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Spet étages plus bas

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Sept étages plus bas


Le bâtiment surplombait tout le lycée « Kôsen », sur le toit assis au bord du vide se tenaient un homme et une femme. L’un et l’autre se regardaient, tout deux habillés d’une chemise et d’une cravate, et si l’homme portait un pantalon en toile noir, la jeune femme portait une jupe d’écolière bleue.
Là haut, ils se sentaient a l’abri, la fraîcheur du vent était agréable, les conifères embaumaient l’air d’une délicate saveur.
- J’ai envi de sauter…
- Tu sais qu’il y a sept étages..?
- Hmmmm…
- Tu comptes vraiment sauter ?
La jeune fille se leva, et marcha sur le bord du toit du bâtiment, les bras levé pour maintenir son équilibre.
- Ca serait tellement facile…
- Oui, rien qu’un pas pour mettre fin a notre problème.
- Rien qu’un pas pour un amour éternel…
Le jeune homme souri, son regard dégageant une tristesse infinie. Le vent balayait son visage, faisant danser ses cheveux clairs, dévoilant puis cachant tour a tour son regard bleu azur. L’adolescente revint s’assoire a ses cotées, les jambes baignant dans le vide, ils regardaient ce monde si petit, grouillant d’une vie sans aucun intérêt… Le lycée s’agitait répétant sans cesse une routine infinie. Eux, avaient mis fin à leur routine.
Elle lui prit la main, il la serra plus fort qu’il l’aurait fait naturellement.
Elle se rapprocha encore jusqu'à venir s’allonger sur les genoux de son amour impossible. Lui se pencha tendrement jusqu'à atteindre les lèvres rose qui surmontait ce visage qui le charmait tant, il lui caressa la joue. La belle, de ses yeux noirs intense le regardait avec un amour transperçant. Cet échange dura un moment, le vent fit valsé les cheveux de la demoiselle, voilant son visage, de sa main l’homme dégagea la mèche brune.
- Misao…murmura l’homme
- Professeur, je vous aime…
L’amour était né sans qu’aucun d’eux ne s’en rende compte. Les gestes finissent souvent par devenir plus fort que la raison. Un baiser…Un simple baiser…
Cela peut avoir plus de conséquence que l’on ne se l’imagine.
Elle, avait besoin de se sentir protégé, lui, recherchait la douceur…
Leur amour avait grandi, ils se donnèrent rendez vous régulièrement, vivant caché des regards.
Puis ils s’étaient promis de ne plus recommencer, décidant d’un commun accord que c’était trop dangereux, tout deux savaient leur amour interdit.
Cela n’avait guère duré. Leurs passion reprit, chacun ne pouvant plus ignorer leur désir mutuel.
Lui était professeur de lettre, elle, élèves en première…
Huit ans les séparaient… Huit année seulement et pourtant…
Et puis il avait suffi d’une erreur, un moment d’inattention, une simple porte laissée entrebâiller laissant une fenêtre ouverte sur l’amour qu’ils se portaient.
Une idiote incapable de tenir sa langue, incapable de comprendre un tel amour, avait fait de leurs vies un enfer.
Dans un petit lycée les ragots et autres rumeurs allaient vite, jusqu'à finir par déborder l’établissement. La police ne tarderait sûrement pas à venir arrêter le professeur Adams.
Un pas cela suffirait à les délivrer. Il la regarda droit dans les yeux, il le lui avait promis…
Vivre ensemble jusqu’au dernier souffle, s’aimer jusqu'à la mort quoi qu’il arrive. Il n’avait pas imaginé ça si tôt…
Les yeux en larmes l’élève souriait, l’homme tenta de le lui rendre son sourire, son cœur trop serré le retint.
Et ce vent qui semblait les pousser vers le vide…
Le lendemain, la grille du lycée était close, une pancarte signalait « Lycée temporairement fermé ».



Kanyar
Je trouve ca magnifique .. vraiment .
L'amour fait soufrire , et ce texte très plaisant nous le fait voir avec brio .