaient été confiés à la brosse à cheveux d’un infirmier, Fanny, remise de ses deux gifles, profitait du débardeur de la victime pour gratifier ses aisselles de grattements d’ongles vicieux.

Quatre patientes en même temps… Cette nouvelle semaine s’annonçait délicieusement chargée !
C'est horrible ce que tu nous fais, on a encore plus envie d'une suite maintenant! :D
Youpi une suite mais j espere que ca va pas etre un peu répétitif a cause de melina et Christelle, on a deja vu plein de chose , j espere que ce nicola sera un jour sur une de ses chaises a torture ! Je me demande si il craint^^
lolo30 a écrit :Youpi une suite mais j espere que ca va pas etre un peu répétitif a cause de melina et Christelle, on a deja vu plein de chose , j espere que ce nicola sera un jour sur une de ses chaises a torture ! Je me demande si il craint^^
Je me suis demandé la même chose lol
Il ne s'agit que d'un bonus, un épilogue en quelque sorte :-/ je compte me lancer dans une nouvelle fic maintenant :)
Cette fiction me manquait définitivement trop... Je n'ai pas résisté à l'envie d'écrire une suite qui me trottait dans la tête depuis quelques temps. Je vous la propose donc. N'hésitez pas à me donner vos avis :)




Il fallait bien l’avouer, Lucie se trouvait un franchement idiote. Comment avait-elle pu tomber dans un piège aussi facile…

A 28 ans, elle tentait désespérément de lancer sa carrière de journaliste, quitte à accepter tous les sujets, même les plus sordides. «Tu n’en es pas encore au grand journalisme, sois patiente», se répétait-elle chaque jour. Mais cette fois, elle aurait dû s’abstenir de faire du zèle.

Une semaine plus tôt, elle était tombée sur un témoignage publié sur un forum médical. Une jeune femme y racontait avoir vécu, plusieurs années auparavant, une expérience étrange : dépressive, elle avait été prise en charge dans une clinique où on l’avait chatouillée chaque jour, sans répit, pour la rendre plus «joyeuse». Personne ne l’avait crue, bien entendu. Mais Lucie avait le souci du détail, doublé d’un instinct hors pair pour flairer les histoires vraies, et la description faite par l’anonyme était criante de réalisme.

Sans grand espoir, elle l’avait contactée via un formulaire et avait été surprise d’obtenir une réponse dès le lendemain. La jeune femme en question s’appelait Mélina et acceptait de lui raconter son histoire autour d’un café. Elle avait tenu parole deux jours plus tard malgré sa crainte d’évoquer son supplice devant une inconnue.

Lucie n’en croyait pas ses yeux. Le récit qu’elle avait pris en note lui donnait des frissons. Elle s’imaginait embarquée dans cet enfer et s’était convaincue qu’elle ne pourrait pas y survivre. Chatouilleuse sur toutes les parcelles de son corps depuis l’enfance, elle se souvenait comme d’un traumatisme de chaque seconde où l’on avait profité de sa sensibilité. Elle croyait avoir déjà subi le pire au collège, quand, au beau milieu d’un cours de gym, la moitié de sa classe s’était jetée sur elle, l’avait immobilisée avant de la torturer à mort. Mais à côté de ce qu’avait vécu Mélina, c’était de la rigolade et sans mauvais jeu de mots.

Elle avait déniché un bon sujet, elle le savait. Dès le lendemain, elle avait relaté le témoignage à son rédacteur en chef, un quadragénaire lubrique qu’elle haïssait profondément. Quand elle l’avait vu esquisser un sourire en coin, elle avait su que c’était trop tard. «C’est un excellent sujet», avait-il d’abord constaté avant d’ajouter avec des yeux brillants : «Mais il serait plus intéressant de te rendre dans cette clinique incognito».

Lucie avait très bien entendu, mais elle lui avait tout de même demandé de répéter. «Tu vas te faire passer pour une patiente», avait-il ajouté, souriant jusqu’aux oreilles. La jeune journaliste avait bien tenté de se dérober, ce qui avait accru encore la jubilation perverse de son patron. «Tu n’es pas chatouilleuse ?» avait-il questionné en minaudant. Gênée à l’idée d’évoquer sa sensibilité devant cet homme, Lucie avait détourné le regard avant de murmurer un timide «si, justement». «Eh bien tu es le cobaye parfait alors !», avait-t-il répliqué du tac au tac en la détaillant de la tête aux pieds, s’attardant sur ceux-ci comme s’il voulait ôter ses Vans pour les chatouiller lui-même.

Elle avait toujours détesté la manière dont il la regardait. Lucie ne se trouvait pas particulièrement jolie, mais elle avait tout de même pris conscience de l’intérêt qu’elle pouvait susciter chez les hommes. Fine et élancée malgré son 1,65 m, elle avait un visage légèrement ovale aux traits délicatement ciselés et de grands yeux bruns, rehaussés par des cheveux châtain foncé coupés à mi-longueur. Elle avait pris l’habitude d’exposer le moins possible sa peau très blanche, y compris à la plage où elle gardait au minimum son jean et un t-shirt à manche longue. Ses pieds n’étaient que très rarement nus et même ses plus proches amis ne les avaient presque jamais vus autrement que couverts de chaussettes longues et bariolées.

Elle en portait encore ce jour-là, face à son patron qui fixait désormais son visage dans l’attente d’une réponse. Elle était piégée. Accepter la terrorisait. Mais refuser serait presque à coup sûr synonyme de chômage au terme de son contrat. «Tu dois le faire, sinon ta carrière ne démarrera jamais», se dit-elle. Elle avait finalement hoché la tête.

