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Havrelune

Pour discuter littérature ou nous faire profiter de vos écrits n'ayant pas trait aux chatouilles.
Bien le bonjour,

Je viens vous emmerder un peu avec une nouvelle écrite en ce début d'année pour un appel à  texte, et légèrement évincée dû à  un manque réel de travail sur le scénario. Elle reste je pense ce que j'ai fait de moins pire sur la forme toutefois, avec un style plus clair et direct, j'oserais presque dire plus mâture...

Il s'agit d'un univers médiéval fantastique, plus médiéval que fantastique d'ailleurs, et tourne autour d'intrigues politiques de campagne ^^

Bizarrement, c'est un peu une chanson de Brassens, "L'Assassinat", qui m'a inspiré une partie du thème.

Si ça intéresse quelqu'un, je joins le PDF, et je poste la nouvelle à  la suite pour ne pas encombrer.

Originellement, la nouvelle se baptisait Ruisselune, avant que je ne constate qu'il s'agissait d'un village dans WoW... Malheureux hasard ou plagiat inconscient, ça m'a suffisamment chiffoné pour que je transforme le tout en Havrelune.

Bonne lecture, si applicable. Et je suis pas contre des commentaires :)

Fichiers joints

Havrelune

Le village de Havrelune était un petit village animé que trois imposantes fermes faisaient vivre. Bien loin des préoccupations de la ville, une affaire sans grande importance semblait toutefois animer les conversations, le soir, au coin du feu. Les deux aînés des familles Grandcour et Brandeval convoitaient ouvertement la jeune Alwyn de Mérédine, que ses parents souhaitaient voir bien vite mariée.

Bien entendu, tout cela serait passé inaperçu si les familles Grandcour et Brandeval n'était pas deux familles de la grande bourgeoisie qui fournissaient terre, travail et nourriture à  prêt de l'ensemble de Havrelune. La nouvelle de cette tension entre les deux familles se répandit bien vite, et l'on parlait désormais d'honneur et de duel. Les plus prompts à  la rumeur vinrent même à  parler de meurtre, à  voix basse et en comités restreints.
Mais revenons-en au plus hardi de ces prétendants: Ermis Brandeval. Ermis était un jeune homme cultivé, que sa jeunesse et sa nature enjouée faisait passer pour aussi serviable qu'irréfléchi. D'aucun murmurait qu'il avait toutes les chances de ravir le coeur de la belle Alwyn. Las, celle-ci ne s'était jamais prononcé dans ce sens et le jeune homme appréhendait que le coeur de sa douce ne soit conquis par son taciturne rival, Melnor Grandcour.

Hanté par ses doutes, le jeune Ermis profita d'une chaude après-midi d'été pour s'en aller promener sa détresse amoureuse parmi les fleurs dansantes et les bois clairsemés des abords de Havrelune. Il était vêtu de vêtements simples de travailleurs, même si sa condition lui permettait qu'ils soient en bon état, afin de ne pas ralentir sa marche.

Il marchait d'un pas rapide malgré les branchages qui, ci et là , lui lacérait les bras et ébouriffait sa crinière blonde. Cette escapade improvisée lui faisait un grand bien, et il se surprit même à  sourire aux arbres. Du moins, avant de se rendre compte que la nuit allait tomber dans l'heure qui venait, et qu'il se trouvait à  cinq bonnes heures de marche de Havrelune.

Il se résigna alors à  dormir à  la belle étoile. Non pas que l'idée de se coucher parmi les branchages ne le répugna, simplement il savait que sa famille verrait d'un bien mauvais oeil qu'un jeune homme de sa condition se livre à  de pareilles escapades dignes d'un gueux. Et que n'irait pas dire les bonnes gens, sinon qu'il partit toute une nuit s'acoquiner avec une roturière parmi les feuilles mortes, comme les bêtes ?
Evasion pour évasion, il balaya d'un battement de paupières ces mauvaises pensées, et s'assit à  même le sol, se calant le dos contre un jeune chêne se trouvant là . Se laissant glisser jusqu'à  terre, il poussa un soupir de contentement.

“Agréable, n'est-ce pas ?â€