Tickling FR, le site des amateurs de chatouilles.



Si vous pouviez vous débarrasser de votre fétichisme...

Tout est dans le titre, c'est ici que vous parlez des chatouilles en général, toutes parties confondu, de la tête aux pieds.
En me baladant sur le reddit tickling de bon matin, je suis tombé sur un sujet qui posait cette question que j'ai trouvé intéressante, du coup je la repose ici : Si vous pouviez vous débarrasser de votre fétichisme, le feriez-vous ?
N'hésitez pas à expliquer les raisons qui motivent votre décision !

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Ah ben bravo le modo qui pose des questions qui foutent le caca sans même y répondre lui-même! :p

Blague à part, question très intéressante. :)
Perso j'aurais tendance à dire non. J'aime cette particularité que j'ai, et je ne la considère pas comme une tare mais comme la possibilité de pouvoir m'amuser avec une chose aussi simple. ^^ alors oui, c'est pas facile tous les jours, parfois ça me saoule et je me dis que tout serait tellement plus facile sans ça, mais au final je suis heureux d'être comme je suis quand je me rends compte du plaisir (au sens large) que j'ai quand je pratique. Et j'ai beau adorer ça, ce n'est pas non plus une obsession qui me pourrit la vie et j'ai une vie normale à côté. :)
Bon ensuite je ne considère pas mon goût pour les chatouilles comme un fétichisme au sens rigoureux du terme mais on ne va pas relancer ce débat. ^^

A vous Kanyar, merci de répondre en 500 mots plus ou moins 10%.
Non, non et non !

Ça me procure beaucoup de plaisir.

C'est soft, bien plus élégant que beaucoup d'autres pratiques (à mon goût et je ne juge pas ceux qui ont d'autres intérêts ou pas d'intérêt du tout).

C'est un joli pied de nez à cette société que je trouve malade, qui nous pousse à être tous pareils et à tous aimer les mêmes choses.
Non, je garde. 100%.