Le sort en était jeté. Elle avait rencontré une nouvelle fois Mélina, qui la mit en relation avec le psychiatre qu’il l’avait envoyée à l’abattoir deux ans plus tôt. Lucie n’avait pas pu s’empêcher de demander à la jeune femme si elle avait trouvé le moyen de mieux supporter le traitement qu’elle s’apprêtait à subir à son tour. «Quand vous êtes attachée et soumise aux chatouilles, plus rien d’autre ne compte», avait-elle répondu, ajoutant encore à la terreur de la journaliste.

Devant le praticien, celle-ci avait tout de même mis à profit ses dons d’actrice pour mimer une dépression liée à une rupture amoureuse récente – ce qui était, du reste, partiellement vraie. Elle avait finalement obtenu ce qu’elle attendait : une recommandation pour passer un test dans la fameuse clinique.

Elle se retrouvait désormais dans la salle d’attente de ce lieu qui la terrorisait, se reprochant tous les maux du monde pour le manque de discernement qui l’y avait amenée. Son corps tout entier lui intimait de fuir et seule son inquiétude pour son avenir professionnel la maintenait sur sa chaise. Chaque seconde était déjà un supplice. Elle n’y tint plus. Elle se leva et fit quelques pas en direction de la sortie quand une porte s’ouvrit sur sa droite.

«Vous nous quittez déjà mademoiselle ?», lança une voix féminine. Lucie s’arrêtât nette et se retourna. La personne qui l’avait interpellée ne pouvait pas être médecin. C’était une très jeune femme, qui ne devait avoir qu’une petite vingtaine d’année. Elle était plus petite qu’elle et semblait d’une fragilité extrême malgré sa blouse blanche. Ses yeux vifs étaient rivés sur elle, l’empêchant de poursuivre son chemin vers l’extérieur. «Je m’appelle Fanny, je suis l’assistante du concepteur de ce programme», déclara-t-elle finalement en tendant la main. Lucie la serra timidement puis la suivit dans un bureau exigüe aux murs immaculés.

A peine étaient-elles assises que son interlocutrice entama les hostilités. «Savez-vous quel genre de traitement nous utilisons ici ?» Décontenancée par cette question directe, la journaliste cilla une demi-seconde avant de répondre d’une voix empreintée : «vous chatouillez les gens…» Fanny acquiesça pour passer à la question suivante : «vous craignez les chatouilles ?» Lucie se mit à fixer ses mains, qui se tordaient dans tous les sens sur le bureau. «Enormément», souffla-t-elle.

L’assistante sourit et lui demanda de noter sur dix sa sensibilité aux endroits qu’elle allait lui citer. Le cou obtint un 6, les aisselles, un 9, de même que les côtes. Le ventre fut gratifié d’un 8 et les cuisses d’un nouveau 7. «Et vos pieds ?» Lucie marqua un nouveau temps d’arrêt. «10, je crois», lâchât-elle finalement.

Fanny l’invitât à se déshabiller pour ne garder que ses sous-vêtements et à la rejoindre dans la pièce adjacente. L’envie irrépressible de fuir s’empara à nouveau de Lucie. «Pense à ton avenir ! Pense à ton avenir», s’ordonnait-elle en pensée. Elle se répétait ce mot d’ordre à chaque pièce de tissus qui quittait son corps. Puis vint le moment de quitter ses chaussettes. Elle ferma les yeux en les faisant glisser lentement le long de ses mollets et ne put réprimer un long frisson quand l’air frais de la pièce caressa ses plantes de pieds. Elle se sentait plus que jamais vulnérable en franchissant la porte au fond du bureau.

Elle entrât dans ce qui semblait être une salle d’examen, comme celles que l’on pouvait trouver dans un cabinet de radiologie. Un brancard était installé en face d’une machine blanche imposante, au milieu de laquelle s’ouvrait une sorte de tunnel sombre. Sur les consignes de la jeune assistante, Lucie s’allongeât, les pieds devant le gouffre et les bras relevés au-dessus de sa tête. «Je dois vous attacher pour votre sécurité», prévint Fanny. La fausse patiente déglutit alors que ses poignets et ses chevilles étaient enserrés par des bracelets de nylons.

Instinctivement, elle tentât de bouger pour vérifier les attaches : sa marge de manœuvre était extrêmement limitée. «Cette machine va nous permettre de tester vos réactions», expliqua Fanny d’une voix dans laquelle Lucie crût discerner une once de sadisme. «Elle n’utilise que de l’air sous pression, vous ne risquez rien. Je serai dans la salle de contrôle mais je peux vous entendre». La jeune journaliste n’aimait pas le sourire vicieux qui s’affichait sur le visage de son interlocutrice. Celle-ci sortit et la machine s’ébranlât presque immédiatement.

Le brancard avança dans le tunnel. Lucie fut instantanément plongée dans le noir. Quand le mouvement s’arrêtât, elle sentit que ses pieds nus frôlaient une paroi de métal. Tout son corps était en fait encadré par la machine, comme si celle-ci avait modulé sa structure pour épouser parfaitement ses formes. «Pense à ton avenir ! Pense à ton avenir», s’encourageait-elle encore silencieusement.

