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Petite fiction [one shot]

Pour discuter littérature ou nous faire profiter de vos écrits n'ayant pas trait aux chatouilles.
Bon, je viens de retrouver un document que j'avais écrit y a pas mal de temps pour un concours d'halloween, et dont je n'ai pas eu de nouvelles. La restriction de caractères m'a obligé à réduire l'histoire au minimum (je hais ces limites de maximum x')), mais aujourd'hui, je vous présente ça, en espérant que cela vous plaira. Comme d'habitude, pour mes lecteurs, de l'intrigue, de la violence, et bien sur des morts :D

Bonne lecture à tous!

(Fiction à lire sur “This is Halloween” de Marilyn Monson)

Boys and girls of every age…

Le soir d’Halloween, survenant une fois par année, à une époque non située, mais avec une vérité : C’est une fête que beaucoup de monde, véritablement beaucoup de monde aime célébrer, quelque soit l’endroit dans le monde. Des enfants déguisés qui étaient accompagnés, par leur grand frère ou leur grande sœur, voire le deux, sous les regards attendris des parents. En bref, un monde qui est tout ce qu’il y a de plus idyllique. Le soir, commençait déjà se pointer, de la même façon que le soleil disparaissait. Sauf que la lune n’était pas présente.

-« Une nuit sans lune…, songea quelqu’un en se tenant dans l’ombre d’une ruelle, éclairée par une lumière glauque de couleur jaunâtre émanant d’un réverbère. C’est… parfait. Oui, je crois que c’est le mot. On peut enfin commencer. »

Il avait murmuré, presque chantonné, la dernière phrase. La moitié de son visage était visible, l’autre dans l’ombre. Sauf, que, cette ombre, cachait justement un sourire d’un sadisme abominable, qui, si son visage était visible, contrasterait complètement avec l’expression neutre de son visage éclairé. Puis, purement et simplement, il disparut, semblant ne jamais avoir existé.
-Dépêche-toi, Jules, on a pas que ça à faire !
-Oui, j’arrive, deux secondes !


Le dénommé Jules, âgé de pas plus de 10 ans, se dépêcha de rejoindre ses amis, en manquant de trébucher sur ses propres bandages, en déguisement de momie. Ils étaient tous là : guillaume, déguisé en loup-garou, Alexandre, alias Alex, en vampire, Côme, en Frankenstein hyperactif, Nathan, en fantôme noir, chose résultant de sa logique pour le moins étrange, et Adrien, déguisé en l’allégorie de la mort, avec une cape noire lui recouvrant la tête et tombant par terre, et une faux à la main.
-Encore avec cette idiotie nommée Halloween ? demanda une personne, moqueuse.
-Te moque pas d’Halloween ! s’emporta Côme, directement, avant que quiconque eu le temps de se retourner.
Il s’agissait d’Agathe, la grande sœur de Jules, âgée de 16, relativement sympa, mais peste comme pas deux quand elle s’y mettait.
-C’est une fête de chochotte pour des chochottes dans votre genre, se moqua-t-elle.
-Parce que tes fêtes où on « se bourre la gueule », comme vous dites, c’est mieux ? répliqua calmement Alex. Et évite de nous traiter de chochotte, alors que tu hurle dès que tu vois une araignée. Allez, on la laisse ruminer sa défaite.
Et c’est sans plus de cérémonie qu’ils partirent, s’engouffrant, dans le monde qu’était Halloween, avec Côme ouvrant la marche. Adrien et Alex regardèrent Agathe une seconde, puis partirent.
Tout se passait parfaitement, le tout étant digne d’un conte de fée.
-Des bonbons ou une farce, chantonna joyeusement Nathan, en véritable gamin.
Comme dans le plus grand des clichés, une vieille dame alla leur chercher des bonbons. Bonbons qu’ils mirent joyeusement dans leur sac, qui était déjà bien rempli.
-On assure ! s’exclama Nathan, on est les meilleurs !
-Tu l’as dit bouffi ! fit Côme en lui donnant une tape dans l’épaule.
-C’est surtout que vos costumes sont moins ridicules que l’année dernière, fit remarquer Adrien.
En y repensant, ils éclatèrent tous de rire. Alex ricana un moment, puis proposa :
-Et si on allait voir la cinglée qui te sert de sœur ? proposa Alex.
Ils éclatèrent une nouvelle fois de rire en pensant à cette perspective.