C'est un atout majeur qui nous rend unique, qui est plus soft que ce qu'on pense.
Je trouverais ma sexualité clairement ennuyeuse sans.
Je le garderais aussi, je suis d'accord avec le fait que ça permet d'être plus original que la moyenne, j'ai même parfois l'impression que c'est un atout de séduction quand on en parle : ça intrigue, ça amuse, ça change et ça marque.
Je suis quelqu'un qui aime jouer et faire jouer, du coup je prend plaisir à construire l'expérience d'une séance à la manière d'un level de jeu, je place des obstacles, des zones faciles, des zones difficiles, des zones frustrantes... du coup ça correspond bien à ma personnalité de base, ça fait tellement longtemps que j'ai mon fétichisme, que ça fait aujourd'hui parti de mon identité.
J'ai aussi l'impression (peut être à tort) que le plaisir ressenti via le fétichisme est plus fort que celui que quelqu'un ressentirai par le biais d'un désir lambda, peut être que c'est l'aspect plus rare des opportunités qui rend chaque occasions uniques.
Même si mon fétichisme me pose des soucis étant donné que je trouve une vie sexuelle sans chatouille rapidement ennuyeuse ( du coup à chaque fois que je flirte avec une jeune fille, c'est mieux si la sensibilité est au rendez-vous et si elle est okay avec mon fétichisme, ça ajoute des critères en plus mine de rien), les points positifs l'emportent.
Salut !
C'est une question vraiment intéressante.
Pour ma part je n'ai pas du tout envie de m'en débarrasser ! C'est une partie de ma personnalité, comme ma passion pour la musique... Je trouve que ça n'apporte que du bon :)
Je dirais donc que c'est plus une chance qu'un fardeau !
Mais je peux comprendre que la question se pose si c'est source de souffrances (frustration, insatiabilité ou autres...)
Non :p
Ce fétichisme m'a apporté beaucoup de choses niveau ouverture d'esprit, je ne m'en débarraserai pour rien au monde!
Oui, je m' en débarrasserais. Du moins je n' y suis pas attaché au point de considérer que j' irais plus mal sans lui.
Pas seulement de lui en particulier d' ailleurs mais du désir sexuel en général. Ainsi que de tout ce qui s' y rattache comme l' envie de plaire et de séduire par exemple. La volonté obstinée qu' éprouve l' homme et la femme d' établir une relation amoureuse via un ensemble de rites sociétaux inhérent à son accomplissement formel tend à m' échapper de plus en plus. Surtout, les multiples protocoles mis en œuvres afin de répondre à ce fétichisme me prennent un temps que je préférerais employer à autre chose. Plus précisément, avoir ce penchant sexuel, un peu hors norme, induit d' essayer de le comprendre, de l' analyser, c' est tenter de le partager avec les autres, notamment les partenaires amoureux, ou au moins à en évaluer l' opportunité, c' est regarder des vidéos pornos sur internet, et même c' est écrire ces mots sur un forum. Plutôt que le désir fétichiste en lui-même, ce dont je me passerais volontiers, ce sont les moyens mis en œuvres pour répondre à ce fétichisme, à commencer par l' envie de le satisfaire, en continuant par les déambulations mentales afin d' en saisir une explication, c' est toutes les conséquences que provoquent cet attrait particulier sur mon organisation de pensée et de vie.
On pourrait croire que je souhaiterais être quelqu' un d' autre, cependant je ne suis pas mécontent d' être ce que je suis. J' ai mis du temps à répondre ici à la question car je présumais qu' en prenant ce parti, beaucoup concluraient en me lisant que je suis mal dans ma peau. C' est sûrement le cas, je suis peut-être mal dans ma peau. Pour autant, mon propos peut-il être réduit à la simple expression d' un malaise ?
La question posée est une vue de l' esprit si l' on admet qu' il est impossible de s' en débarrasser effectivement. Comme nous sommes portés à la conservation, notre capacité de survie nous dicte de nous accommoder du mieux possible de quelque chose dont nous ne pouvons pas, de toute façon, nous débarrasser. Il faut vivre avec son fétichisme, et tant qu' à faire il faut vivre en harmonie. Alors, tout au long de la vie, il convient de se l' approprier, et même pourquoi pas de s' en servir, de le porter haut, ou d' en faire profession.
Je vois comme un non-sens de dresser une sorte de bilan, comme le ferait un comptable, de ce qu' il m' apporte ( le positif) et de ce qu' il me coûte ( le négatif ) pour en déduire une plus-value ou une ruine par rapport au reste de mon être.
Au fond, c' est peut être juste parce que j' ai la sensation d' en avoir fait le tour et que la curiosité et l' envie de nouveauté me pousse à aller vers l' inconnu. Un peu comme pour le cas où j' aurais à revivre une vie, ayant été homme, je testerais fille. Comme j' ai déjà expérimenté avec, pourquoi pas expérimenter sans. Ceci dit, je ne sais pas contre quoi j' aurais envie de l' échanger !
Moi en tous cas certainement pas pour l'hypersexualité archi-standardisée véhiculée par les médias et la société en général... j'appelle ça du beaufisme et de la surconsommation irresponsable
C' est un point sur lequel nous sommes à peu près tous d' accord : notre déviance n' est pas si terrible que ça et on aurait pu tomber plus mal. Parfois, on y trouve même un certain raffinement esthétique.
Je ne serais personnellement pas pour m'en débarrasser. Alors bien évidemment comme c'est le cas pour beaucoup de gens de ce forum, j'ai bien sûr du mal à le vivre de temps à autre et souvent de ressentir une certaine forme d'injustice.

Encore pas plus tard que ce samedi, lors d'une soirée organisée par une super amie, j'ai eu un petit élan de jalousie vis à vis d'un pote alors qu'on se connait depuis l'enfance et que ça dure toujours avec autant de bonheur entre nous et de complicité depuis tout ce temps.