Fanny se délectait de la peur qu’elle lisait sur le visage de sa nouvelle victime. La caméra infra-rouge lui permettait de ne rater aucune miette du spectacle en toute discrétion. Depuis que son oncle lui avait laissé la garde de sa clinique le temps d’une année sabbatique, elle avait entrepris de moderniser les installations. Ce joujou était le dernier arrivé et elle ne se lassait pas de l’utiliser. Elle-même y avait fait un passage pour tester les capacités de l’engin et elle n’avait pas été déçue.

Sous l’écran de retransmission se trouvait une dalle tactile sur laquelle était dessinée une silhouette féminine en trois dimensions constellée d’une vingtaine de points rouges. Fanny activa d’un doigt celui situé au milieu du ventre. Un cri de surprise se fit entendre dans les haut-parleurs.

Lucie gigotait comme un poisson sorti de l’eau pour tenter de chasser l’affreuse sensation. Un filet d’air fin et léger assaillait son nombril qui se contractait sous les chatouilles. Quelques gémissements de mécontentement s’échappaient des lèvres closes de la jeune femme à mesure que l’exaspération grimpait en elle. La cible de la machine se déplaça, visant son ventre d’une blancheur exquise. La journaliste se débattit avec plus de vigueur mais parvint à garder la bouche fermée, résolue à ne pas trahir plus que de raison sa sensibilité extrême.

Cette lutte inutile ravissait l’assistante, qui scrutait l’arrivée du résultat. Celui-ci s’affichât finalement en orange : 77%. Elle sourit en voyant ce nombre. L’appareil était étudié pour mesurer l’intensité de la réponse nerveuse aux chatouilles. Un tel score dès la première zone cible était particulièrement prometteur. Fanny se lança dans l’exploration des points réputés moins sensibles. L’air sous pression excita le cou, les cuisses et les oreilles de la patiente immobilisée. L’écran afficha successivement 55%, 63% et 39%. Il était temps de passer la vitesse supérieure.

Dans le caisson, Lucie tentait de reprendre son souffle. Les chatouilles distillées à trois endroits, même parmi les moins sensibles, lui avait demandé un effort de concentration considérable. Mais jusqu’ici, elle avait réussi à ne pas craquer. Elle commençait à se convaincre qu’elle n’était pas aussi sensible qu’elle l’avait cru. Elle avait tort. La machine vrombit à nouveau, puis l’enfer se déchaîna. La journaliste hurla dans le noir. Ses côtes et ses aisselles étaient assaillies par des dizaines de filets d’air sous pression, passant en revue chaque espace de peau nue et vulnérable. Lucie ne put se retenir qu’une seconde : un flot de rire s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle tirait sur les liens retenant ses poignets pour tenter de se protéger. Le test ne dura qu’une minute, mais quand l’appareil retomba dans sa torpeur de métal, elle était déjà en nage.

«Impressionnant», souffla Fanny. Le score avait viré au rouge cramoisi pour indiquer 89%. Elle même n’avait pas dépassé 80% pour son point le plus chatouilleux. Et celui de Lucie n’avait pas encore été exploré… L’assistante fit pivoter la silhouette numérique d’un doigt pour faire apparaître les pieds. Ceux-ci étaient recouverts d’une myriade de points rouges, permettant de cartographier les zones sensibles au centimètre près. Fanny les activa tous en même temps.

Lucie poussa un hurlement de terreur. De ses talons à la pointe de ses orteils, ses deux pieds étaient entièrement soumis aux chatouilles aériennes. Chaque frôlement fugace aurait suffi à la rendre folle. Elle riait et criait à la fois. Au bout d’une vingtaine de secondes, elle ne tint plus. «Arrêtez çahahahahahaha ! Pitiéééé ! Arrêtez la machiiine».

Fanny écouta sans se préoccuper des suppliques de sa patiente. Elle était ébahie devant le résultat qu’affichait le calculateur. Chaque zone des deux pieds affichait un score supérieur à 90%. Le creux des plantes et la base des orteils grimpaient même jusqu’à 99% et il était probable que ce score ne reflète que les limites de la machine. Lucie était déjà à bout de souffle et s’effondra sur le brancard quand l’air s’arrêtât enfin.

Quand Fanny la libéra et l’invita à la rejoindre dans le bureau, elle parcouru les quelques mètres qui la séparait de la chaise en chancelant. Elle s’y assit lourdement et entreprit de se rhabiller, en commençant par ses longues chaussettes. «Ce ne sera pas nécessaire» la coupa l’assistante. Lucie la fixa avec des yeux ronds. «Vous présentez tous les critères nécessaires pour un traitement dans notre clinique, poursuivit-elle avec un sourire affable. Si vous êtes d’accord pour continuer, je vais immédiatement vous conduire à la chambre que vous occuperez pour la semaine.» La journaliste dût se faire violence pour hocher la tête et donner son aval. «Je ne vais tout de même pas traverser la clinique à moitié nue…», lança-t-elle d’une voix ou la timidité le disputait à l’incrédulité. «Vous n’aurez pas à aller bien loin», répondit Fanny, qui l’autorisa tout de même à enfiler son jean.