[…]

Agathe, devant un film d’horreur, « Les griffes de la nuit », bailla. Ce film était d’un ennui… Rien de très effrayant, juste quelques adolescents se faisant déchiqueter dans leurs rêves. Elle finit par laisser ses pensées vagabonder, jusqu’à fermer les yeux.
Puis elle entendit la sonnette de la porte, et se redressa brusquement, le cœur, pour une raison qu’elle –croyait- ignorer, battant. Elle se leva. Elle se dirigea doucement vers la porte. Et elle entendit :
-Sauve-moi…
Elle se raidit, se rappelant soudain de quelque chose. La porte se mit à trembler, la personne derrière tambourinait dessus. Prudemment elle s’approcha un peu.
-Sauve moi…
La porte s’ouvrit en grand.
-… De Freddy !
Devant elle, se tenait le personnage hideux du film qu’elle venait de voir. Freddy. Les griffes de la nuit. Il leva une de ses mains garnies de ses griffes démesurément longues. Elle ferma les yeux et hurla aussi fort qu’elle put en tenant sa tête entre ses mains.

Quand elle les rouvrit, elle se sentit rougir jusqu’au bout des oreilles. En effet, devant elle se tenait non Freddy, mais Guillaume, un des amis de son abruti de frère, qui la regardait, comme tous ses amis d’ailleurs, incrédule. Le moment de flottement passé, ils éclatèrent de rire.
-Et elle nous traite de chochotte après ça, ricanait Jules, qui était plié en deux.
-Nan, mais je vous ai pas sonnés les mômes !
Arrêtant totalement de rire, Adrien se tourna soudain vers elle, sa capuche ne laissant entrevoir que son œil droit. Et il dit le plus sérieusement du monde :
-Des bonbons ou une farce ?
-Hein ? Tu te fous de moi ?
-Non, je ne me fous pas de toi, je suis même très sérieux.
-J’ai l’air d’être un distributeur de bonbecs ? Du vent !
-Tu devrais faire attention à Halloween… Certaines farces sont moins agréables que d’autres…
-Ouais bien sur, c’est ça, c’est ça…, fit Agathe en claquant la porte, énervée. « Je déteste ce gosse, c’est un futur psychopathe, ce mec… »
Un cri la tira de ses pensées.

Elle se retourna, et se maudit d’avoir eu un réflexe aussi vif , en soupirant: elle devenait parano, ce n’était que le film qu’elle avait oublié de mettre en pause. Elle fronça les sourcils : elle était pourtant sure de l’avoir fait…
Elle envoya mentalement Jules et ses amis se faire foutre, eux, et leur fête débile. Pourtant quand elle repensait aux derniers mots qu’avaient prononcés Adrien, cela lui hérissait le poil, et, pour une raison qu’elle ignorait, avait une étrange sensation, plutôt désagréable. Elle soupira, et retomba dans son canapé. 20h34. Cela faisait maintenant plus d’une heure qu’ils étaient partis. Agathe alla dans la cuisine en quête d’un truc à grignoter.
[…]

Agathe regarda de nouveau l’heure, et vit qu’un truc clochait : il était 23h passé, et ils n’étaient pas rentrés, alors que d’ordinaire, ils ne rentraient que maximum aux alentours de 22h. Elle soupira une énième fois. Qu’est-ce qu’ils avaient encore fait ?
-Bon, je vais devoir aller les chercher, sinon je vais me faire engueuler, grommela-t-elle.
Elle se leva, alla chercher son manteau, ses clés, et sortit. Et elle se rendit compte que la nuit était vraiment noire. Elle nota aussi que la lune était absente.
-«Ils ont bien choisi leur nuit, rumina-t-elle intérieurement. Bon, où est-ce que je pourrais chercher… »
Elle fit rapidement le tour du pâté de maison, puis se rappela d’un endroit.
-N’allez pas me dire qu’ils sont là-bas, marmonna-t-elle, plus pour elle-même que pour un éventuel interlocuteur.
Après quelques minutes de marches, elle atteignit l’endroit : il s’agissait d’une vieille bâtisse leur servant occasionnellement de repère, qui était assez lugubre. Elle s’avança et constata que la porte d’entrée était fermée.
-« Qu’est-ce que c’est encore que ce délire ? »
Elle décida donc de passer par la porte de derrière, qui était relativement bien cachée. Après quelques minutes de marche, elle arriva dans la salle principale, qui se situait juste devant l’entrée principale. Sur une table, elle distingua deux feuilles blanches. Surement des messages… Agathe s’en approcha et les lut à haute voix :
-« Le coupable est humain. » Et la sec onde : « Qui est qui ? » Qu’est-ce que c’est encore que ces conneries ?
Elle pesta une énième fois contre son frère, et ses crétins d’amis, avant de distinguer une lettre, scellée avec un cachet dont un motif ressemblant à une aile d’aigle. Elle l’ouvrit. Et trouva une clé. Une clé qui ouvrait une des portes possédant une serrure. Pour autant qu’elle se souvenait, il y en avait six…
Elle monta au premier étage pour voir laquelle des chambres cette clé ouvrait.