Mis à part quelques différents quand on débat de certains sujets de société, (sans que ce ne soit bien méchant hein au final on ne fait que confronter des opinions qui ne se rejoignent pas forcément. Rien d'anormal), on ne s'est jamais disputé de manière sérieuse.

Et pourtant là ce soir un truc tout bête est arrivé. La fille qui organisait la soirée (avant de partir en erasmus) fait bien sur partie de ce groupe de potes que nous formons depuis près de 6 ans maintenant, était assise dans un fauteuil dans le bar pendant qu'on était nous autour etc... et elle s'est assise sur les genoux de mon pote de manière naturelle. Je précise que lui est en couple, ne considère notre pote que comme une super amie et vis sa vie sentimentale de son côté sans lien avec le reste.

Mais il a la chance de dégager une certaine aura qui fait qu'on lui fait confiance, et que les filles l'apprécient. Et là, il lui a gentiment titillé les côtes et j'ai vu la fille sursauter et se tortiller légèrement avec un très beau sourire Ça n'a duré que quelques secondes et c'était pourtant si naturel comme geste.

En plus c'est une fille a qui j'avais, un soir un peu arrosé, demandé par texto si elle était chatouilleuse (ivresse oblige inhibition moindre) et elle m'avait très gentiment répondu "oui très chatouilleuse mais pourquoi?" en riant un peu.

Donc voilà, je vous raconte ça simplement pour vous demander ce qui encore une fois fait qu'on a si peu de confiance en soi pour faire de simples choses que nos potes non fétichistes font sans se poser de question? Et surtout quand c'est pas une inconnue. Merde quoi ça me frustre!
Il convient de différencier l' objet et la symbolique de l' objet. D' un coté l' objet en lui-même prit indépendamment d' une quelconque interprétation ou subjectivité et de l' autre ce que cet objet peut représenter une fois passé au travers le filtre d' une conscience. Tout ce qui à trait aux chatouilles provoque en nous des affects particulièrement puissants et en tout cas d' un autre ordre que ceux traversant le premier quidam venu.
Je reprends l' exemple de l' anecdote ( qui d' ailleurs a peut-être été vécu comme bien plus qu' une anecdote, précisément par le processus décrit ici ) : le fait de titiller les côtes d' une fille quelques secondes est appelé un objet isolé. C' est un acte qui se suffit à lui-même, il naît puis meurt sans rien demander à personne. En soi, il ne signifie rien. C' est une sorte de néant.
Mais puisqu' il est observé, il est vécu. Et chacun de le vivre avec sa propre interprétation des choses.
Plus que chez les autres, les chatouilles sont pour nous davantage liées à des notions comme l' intimité, la sensualité, la sexualité. De ce fait, il peut apparaître de nombreux freins qui empêchent de déployer dans la sphère public ce qui semble instinctivement appartenir à la sphère privé. On peut trouver ça inconvenant, ou être timide, ou avoir peur d' être découvert, les freins sont nombreux et ils n' inhibent pas tout le monde avec la même vigueur. D'une manière générale on pourrait dire que la bienséance nous interdit de chatouiller comme elle interdit des caresses appuyés, et qu' elle empêche un fétichiste des pieds de demander à une fille de lui montrer ses pieds nus autant qu' elle ne permet pas de demander à voir ses seins nues. Même si... ! Même si en réalité certaines parties du corps peuvent être dévoilées plus facilement que d' autres par rapport aux normes en vigueur.
Ce qui nous conduit au paradoxe suivant : vouloir ne plus être fétichiste, afin de pouvoir se comporter comme un non-fétichiste et agir de manière à provoquer des événements propre à la satisfaction... d' un fétichiste. Mais fétichiste, nous ne le sommes plus, justement ! Donc nous passerons à coté de ce que nous avons provoqué ! Paradoxe.

Si le cerisier nous gâche la vue, ou nous demande trop d' entretiens, on peut toujours le couper, mais il ne faudra plus espérer profiter de son ombre et de ses fruits.




ça marche aussi avec un pommier...
:D
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