Dès la porte franchie, elles bifurquèrent immédiatement dans un long couloir aux murs blancs et au lino jaunis typiques des hôpitaux. Elles n’avaient fait que quelques mètres quand une porte s’ouvrit derrière elles, laissant passer deux hommes à la forte carrure vêtus de blouses blanches. Toujours en soutien-gorge, Lucie se sentit immédiatement mal à l’aise. Fanny choisit cet instant pour reprendre la parole. «J’espère qu’en sortant d’ici, vous aurez tout ce qu’il faut pour votre reportage», lâcha-t-elle d’un ton sardonique. Lucie s’arrêtât net et manqua d’être percuté par les infirmiers, qui stoppèrent également. «Vous ne pensiez tout de même pas que nous ne ferions pas de vérification, continua la jeune femme en plantant ses yeux dans ceux de la patiente. Le psychiatre nous a prévenu qu’il ne vous avait pas trouvé sincère lors de l’entretien. Comme si vous saviez exactement ce que vous vouliez obtenir. Il n’a pas été difficile de trouver ensuite votre informatrice puisqu’elle était la seule personne qu’il nous avait envoyée jusqu’ici. Nous l’avons interrogée et elle a tout avoué. Elle est tellement chatouilleuse vous savez… Presque autant que vous.»

Elle appuya cette dernière phrase pour en souligner l’effet. Percée à jour, la journaliste tenta de se retourner pour faire marche arrière mais elle fut immédiatement saisie par les deux hommes postés derrière elle. «Qu’avez vous fait d’elle ?», lança-t-elle alors qu’elle se débattait vainement. Pour toute réponse, Fanny avança vers une porte située sur la gauche. Les gorilles portèrent Lucie à ses côtés et l’assistante poussa un judas permettant de voir à l’intérieur. Un flot de rires entrecoupés de sanglots s’échappa de l’ouverture. La pièce, dont les murs étaient lourdement capitonnés, était minuscule. Aucun élément de mobilier n’était visible hormis une chaise en plastique. Dans un angle, au fond à gauche, elle aperçût une silhouette assise sur le sol. Celle-ci avait les yeux bandés et se débattait furieusement dans une camisole de force. Ses pieds chaussés d’étranges bottines blanches s’ébrouaient en tous sens. «Pitiéhéhéhéhé ! Arrêtezhéhé ! Je vais mouriiiiiiiihihihihir», cria Mélina, qui avait dû entendre le claquement métallique du judas. Fanny le referma d’un geste sec, coupant cours aux suppliques. «Qu’est-ce que vous lui faite ?! hurla à son tour Lucie, paniquée. «Vous le saurez très vite, répliqua Fanny. Sachez simplement que nous la relâcherons demain matin. Nous avons une sorte de clause de confidentialité ici et Mélina l’a gravement transgressée. D’abord en postant son expérience sur un forum puis en vous parlant. Ce qui lui arrive n’est qu’un juste retour des choses.»

Elle se tourna une nouvelle fois vers la journaliste, que les infirmiers entraînaient à nouveau dans le couloir. «Quant-à vous, nous allons vous garder quelques jours, le temps que vous compreniez que certaines choses ne doivent pas être écrites…» Lucie tenta de chasser sa peur pour lui rendre un regard aussi dur que possible et lui montrer qu’elle comptait bien résister à cette entrave.

Ils arrivèrent bientôt dans une autre chambre. Elle était elle aussi capitonnée mais disposait d’un lit. Sur le matelas trônait une autre camisole et les mêmes bottines que portait Mélina dans sa cellule. «Mettez ça», ordonna Fanny en montrant les chaussures. «C’est votre pointure». Lucie s’exécuta. Elle avait décidé d’affronter cette épreuve sans broncher et afficha un air déterminé quand elle enfila les bottines. Celles-ci collaient parfaitement à son petit 36,5, comme si elles avaient été spécialement conçues pour elle. Elle frissonna pourtant au contact du revêtement intérieur. Celui-ci semblait être fait de millions de poils semi-rigides dont la densité semblait renforcée dans le creux du pied et sous les orteils.

«Tendez les bras devant vous», poursuivit l’assistante. A peine Lucie avait elle obéi que les deux infirmiers lui enfilèrent la camisole. Il leur fallut cinq bonnes minutes pour ajuster les sangles dans son dos. Elle n’avait jamais porté ce genre de vêtement mais elle n’imaginait pas que cela pouvait être aussi inconfortable. Outre l’immobilité, de petites excroissances métalliques dans le creux des bras et autour du ventre la gênait particulièrement. Elle ne dit rien pourtant. «Il est midi, précisa Fanny. Nous reviendrons vous chercher à 17h.» Les trois blouses blanches quittèrent la pièce, laissant Lucie assise sur le lit, seule avec son angoisse.
TCK je t addoore cette suite imprévue est trop bien et je sens que lucie va bien rire
Viveeement la suite !!!:D
Ha la technologie :-D c'est magnifique :-)
Cool qu'on ait une suite :-D

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Très belle histoire et j'ai déjà hâte à la suite
Désolé pour le délai entre deux chapitres, la période est assez chargée pour moi... J'espère que ça vous plaira en tout cas :)



La journaliste s’était jetée dans la gueule du loup. Maintenant qu’elle était dans le ventre de la bête, enfermée et ligotée, plus rien ne pourrait lui épargner la torture qu’elle redoutait tant. Le claquement de la porte l’avait fait sursauter. Puis le calme était revenu et elle avait entendu les sanglots. Elle savait pertinemment d’où et de qui ils provenaient mais elle ne s’expliquait pas encore le fait qu’elle puisse les entendre avec l’isolation phonique de ces murs. Elle se leva et fit le tour de la pièce. L’ouverture au ras du sol était minuscule, cinq centimètres à peine. Lucie s’assit, puis se coucha sur le lino, consciente que, sans l’aide de ses bras, elle devrait se contorsionner pour se relever.