-Mais c’est pas vrai, pourquoi cette %*x< de porte ne s’ouvre pas ?
Elle en essaya plusieurs de cette façon, et arriva finalement devant la dernière, celle qu’elle n’avait pas encore essayée, essoufflée.
-Ils sont chiants …
Elle passa la clé dans la serrure et tourna le tout.
Elle rentra dans la pièce, et vit le drap noir qui recouvrait Nathan. Curieusement, il y avait une drôle de bosse au niveau de son ventre…
Elle arriva près de lui, et constata qu’un truc n’allait pas. Nathan ne savait pas se tenir en place, chose franchement bizarre. Elle attrapa le drap et le tira d’un coup sec. Et poussa un énorme hurlement. Nathan était parfaitement normal, assis comme n’importe qui, sauf qu’il tenait sa tête entre ses mains, son visage reflétant l’expression d’un abruti fini. Et une clé, rattachée à une de ses dents, pendait. S’efforçant, en déglutissant, de ne pas hurler davantage, Agathe récupéra la clé et sortit à toute vitesse de la pièce, le cœur battant à 100km/h.

Puis elle regarda la clé qu’elle avait entre ses mains : elle ouvrait une autre pièce. Elle avait peur de commencer à comprendre ce que cela impliquait.
[…]
Après maints moments d’hésitation, elle tourna la clé dans la serrure. Et une fois de plus, elle hurla en constatant la scène : Guillaume, était pendu par les pieds, et avait un collier en argent, qui était rattaché à un boulet, lui aussi en argent. Le boulet n’avait pas arraché sa tête, mais avait largement suffi à l’étrangler. C’est sur sa fausse queue que la clé se trouvait.
-C’est… c’est… c’est horrible…
Elle renifla, ressentant soudain une indignation couplée à un sentiment de haine grandissant.
-Fils de pute… Je sais pas qui t’es, mais tu vas le sentir passer…
Elle saisit la clé, et d’un air déterminé, marcha vers la pièce suivante. Tout dans ce manoir lui semblait déjà horrible, maintenant, elle ne ressentait vis-à-vis de cet endroit qu’un profond dégout. Quand elle eu trouvé la pièce suivante, elle l’ouvrit d’un coup extrêmement sec. Et elle vit Côme, assit lui aussi nonchalamment sur une chaise.
-Hé ! Côme ! Il s’est passé quoi ici ? dit elle en se rapprochant à grands pas.
Ce calme… Elle avait peu que… en le voyant, elle fronça les sourcils et soupira. Lui, Côme, ce goinfre, avait l’estomac rempli de bonbons… Sauf que les bonbons étaient emballés, et visible, puisque son ventre avait été ouvert. Et on pouvait plus précisément dire que ses organes internes avaient étés remplacés par des bonbons.
-Quel monstre… Où est la clé suivante ?
Elle chercha la clé suivante en vain, avant de percuter, en voyant un objet légèrement brillant, où il était.
-Cet enfoiré a foutu la clé dans son ventre…
Elle prit une grande inspiration, et dit :
-Désolé, Côme, je prends juste un truc…
Après avoir farfouillé dans son ventre, non sans un profond dégout, elle récupéra la clé, puis ressortit.
Il ne restait actuellement que trois pièces. Son frère, Alex, et Adrien. Qui serait le suivant ? D’un coup, elle se mit à envisager que l’un des trois restants puisse être le coupable. Puis elle se gifla, c’était purement impossible…
Arrivée à la porte suivante, elle l’ouvrit avec appréhension. Sauf qu’elle ne trouva qu’un cercueil. Elle l’ouvrit, et marmonna :
-Là, au moins, c’est plus soft qu’avant… Ah non.
C’était simplement Alex, qui, les mains posés sur le cœur, reposait. Sauf que ses mains et son cœur étaient transpercés d’un crucifix. Et pour couronner le tout, deux aiguilles étaient plantées dans ses yeux.
Elle récupéra la clé, sur le crucifix, puis repartit en refermant le cercueil.
Il ne restait plus que deux pièces. Avec toujours autant de tension et d’appréhension, elle l’ouvrit d’un mouvement sec. La première chose qu’elle vit, ce fut en lettres capitales rouge sang écrit sur le mur :
« Tu ne m’as jamais aimé, grande sœur. »
Tout simplement horrifiée, elle se mit à hurler, et elle vit finalement le cadavre de son frère. Une entaille avait été faite au niveau de son cou, par laquelle on avait vidé tout son sang. Et on voyait à l’étrange manière dont il était disposé que tous ses os avaient été brisés. La clé était sur son cou.
Il ne restait au final qu’une pièce, avec une issue possible.
-Adrien…
Elle se rappela :
« -Tu devrais faire attention à Halloween… Certaines farces sont moins agréables que d’autres… »
-Adrien… Espèce de connaaaaard !!!!!!!!
Elle laissa son frère, et récupéra rageusement la clé, puis marcha rapidement vers la dernière pièce, et sans la moindre hésitation, l’ouvrit dans le plus grand fracas. Et elle croisa le regard de ce dernier. Sauf qu’il y avait, comme à chaque fois, un détail.