C’était une grille d’aération permettant de renouveler l’air de cet espace désespérément clos. La tuyauterie devait communiquer avec la cellule de Mélina. Elle l’entendait distinctement. La jeune femme pleurait doucement, mais son supplice semblait achevé. Lucie l’appela en chuchotant. «Je suis désolée, vous êtes ici par ma faute et je ne pourrais jamais me le pardonner», susurra-t-elle. Seul le silence lui répondit. Mélina n’émettait plus aucun bruit, ce qui signifiait qu’elle l’avait entendue. «Que vous ont-ils fait ?», poursuivit-elle. La voix de son informatrice arriva si faiblement jusqu’à elle qu’elle dût la faire répéter plusieurs fois et ne put saisir que quelques mots distincts : «camisole… chaussures… chatouilles… horrible…».

Elle recomposa les bribes. «La camisole et les chaussures vous chatouillent ?», demanda-t-elle, certaine qu’elle avait mal compris. «Oui…», souffla Mélina. Lucie sentit son sang se glacer. Si ce que disait la prisonnière était vrai, elle était elle-même à la merci des chatouilles, qui pouvaient arriver d’une seconde à l’autre. Son propre cerveau se mit à lui jouer des tours. Elle avait l’impression de ressentir déjà les effleurements sur son corps enfermé. Elle se leva d’un bond et commença à se débattre furieusement dans sa gangue de tissu en espérant la faire céder. Ses chevilles se lancèrent dans une danse étrange pour faire pression sur les bottines. Mais celles-ci étaient lacées bien trop haut et elles ne bougèrent pas d’un millimètre, épousant parfaitement ses pieds nus et vulnérables. Cette lutte vaine dura quelques minutes avant que Lucie ne parvienne à retrouver le contrôle d’elle-même. «Je dois garder mes forces», se força-t-elle à penser. Elle s’assit sur le lit.

L’attente était atroce. Chaque seconde, elle avait l’impression d’entendre un clic mécanique venant d’une chaussure ou de sa camisole. Ses nerfs à vifs et ses muscles tendus à l’extrême irradiaient de sensibilité. Un claquement, réel celui-là, se fit entendre et Lucie sursauta. Le judas de la porte venait de s’ouvrir et elle reconnut les yeux de Fanny qui la fixaient d’un air sadique. Ils s’abaissèrent finalement pour fixer quelque-chose que la journaliste ne pouvait pas voir. Elle décida de montrer à l’assistante un visage impassible et détourna la tête pour se concentrer sur les capitons du mur face à elle. C’est alors qu’elle sentit l’affreuse sensation pour la première fois.

Des dizaines de poils semblables à ceux d’une brosse à dent ondulait sous la base du gros orteil de son pied droit. Le visage de Lucie se crispa, mais elle tint bon. Elle refusait de prouver à la sadique jeune femme de l’autre côté de la porte qu’elle pouvait la faire craquer d’un claquement de doigts. Seul son pied, animé d’une vie propre, se secouait nerveusement.

Le deuxième orteil fût attaqué à son tour, puis le troisième et le quatrième. La journaliste avait de plus en plus de mal à se contenir et pouffa quand le plus petit fût à son tour soumis aux chatouilles. Puis vint le coup de grâce, dans le creux de la plante de son pied gauche. Le contact des poils sur sa peau nue était beaucoup plus doux, à mi-chemin entre la plume et le pinceau. Lucie ne pût résister à l’infernale démangeaison. Un éclat de rire tirant dans les aiguës s’échappa.

Pour Fanny, c’était le signal. Un à un, elle activa sur sa tablette toutes les zones cibles sous les pieds de sa patiente. Lucie se mit à crier. Son bourreau releva les yeux et trouva la scène particulièrement à son goût : toujours assise sur le lit, sa victime se débattait furieusement. Ses jambes donnaient de furieux coups, comme si elles s’attaquaient à des fantômes invisibles. Fanny savait que les bottines tiendraient bon. Elle les avait conçues et testées elle-même. Elle savait à quel point leur efficacité était redoutable quand elles s’acharnaient sur une paire de pieds nus et sensibles. «Pitiéhéhéhéhéhéhéhé», suppliait Lucie entre deux rires. Mais il n’était pas question d’arrêter en si bon chemin.

Sur son écran, Fanny tapota sur les points marquant les aisselles de la silhouette virtuelle. Lucie cria de plus belle. Les petites excroissances métalliques sous ses bras s’étaient mises à vibrer, excitant furieusement les milliers de terminaisons nerveuses cachées sous ces espaces de peaux si fins. La journaliste s’élança dans de grands mouvements de droite à gauche, puis de gauche à droite. Mais la camisole suivait chaque déplacement, assurant que les électrodes restaient parfaitement en contact avec l’épiderme.

Plongée dans cet enfer chatouilleux, Lucie accueillit avec un nouveau cri l’activation des appareils appuyés sur son ventre. L’un d’eux, placé pile au-dessus de son nombril, vibrait tout en diffusant un petit filet d’air dans le creux délicat. L’exaspération venait de partout à la fois. Ses pieds soumis à milles attouchements, ses aisselles à la merci des horribles vibrations, son ventre irradié de chatouilles…

Elle avait de plus en plus de mal à reprendre son souffle, de plus en plus de mal à articuler une supplique. C’est à peine si elle entendit la voix de Fanny : «je vous laisse. Ne vous inquiétez pas, la machine est calibrée pour que vous ne perdiez pas conscience. Elle ne vous délivrera que la dose maximale de chatouilles que vous pouvez endurer sans risque pour votre santé. Il n’y a qu’un inconvénient, c’est que vous n’avez pas d’autre choix que de ressentir chaque note chatouilleuse. Bonne chance». Le claquement sec du judas laissa Lucie seule avec son supplice.

Le gouffre semblait ne pas avoir de fond. Chaque seconde durait des heures et l’entraînait de plus en plus profond dans les entrailles de l’enfer. Fanny n’avait pas menti sur les capacités de ses habits de tortures. L’intensité et le rythme des attouchements variaient sans cesse, renouvelant à l’infini l’affreuse sensation qui émanait de son corps sans défense. Sous ses pieds, les poils synthétiques pouvaient être aussi doux qu’une plume et, la minute suivante, prendre la consistance d’une brosse à cheveux grattant impitoyablement ses plantes hypersensibles.

Lucie se débattait comme une possédée. Sans même s’en rendre compte, elle s’était levée et donnait de furieux coups de rein et de pieds dans le vide. Sans le capitonnage des murs de sa cellule, elle se serait assommée une dizaine de fois, ce qui aurait eu le mérite de mettre momentanément un terme à son tourment. Enfermée dans son cocon, elle n’avait aucune échappatoire. Parfois, les circuits cachés dans ses vêtements détectaient un danger et atténuaient le supplice pour la tirer de la délivrance de l’inconscience. Les chatouilles sous ses bras pouvaient s’atténuer imperceptiblement, ou celles au creux de son nombril s’arrêter totalement, pendant quelques secondes. Mais jamais ses pieds n’avaient la chance d’une baisse de régime. Les poils s’insinuaient entre chacun de ses orteils, caressaient le creux de ses plantes en leurs points les plus vulnérables. Lucie sentait ses forces décliner petit à petit. Ses cris devinrent des gémissements, qui se transformèrent eux-mêmes en sanglots. Elle suppliait sans cesse son bourreau invisible.

Elle était désormais recroquevillée dans un angle de la pièce, mesurant l’échec de sa tentative pour trouver une position qui atténuerait ne serait-ce qu’un peu les atroces démangeaisons qui irradiaient son corps chatouilleux. Mélina ne lui avait pas menti : hormis les diaboliques attouchements, plus rien n’existait. Ses yeux embués de larmes étaient aussi aveugles que s’ils avaient été recouverts d’un bandeau, ses plaintes aussi étouffées que si on l’avait bâillonnée. C’est à peine si elle entendit le claquement du judas sur la porte métallique. «Alors, comment se porte la reine de la presse ?», lança la voix enjouée de Fanny. Lucie oublia sa fatigue, consciente qu’elle devait saisir cette chance d’interrompre son tourment. « Pitiéééhéhéhéhéhéhé ! Arrêtezhéhéhéhéhé !» hurla-t-elle entre deux rires. «Vous êtes sûre ? questionna encore la voix. Je ne voudrais pas vous priver de précieux éléments de vécu pour votre reportage…» La réponse fut noyée dans un flot de sanglots, mais Lucie sentit qu’elle avait eu gain de cause. Les chatouilles sous ses aisselles cessèrent, bientôt imitées par celles assaillant ses côtes et son ventre. Mais ses pieds étaient toujours irrésistiblement torturés. «Et un petit orteil !», lança Fanny. Les doux poils s’attaquant le plus petit doigt de pied de son pied droit s’arrêtèrent. «Et deux petits orteils». La garce avait décidé de faire durer le plaisir jusqu’au bout. Le décompte avant la délivrance vrillait un peu plus les nerfs de la suppliciée, qui implorait son bourreau de mettre un terme à ses souffrances au plus vite.

Fanny prolongea la torture encore et encore. Quand ses pieds furent enfin libérés des chatouilles, Lucie s’effondra d’un seul coup. La seule chose dont elle se souvint avant de perdre connaissance, c’était le bruit métallique de la clé dans la serrure.
Youpppiiii la suiiite !!!
Je l attendais trop, a cette fanny et ca nouvelle technologie...lucy a du en baver j espère qu il y aura encore une suite :D
moi j'espere qu'il y aura une vengeance sur fanny
J'ai adoré ! Idées originales. L'angoisse et les surprises sont très présentes. Bravo ^^
Merci pour vos commentaires ! :rougis: Désolé Dante, la revanche n'est pas prévue pour le moment...



Combien de temps avait-elle sombré ? C’était impossible à savoir. Quand elle ouvrit les yeux, Lucie sentit immédiatement que l’environnement avait changé. Elle se trouvait cette fois dans une authentique chambre d’hôpital, avec un lit plutôt confortable et une tablette sur laquelle trônait un plateau repas bien garni. Elle bougea ses bras et se rendit compte que la camisole avait disparu, remplacée par une blouse rose pâle. Ses pieds aussi avaient été libérés. Leur nudité la fit frissonner et elle remua les orteils. Attrapant la tablette à roulette, elle avança le plateau, qu’elle dévora en un rien de temps. L’épreuve l’avait affamée.