Son corps était entièrement recouvert de clous, fixé à deux mètres au dessus d’elle, profondément enfoncés sous la peau. Il y en avait cinq à chaque doigt, cinq à chaque poignet, et un sur chaque point vital. Sa capuche ne laissa voir que son œil droit, qui, quand bien même son propriétaire fut mort, la regardait de haut.
-Même mort, tu te fous encore de ma gueule, hein…
Puis elle nota quelque chose. Une clé. Elle ouvrit grand les yeux. Il n’était pas sensé avoir de double.

-Plus un geste !
Agathe se tourna brusquement, sur la défensive, puis se détendit en voyant un policier.
-Ah, vous tombez bien..
Il sortit un pistolet, et le pointa sur elle :
-Mains en l’air !
-Hein ?
-Mains en l’air, j’ai dis !
Elle s’exécuta, n’ayant pas d’autre choix…


Plusieurs heures plus tard…

-Pourquoi avoir tué ces gamins ? demanda le commissaire.
-Je ne les ai pas tués, je suis arrivée, et tout était comme ça !
-Va dire ça aux vidéos…
Et il montra, sur un poste vidéo, diverses vidéos, où elle effectuait les meurtres, méticuleusement, semblant par ailleurs prendre beaucoup de plaisir à sa tache…
-Hein ?
Le téléphone sonna, le commissaire décrocha :
-Hein ? Quoi ? oui… oui…
Puis il raccrocha. Et se tourna avec un grand sourire vers Agathe :
-D’après l’autopsie, ces gamins sont morts il y a plus de 48h. Donc tu ne peux pas dire que tu étais avec eux. Echec et mat.
-Mais… Mais ce sont des conneries ! Quelqu’un a inventé tout ça ! Ce sont des conneries !


Fin (ou pas)
Ca me faisait de la peine de voir que personne n'avait repondu ,vu tout ce que tu as ecris .
Bref ... :p
oh mais en plus d"etre triste c'est gore :/
Sinon c'est très bien écrit :)
une suite ?
Ca date, et ça m'a pas spécialement demandé beaucoup de temps..

Bah c'est une subtile nuance. Même si moi, je me suis plus éclaté qu'autre chose à l'écrire :D

Comme je l'ai précisé dans le titre, c'est un one-shot, ce qui veut dire que c'est une fiction en un chapitre. La fin est là pour vous faire imaginer ce qu'il arrivera. Même si je suis sur que je pourrais sortir quelque chose à la hauteur de votre imagination ;)

En tout cas, merci d'avoir commenté ^_^
Tu sous estime notre imagination ? :p
Absolument pas, je sais a quel point ça peut imaginer des choses.. Inimaginables :)
Et c'est justement sur ça que je joue en laissant une fin pareille. :)
Elle se tue en se frappant la tête contre un couteau de cuisine face au coupable. D'ailleurs ça me rappelle quelque chose...
Kenshira a écrit :
Absolument pas, je sais a quel point ça peut imaginer des choses.. Inimaginables :)
Et c'est justement sur ça que je joue en laissant une fin pareille. :)

Ca me rassure :)
Cette histoire date en effet, je suis tombée sur la partie Ecriture par hasard et j'ai découvert cette fiction.

Alors pour commencer c'est vrai que d'habitude j'ai un peu de mal avec tout ce qui est glauque toussa toussa, mais pour une fois ça ne m'a pas trop dérangé.
J'ai trouvé ça intriguant et j'ai bien aimé la fin qui laisse le suspense; mais le fait que ça soit un one short permet de laisser imaginer la suite, je trouve ça bien.