Où était Mélina désormais ? Impossible à savoir. Sa propre situation lui échappait totalement. Si cette chambre était bien plus accueillante que la précédente, elle n’en restait pas moins une prison. Elle se leva et fouilla dans ses affaires. Son portable avait disparu, évidemment, tout comme le notebook qu’elle avait dissimulé entre son linge. Ses chaussettes étaient elles aussi absentes, la condamnant désormais à rester pieds nus. Lucie sentit les larmes monter. Elle se réfugia dans la petite salle de bain et s’enferma dans la douche après avoir jeté ses vêtements dans le petit évier. L’eau chaude lui fit du bien et se mêla aux quelques gouttes salées qui perlèrent de ses yeux.

Elle eut à peine le temps de se sécher et de se rhabiller qu’une clé tourna dans la serrure. A peine la porte entrouverte, elle reconnût sans peine les deux hommes de mains qui lui avaient coupé la retraite à son arrivée. «Suivez-nous», ordonna le plus grand d’une voix sans chaleur. Lucie savait que résister n’était pas une option viable. Aussi suivit-elle les deux molosses dans un dédale de couloirs. Elle fût introduite dans une petite pièce banche qui devait servir d’entrée à une salle plus grande. Fanny l’y attendait.

«Bonjour !», lâcha la tortionnaire d’une voix enjouée. Elle ignora le regard noir que lui jetât Lucie et poursuivi : «tu as dormi bien longtemps ! J’ai cru que nous ne pourrions jamais poursuivre le programme !» La journaliste resta silencieuse. «Nous allons bientôt relâcher ton informatrice, mais nous voulions que tu puisses lui faire tes adieux comme il se doit».

Cette fois, Lucie arqua un sourcil interrogateur. Fanny se fendit de son plus grand sourire : «C’est assez simple. Elle est juste-là, à côté. Et tu vas devoir la chatouiller toi-même». «C’est hors de question !», hurla Lucie d’une voix aiguë. L’assistante afficha une peine feinte. «Je me doutais que tu dirais ça…»

Cette phrase fut un signal. Les deux gorilles restés derrière Lucie l’empoignèrent et l’assirent sans ménagement sur une chaise. Elle n’eut même pas le temps de protester que Fanny lui enfourna une balle de plastique dans la bouche, l’obligeant à la garder assez largement ouverte. L’objet était muni de deux lanières qui furent très vite nouée derrière sa tête. Fanny y ajouta une petite touche personnelle en verrouillant le tout à l’aide d’un petit cadenas métallique. «Ça, c’est pour que tu ne l’enlèves pas», lui susurra la sadique jeune fille à l’oreille. «Mmmmhmhmmh !» fût la seule réponse que Lucie put formuler.

Fanny fit un signe à ses acolytes. Chacun attrapa une cheville de Lucie, qui se retrouva bientôt les pieds largement exposés dans les airs. Elle tenta de lutter, mais la poigne des deux hommes était bien trop forte et sa position ne l’aidait pas. L’assistante en blouse blanche se campa devant elle. Dans sa main gauche, elle tenait les bottines blanches qu’elle l’avait forcée à enfiler la veille. La journaliste redoubla d’énergie pour tenter de se dégager et poussa une nouvelle série de «Mmhhhmhh» épouvantés. En vain. Fanny leva la main droite et effleura furtivement la plante gauche de sa victime du bout des ongles. Lucie sursauta sur sa chaise. «Il va falloir te calmer tu sais, lança son bourreau tout en continuant ses attouchements légers. Plus tu vas nous résister et plus la torture sera difficile». Sous les vicieuses chatouilles, Lucie lançait de petits gémissements plaintifs, accompagnés de mouvements de retrait frénétiques mais trop prévisibles pour inquiéter ce carcan humain.

D’un geste vif, Fanny saisit la cheville et enfila la bottine, bientôt imitée par sa jumelle sur le pied droit. «La règle du jeu est simple, si tu refuses de t’occuper de ton informatrice, ou si tu ne mets pas assez de cœur à l’ouvrage, je mets en route ces petits amours qui feront vivre l’enfer que tu connais à tes petits pieds, lui susurra Fanny à l’oreille en se penchant vers elle. Saches que si tu refuses, Mélina sera torturée par nos soins et j’imagine qu’elle apprécierait grandement que tu ne la laisses pas entre nos mains…» Elle laissa sa phrase en suspend et porta une main vers le visage terrifié pour lui insérer quelque-chose dans l’oreille droite. C’était une oreillette. La garce voulait la piloter à distance…

Les deux hommes lâchèrent ses chevilles, qui retombèrent mollement au sol. Lucie ne bougea pas, horrifiée par ce qu’elle allait devoir faire. Fanny s’était déplacée dans son dos, lui laissant le champ libre vers la porte entrouverte. L’assistante dût estimer le temps trop long. Sans prévenir, elle pinça les côtes de la journaliste, qui poussa un cri étouffé et se leva par réflexe. «Tu vois, ce n’était pas si difficile, lança la voix derrière elle. Vas y maintenant et, si tu me permets de te donner un petit conseil, Mélina est très chatouilleuse sous les bras.»

Lucie avança à petits pas et poussa la porte. La pièce adjacente était vivement éclairée. La lumière des néons se réfléchissait sur les surfaces d’un blanc éclatant. Mélina était bien là, attachée dans un engin digne du Moyen Âge. Assise sur un lourd banc de bois, elle avait vue ses bras relevés ai dessus de sa tête et immobilisés dans un double carcan vertical, au niveau des coudes et des poignets. Ses jambes avaient subi le même traitement, mais à l’horizontal. Ses genoux et ses chevilles étaient enfermés dans deux lourds piloris, les obligeant à conserver une tension extrême. Seuls de timides sous-vêtements bleus pâles recouvraient son corps largement exposé. Elle n’était ni bâillonné, ni aveuglé. Aussi fixa-t-elle intensément Lucie dès son entrée dans la pièce.

«Lucie… Je suis désolée de t’avoir embarquée dans cet enfer…»

La journaliste ne put pas répondre, crevant de l’envie de s’excuser elle aussi pour ce qu’elle s’apprêtait à lui faire subir. Elle s’avança lentement vers elle. Un siège avait été ménagé sur le carcan retenant ses genoux. Elle s’y installa à califourchon, face à sa future victime. Elle espérait que son regard pouvait résumer à quel point elle était désolée. Soudain, le gros orteil de son pied gauche fut assailli par de légères chatouilles. Lucie ferma les yeux et ne put empêcher d’esquisser de petits mouvements de jambes nerveux. «Il va falloir vous réveiller !», lança la voix dans son oreille. «Ceci était un petit avertissement.» La cruelle sensation s’arrêtât. La jeune femme leva les deux mains et les approcha des aisselles de Mélina. «Non ! Arrête ! Qu’est-ce que tu fais ?!», paniqua la brune, jetant un regard horrifié sur le visage qui lui faisait face.

Les longs doigts de Lucie se posèrent sur la peau fine et nue de ses dessous de bras et commencèrent à remuer. «Arrêhehehehehete ! Pourquoi tu me fais çahahahahahaha ?!», cira Mélina tout en cherchant le regard de la journaliste. Celle-ci détournait les yeux, tout en accélérant le rythme de ses ongles chatouillant l’épiderme sensible des aisselles de son informatrice. La victime remuait dans tous les sens, mais le carcan enserrant ses coudes était parfaitement étudié et sa marge de manœuvre s’avérait infime. De puissants éclats de rire s’échappèrent dans la pièce blanche. Mélina ne cessait de la supplier : «Non ! Pitiéhéhéhéhéhé ! Pas sous les brahahahahahas !» Lucie gardait le regard rivé sur le sol. Elle sentait les mouvements de retrait accompagner chacun de ses attouchements.

«N’oubliez pas les côtes !», ordonna la voix de Fanny. Celle-ci devait se délecter du spectacle retransmis par la caméra que la journaliste avait repérée dans un angle. Lucie déplaça sa main droite vers les côtes de la brune, qui se débattît de plus belle dans sa prison de bois. Quand elle releva enfin la tête, ses yeux étaient aussi embués de larmes que ceux de sa victime. Le regard que lui jeta Mélina traduisit toute la détresse qu’elle éprouvait face aux chatouilles infligées par un bourreau si inattendu. Lucie ne tint plus. Elle arrêtât la torture.

«C’est une très mauvaise idée que vous avez là», glissa Fanny dans l’oreillette. La journaliste fit un bond sur son siège quand ses deux plantes de pieds furent attaquées simultanément, lui arrachant un flot d’éclats de rire mal étouffés par le bâillon. Dix secondes à peine brisèrent sa résistance et elle se jeta sur les côtes de Mélina, pinçant furieusement les petits interstices hautement chatouilleux. La brune hurla, tandis que les pieds de Lucie étaient à nouveau libérés. «Les aisselles !», lança la voix. Lucie obéit. Ses deux mains remontèrent d’un seul coup dans les doux creux, arrachant à la victime un nouveau cri de terreur. Mélina suppliait ardemment la journaliste, dont les larmes coulaient à torrent sur ses joues. «Alterne ! Les côtes et les aisselles en même temps !», lança Fanny. Docile, Lucie baissa sa main gauche, qui remonta au bout de quelques secondes, remplacée par la droite. «Pourquoi ?! Pourquoi ?! Pourquoi ?!», psalmodiait Mélina entre deux sanglots. Chaque seconde semblait durer des heures, tant pour la victime que pour le bourreau. «Bien, passons aux pieds maintenant», glissa l’assistante dans l’oreille droite de son esclave. Lucie tenta une rébellion. Elle se leva d’un bond et se plaça face à la caméra, l’insultant de tout le vocabulaire ordurier qu’elle connaissait à travers de son bâillon. Elle fût immédiatement foudroyée sur place. Ses pieds chatouillés furieusement sur toute leur surface, la journaliste se mît à donner de violents coups de pieds avant de tomber au sol. Cette fois, le supplice s’éternisa plusieurs minutes, laissant une victime hurlante de rire sur le sol froid. Quand il s’arrêtât à nouveau, la voix reprît dans son oreille. «C’est bon ? On peut continuer ?» Lucie se leva et s’assit sur le siège, cette fois le dos tournée à Mélina, qui l’invectivait d’une voix tremblantes. «Pourquoi tu me fais ça ?! Tu n’as pas le droit ?! C’est toi qui est venu me demander de te faire entrer ?!». Elle avait raison. Lucie le savait. Ses mains se posèrent sur les deux petits pieds offerts, et se mirent à remuer.
Toujours aussi bien d ailleur je vais relire ton histoire j ai envie
Super histoire que j’avais déjà lue mais jamais jusqu’à la fin j’espère que tu le continuera en plus de "Le Professionnel" que j’adore aussi
Merci Neotk, je ne pensais pas que quelqu'un irait rechercher ma première fic' au bout d'un an ! Je n'avais pas vraiment prévu de la reprendre mais si vous êtes plusieurs à vouloir la suite, j'y réfléchirais ;)
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